Ferrari Purosangue (2022). Tout sur le SUV V12 de 725 ch
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Ferrari Purosangue (2022). Tout sur le SUV V12 de 725 ch

Cinq ans après l’avoir annoncé, Ferrari présente son premier crossover. Le Purosangue, long de près de 5 m, se distingue par ses portières antagonistes et son V12 atmosphérique de 725 ch. Il se veut aussi sportif que luxueux.

Par MaxK
Publié le Mis à jour le

Ferrari dévoile le Purosangue, son premier SUV.

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Tifosi, ayez pitié. L’ultime bastion, le dernier rempart, la Grande Muraille a cédé. Ferrari présente son premier SUV : le Purosangue. Ce nom signifie « pur-sang » en italien, un moyen cavalier pour les maîtres du cheval cabré de (se ?) convaincre que le véhicule est digne de son écusson. Oui, dans sa 75e année, Ferrari, qui n’avait jamais commercialisé autre chose que des voitures de sport à deux portes (voire exceptionnellement trois), lance un modèle surélevé à cinq portes comme tant d’autres constructeurs bien moins exclusifs.

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Les designers de chez Ferrari ont adapté le langage esthétique de la marque à une morphologie de véhicule inédite.

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Mais justement, si l’ire de certains passionnés qui voient là s’écorner l’image qui les fait tant rêver est compréhensible, un constructeur automobile, si prestigieux soit-il, est une entreprise à but lucratif évoluant sur un marché très concurrentiel. Or, en quoi roulent les propriétaires de Ferrari lorsqu’ils ont besoin d’un véhicule plus polyvalent ? Pour beaucoup en SUV, comme un nombre toujours croissant d’automobilistes. Et s’ils ont l’envie et les moyens d’opter pour un modèle très haut de gamme, l’offre est désormais pléthorique. Porsche, Bentley, Lamborghini, Aston Martin et même Rolls-Royce ont ce qu’il faut pour les satisfaire. Une manne que Ferrari ne pouvait laisser à ses rivaux plus longtemps sans broncher. Ceci posé, descendons donc de nos grands chevaux pour découvrir de plus près ce nouveau Cavallino Rampante.

Le style Ferrari dans une nouvelle dimension

Au premier coup d’œil sur le Purosangue, on reconnaît le langage esthétique des Ferrari Roma et 296. Le SUV italien se passe ainsi de calandre. Celle-ci est remplacée par un jonc noir laqué abritant la caméra et les capteurs dédiés aux aides à la conduite. Ce bandeau souligne l’arête de la proue, qui intègre elle-même les feux de jour. Juste au-dessus et en dessous de ceux-ci ne se trouvent pas les blocs optiques principaux mais des prises d’air, respectivement destinées à réduire la traînée et à refroidir les freins. L’éclairage avant est à deux étages, une configuration décidément très à la mode. Ici, les feux de croisement et de route sont discrètement logés de part et d’autre de la large aération qui occupe le bouclier. L’aérodynamique a été subtilement étudiée pour réduire au minimum la consommation et les bruits d’air tout en garantissant un refroidissement optimal, jusqu’à des clapets intégrés aux triangles de suspension avant. On remarque des pontons au sommet des ailes avant, des guides d’air sur les passages de roue, un becquet de toit, un spoiler sur le coffre et un imposant diffuseur terminant le fond caréné. Sans compter les nombreux galbes de la carrosserie.

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Le « regard » du Purosangue n'est pas composé des feux (hors feux de jour) mais de prises d'air.

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Becquet, spoiler et diffuseur arrière trahissent la nature très sportive du véhicule.

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Le Ferrari Purosangue mesure 4,97 m de long, 2,03 m de large et 1,59 m de haut. Sa garde au sol, qui n’a pas été communiquée, paraît relativement faible pour un grand SUV. Malgré ses dimensions imposantes, ses porte-à-faux relativement courts de part et d’autre de son empattement de 3,02 m, ainsi que ses jantes de 22 pouces de diamètre à l’avant et 23 pouces à l’arrière lui confèrent une allure ramassée. Le véhicule est doté de portières à ouverture antagoniste façon Mazda RX-8 ou MX-30, mais avec montants centraux ; une configuration qui demeure très rare sur une voiture de série. Les ouvrants arrière sont motorisés, hayon compris. Ce dernier permet d’accéder à un coffre généreux de 473 l, volume qui peut être augmenté en rabattant les sièges arrière.

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Les portières présentent une ouverture antagoniste.

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Une Ferrari, certes, mais un SUV

L’habitacle du Purosangue compte quatre sièges semi-baquets indépendants, tous chauffants et réglables électriquement. Chaque rang dispose d’une console centrale avec panneau de commandes et compartiments de rangement. Le combiné d’instrumentation qui fait face au conducteur, jusqu’au volant à sélecteur rotatif Manettino, est dans la droite lignée des dernières productions de Maranello. Les réglages du contrôle de traction, des modes de conduite et autres éléments mécaniques sont toujours de la partie. À cela s’ajoute une panoplie d’aides à la conduite comprenant régulateur de vitesse adaptatif, aide au maintien dans la voie, alerte de franchissement de ligne, surveillance des angles morts et même détecteur de fatigue, mais aussi le premier contrôle de descente de l’histoire de la marque. La caméra de recul est de série. C’est également le cas de la connectivité Apple CarPlay et Android Auto, une première pour Ferrari (!) qui remplace par ce biais le GPS intégré. On remarque un nouvel encadrement enveloppant autour de l’écran de 10,2 pouces dédié au passager avant et qui donne l’impression d’un second cockpit. Le système audio Burmester équipé de série comprend des tweeters à ruban, une première mondiale à bord d’une voiture de série. Ferrari souligne par ailleurs que 85 % des matériaux utilisés dans les finitions proposées au catalogue sont d’origine durable et que le Purosangue inaugure un nouvel Alcantara composé à 68 % de polyester recyclé.

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L'instrumentation est agencée comme un double cockpit.

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Les sièges arrière sont indépendants et rabattables.

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Un SUV, certes, mais une Ferrari

Le capot du Ferrari Purosangue abrite l’unique V12 atmosphérique de ce segment. Ce bloc 6.5 l à injection directe, dernière évolution du douze-cylindres maison baptisée F140IA, développe 725 ch à 7 750 tr/min et jusqu’à 716 Nm de couple à 6 250 tr/min, dont 80 % dès 2 100 tr/min. Chantant jusqu’à 8 250 tr/min, il est placé en position centrale avant et associé à une boîte de vitesses à double embrayage et huit rapports positionnée à l’arrière pour une répartition des masses avant/arrière de 49 %/51 %. Cette transmission envoie la cavalerie aux quatre roues motrices et directrices. Malgré son châssis en aluminium, sa carrosserie mêlant aluminium, acier à haute résistance et fibre de carbone, ainsi que son toit en carbone de série (verre en option), le véhicule accuse tout de même 2 033 kg à sec avec toutes les options d’allègement au catalogue. Cela ne l’empêche pas de se propulser à 100 km/h en 3,3 s, puis à 200 km/h en 10,6 s vers une vitesse de pointe de 310 km/h d’après sa fiche technique.

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Les jantes de 22 et 23 pouces donnent une allure faussement compacte au Purosangue.

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Le prix de base du Purosangue a été fixé à 390 000 €. Ferrari mise gros sur ce modèle mais, contrairement à l’Urus chez Lamborghini, ce tout-chemin n’a pas vocation a se vendre davantage que tout le reste de la gamme réuni. Le constructeur prévoit que le Purosangue puisse représenter jusqu’à 20 % de ses livraisons annuelles, pas plus. L’exclusivité de la marque n’est donc pas totalement sacrifiée.

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