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Ford Edge (2015) : il arrive en Europe et sera le grand frère pour le Kuga

Stylé avec une calandre hexagonale de grande dimension dont le chrome est vraiment clinquant, l'Edge présente des flancs nettement plus sobres avec néanmoins une originalité nichée dans la découpe du bas des portes.
Stylé avec une calandre hexagonale de grande dimension dont le chrome est vraiment clinquant, l'Edge présente des flancs nettement plus sobres avec néanmoins une originalité nichée dans la découpe du bas des portes.

Troisième jalon de l'offre SUV Ford, l'Edge complètera l'EcoSport et le Kuga. Taillé pour les USA, il tentera aussi sa chance en Europe l'an prochain. La marque souhaite en faire son nouveau porte drapeau.

Commercialisation été 2015
A partir de 39 000 € (estimation)


Pour profiter pleinement de l’essor mondial du marché des SUV, Ford mise sur une triple proposition. Le petit EcoSport (4,00 m) lancé cette année, le familial Kuga (4,52 m) renouvelé l’an passé et bientôt ce grand Edge (4,81 m).

Vaisseau amiral de l’offre loisirs de la marque, le Ford Edge souhaite aussi endosser le rôle du haut de gamme Ford, juste au-dessus des  futurs S-Max et Mondeo. 

Un diesel pour l’Europe

Fabriqué au Canada dans l’usine d’Oakville et destiné prioritairement au marché Nord-américain qu’il investira début 2015, l’Edge connait le succès depuis le lancement de la première génération en 2007.

Cette seconde mouture tentera sa chance en Europe dans un an en recevant un moteur diesel 2.0 TDCi.

Ce bloc délivrera 180 ch associé à une boîte manuelle à six rapports et 210 ch attelé à la boite robotisée PowerShift à double embrayage.

4x4 obligatoire

Le hayon incliné et le bandeau lumineux entre les feux finalise l'ensemble en apportant une touche de dynamisme. Cette poupe « très américaine » élargit visuellement l'auto et donne l'impression que le toit est plus bas.
Le hayon incliné et le bandeau lumineux entre les feux finalise l'ensemble en apportant une touche de dynamisme. Cette poupe « très américaine » élargit visuellement l'auto et donne l'impression que le toit est plus bas.
La transmission intégrale sera imposée et imposera des rejets de CO2  à 149 g/ km en BVM et 159 g/km en BVR soit des malus de 900 et 2 200 € selon le barème de 2014.

Dommage que Ford ne complète pas l’offre par une version à deux roues motrices comme le propose par exemple Volvo sur son XC 60 D4 (181 ch, 117 g de CO2). Ce dernier offre une puissance similaire, échappe au malus et surtout abaisse le ticket d’entrée d’environ 2 000 €.

D’autant que l’Edge n’utilisera pas ses quatre roues motrices pour s’offrir des capacités de franchissement mais pour dynamiser son comportement routier. La distribution variable du couple entre les roues d’un même essieu est censée améliorer l’agilité en sortie de virage.

Est-ce vraiment utile sur un véhicule à vocation plus familiale que sportive ?

Tant pis pour l’hybride

Assemblé sur la plateforme technique des S-Max et Mondeo, l’Edge ne bénéficiera pas de la technologie hybride pourtant disponible sur la berline en Amérique du nord.

La Mondeo y est même proposée en version rechargeable. Ford a raté l’occasion de  positionner l’Edge comme une alternative crédible au Lexus RX ce qui aurait légitimé son statut dans l’univers haut de gamme.

Mais le prix de vente d’un Edge plug-in serait-il encore acceptable ? En outre, il aurait causé du tort aux modèles Lincoln : le blason premium de Ford. 


Cinq places seulement

Beaucoup d'espace à l'arrière du Ford Edge et une garde au toit confortable. Un vaste toit en verre - ouvrant au-dessus de places avant- et des dossiers inclinables agrémenteront le voyage.
Beaucoup d'espace à l'arrière du Ford Edge et une garde au toit confortable. Un vaste toit en verre - ouvrant au-dessus de places avant- et des dossiers inclinables agrémenteront le voyage.

Malgré son gabarit imposant, le Ford Edge n’offrira que 5 places.

Des rivaux pourtant plus courts comme le Hyundai Santa Fe (4,69 m) en proposent sept.

Selon Ford, l’Edge ne doit pas marcher sur les plates-bandes du S-Max qui laissent le choix entre deux configurations à cinq et à sept places.

Le grand SUV se rattrapera en offrant beaucoup d’espace à l’arrière où  la banquette accueille aisément trois passagers.

Pour agrémenter le voyage, les dossiers s’inclinent – à la manière de ceux d’un monospace - sur une grande amplitude.




Mais la modularité se limite à une découpe 2/3 – 1/3 avec des assises qui restent fixes. Après tout basique rime avec pratique.



Ergonomie améliorée

Nous sommes montés à bord du Edge, l'ergonomie est bonne mais les matériaux ne sont pas à la hauteur des référence du segment.
Nous sommes montés à bord du Edge, l'ergonomie est bonne mais les matériaux ne sont pas à la hauteur des référence du segment.
A bord du Edge, l’ambiance évoque immédiatement les dernières réalisations de la marque avec un mobilier aux lignes anguleuses.

Cette fois, les ergonomes n’ont pas multiplié inutilement le nombre de boutons. L’écran tactile de bonne taille regroupe l’ensemble des fonctions du véhicule.

Avec  cependant une redondance pour les commandes de la climatisation et des sièges chauffants accessibles directement au bas de la console centrale.

Mais c’est tellement plus confortable de pouvoir régler la température sans avoir à passer par des menus d’un écran tactile qu’on lui pardonne ce doublon.



Haute sécurité

Le conducteur a devant lui une instrumentation semi numérique : au centre un tachymètre à aiguille est encadré par deux écrans à affichage digital.

L’ensemble est de bonne facture mais les plastiques trop brillants et certains accostages n’évoquent pas l’univers semi premium auquel l’Edge est censé appartenir.

Le Ford proposera trois niveaux de finitions clairement différenciés (Trend, Sport et Titanium) et  misera sur un équipement complet. 

Il disposera d’airbags intégrés aux ceintures  de sécurité à l’arrière (comme sur la Mondeo aux USA et la Mercedes Classe S), d’un freinage automatique jusqu’à 50 km/h et d’une caméra à 180 degré détectant les objets ou les personnes en mouvement.


Bilan
Ford présente son futur vaisseau  amiral comme un modèle de taille équivalente à un Volvo XC 90 ou un Volkswagen Touareg mais dont le prix sera calqué sur le segment inférieur.

De quoi donner l’impression à l’acheteur de rouler surclassé, mais ne perdons pas de vue que le niveau de présentation, la qualité des matériaux et le déficit d’image rendront difficile la percée du Edge parmi ce segment encore chasse gardée des constructeurs premium et semi premium.

Son eldorado devrait davantage se trouver en Russie et en Chine qu’en Europe de l’Ouest.  













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Commentaires
Voir tous les commentaires (6)
daube.joel179

seul ...B MOL ... à mon avis si Ford offrait une garantie de 5 ans comme la majorité des japonaises .... je fonce . Je possède une Chevrolet captiva 4/4 de 184 cv SUPER . Et très triste que Chevrolet n'importe plus en Europe .

marlauda7567

je m'interroge sur le prix d'entrée. ils estiment 39000 euros, dans d'autres articles j'ai pu lire 35000. c'est pas pareil. D'autant plus que sur la base d'un trend il faudra peut etre ajouter des options.

ahdhfue469

Ce serait plutôt le Santa Fe 2 qui aurait copié le Edge 1 qui n'était vendu qu'aux US jusqu'a aujourd’hui . Je suis heureux de le voir venir en Europe ayant vraiment apprécié son confort son coffre géant et sa pëche chez l'oncle Sam. Bon faut dire un moteur V6 essence 3,5 l ça dépote: 8s aux 100 km/h! L’européenne n'aura pas ce tonus ! Dommage ! (1) Dommage aussi la réduction de la calandre sur le Edge 2 qui se rapproche maintenant de celle du Santa Fe 2. Personnellement je préférais l'ancienne. Très probablement ma prochaine voiture. (1) Le carburant diesel coute plus cher à produire et moins cher à la pompe,(Allez comprendre !) Le moteur diesel à puissance égale coute plus a produire plus cher à l'entretien qu'un moteur essence, il pollue plus et surtout plus dangereusement. Allez encore comprendre, le malus est plus faible!) A la rigueur on peut lui accorder un meilleur rendement et donc une consommation légèrement inférieur. Ceci ne compense pas et de loin les inconvénients. Faut vraiment être un très fin politique écono-écolo pour quasiment obliger tous les français à rouler au diesel !

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