Est-on prêt à recycler les batteries des véhicules électriques ?
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Est-on prêt à recycler les batteries des véhicules électriques ?

Par Joseph Gicquel
Publié le
« Et les batteries des véhicules électriques, comment va-t-on les recycler ? » En écho au nombre de modèles de voitures électriques présents au Mondial et l’essor du secteur, beaucoup de gens s’interrogent, en effet, sur le traitement en fin de vie de cet équipement. Un spécialiste de la collecte et du retraitement des déchets automobiles actuels situe les enjeux et les échéances.
 
« Les filières de recyclage capables de traiter les composants se mettent en place. Reste l’interrogation sur le coût : sa baisse dépendra de la progression des volumes »
 
Mondial et exhibition des voitures obligent, on parle beaucoup des voitures électriques, de l’autonomie des batteries mais pas ou très peu du recyclage de celles-ci. Si le nombre d’exemplaires de VE va être, dans un premier temps, faible, qu’a-t-on prévu pour accompagner leur montée en puissance et collecter et retraiter les batteries ?
Hormis pour Toyota qui a déjà, et depuis longtemps, sur le marché, des véhicules hybrides équipés de batteries autres que celles fonctionnant au plomb, ce type de déchet n’existe pas encore.
 
Toutes les voitures neuves qui vont être vendues soit en hybride soit en électrique pur bénéficieront de garanties allant de trois à dix ans selon les constructeurs, ou feront l’objet de formules de location.
 
Cela induit que les premiers déchets batteries de ce type ne seront dans les réseaux, et à leur charge, qu’au terme de ces périodes de garantie ou de location ! D’ici là, les batteries seront donc reprises par le fournisseur en cas de problème avéré.
 
Mais sait-on, déjà, traiter et valoriser les composants, lesDébut d'une chaîne de fabrication de batteries lithium-ion chez Saft Johnson Controls métaux des ces batteries ?
Les batteries des véhicules thermiques utilisent du plomb. La cathode, l’électrode positive des batteries des véhicules électriques est composée de métaux lithiés (porteurs de l’ion lithium) qui varient selon les technologies et les fabricants : dioxyde de cobalt, manganèse, phosphate de fer, nickel, aluminium, phosphate de fer, vanadium, carbone ; l’anode est, elle, composée de graphite.
 
Jusqu’ici, faute de volumes et de centres adaptés, spécialisés, ces composants sont plus souvent détruits que recyclés et valorisés.

Nous enlevons nous-mêmes des batteries en fin de vie des hybrides du réseau Toyota mais à raison d’une dizaine par an plutôt que la centaine ! Notre groupe a d’ores et déjà pris l’initiative de trouver de nouvelles filières de traitement pour ces batteries, en France, en Europe. Nous sommes en train de finaliser des accords afin que nous soyons prêts, le moment venu, pour traiter des flux importants.
 

LA QUADRATURE DU CERCLE VOLUME-COUT

Au-delà de cette phase, en rythme de croisière, Collecte de batteries traditionnelles au plomb dans un garage en vue de recyclageest-ce que ce sont les filières actuelles de collecte et de recyclage qui l'assureront ?
Pour ce qui est de la collecte, les batteries des véhicules électriques font toujours partie des Déchets Industriels Dangereux (DID) soumis à la réglementation des transports de matières dangereuses dite ADR.
 
Les collecteurs actuels habilités à transporter légalement des batteries au plomb le sont aussi pour les batteries des VE.
 
Leur traitement est une toute autre histoire. En effet, les affineurs de plomb actuels ne sont pas autorisés à traiter les types de batteries des VE. Les collecteurs devront donc livrer ces déchets vers d’autres centres de traitement agréés pour ce type de déchet.
 
Nous travaillons à ce dossier et nous sommes, de la même façon, en pourparlers avec des centres de traitement finaux pour signer des accords de partenariat.
 
Le recyclage, les technologies pour le faire sont une chose. Va évidemment, se poser le problème du coût... Tri de déchets automobiles à leur arrivée dans un centre de regroupement
En effet, dans un premier temps, et on ne sait sur quelle période, la prise en charge de ces nouveaux déchets et son coût seront liés au flux généré.
 
Tant qu’il sera faible, ils imposeront des coûts de transport secondaires importants. En effet, les arrêtés qui concernent les sites agréés de regroupement, comme les nôtres, ne nous permettent pas de pouvoir stocker légalement des déchets pendant plus de 90 jours.
 
Nous devons donc les expédier avant ce délai. Si nous ne pouvons pas expédier depuis nos centres de regroupement un camion complet de batteries, le coût du transport ramené à la tonne sera exorbitant !

Evacuation de déchets vers un centre de recyclagePar ailleurs, bien que ces batteries contiennent des métaux à “bonne valeur ajoutée”, au final, leur recyclage ne couvrira pas le coût complet de la chaîne.
Le producteur devra donc payer, dans un premier temps, pour la prise en charge de ces déchets.
 
Si le véhicule électrique s’installe comme leurs promoteurs et constructeurs l’escomptent, la progression du nombre d’unités, ajoutée à des techniques de recyclage appropriées, feront logiquement baisser les coûts et une véritable filière de collecte et de retraitement, alors, se mettra en place et fonctionnera.

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portillion Le 21/10/2010 - 19:53
bonjour il serrait bien de commencer par les batteries de telephone car les batteries aux plond sa se ressicle et sa raporte 25 euros les 100 kilos mais pour les batterie lithium-ion 0 euros euros peau de balle et personne aujourd huit les prend
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