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François Melcion Organisateur de Rétromobile

François Melcion Organisateur de Rétromobile

Rétromobile tient du 16 au 25 février sa 32e édition. C’est le rendez-vous annuel incontournable de la voiture ancienne. Les feux de la rampe seront braqués sur les véhicules rares, exceptionnels mais la masse des visiteurs sont des “monsieur-tout-le-monde” de plus en plus nombreux à acquérir des voitures des années 70-80 et à les utiliser au quotidien.


"Rétromobile bat, cette année, son record de véhicules présents et d'exposants"

 
Comment se situent le secteur et le marché des véhicules de collection en 2007 ? Quelles sont les tendances ?
En 2007, le secteur du véhicule de collection se subdivise globalement en deux catégories. On distingue, d’une part, les voitures d’avant 1950 qui sont des objets de collection, de loisir. Les propriétaires les sortent peu, parfois sur des remorques pour des exhibitions, des concours, ne le font rouler qu’en convois pour des rallyes. Plus proches de nous, il y a, d’autre part, les voitures des années 1970-1980. Les acheteurs les acquièrent comme deuxième ou troisième voiture, parfois même comme première pour les plus passionnés, par nostalgie de leur enfance, de leur adolescence ou de leur jeunesse. Ils en font un objet usuel qu’ils sortent tous les jours pour se rendre à leur travail, faire leurs courses, visiter des amis, sortir.

Le nombre de ces usagers ordinaires s’accroît. Plusieurs raisons expliquent cet engouement. D’une part, ce sont des véhicules qui ne posent pratiquement aucun problème d’utilisation. Toutes les pièces existent, d’occasion ou neuves, des constructeurs ayant entrepris de refabriquer des pièces de modèles passés. Les véhicules sont très faciles à réparer. Le durcissement de la réglementation de la circulation routière les rend parfaitement adaptés aux limitations de vitesses prescrites. A 100km/h, vous avez l’impression de rouler plus vite que dans un modèle actuel à 130 ! Enfin, la création de rassemblements, de salons comme Rétromobile, l’édition de journaux et magazines spécialisés ont permis aux possesseurs de trouver des réseaux par lesquels ils peuvent échanger des véhicules, des conseils, acquérir des pièces. Internet a évidemment accéléré ce phénomène. Les tendances naissent à la faveur de modes, de circonstances, d’événements. Il y a deux ans, l’anniversaire de la naissance de la DS a relancé la demande. Plus banalement, la tendance porte sur les véhicules avec lesquels les acquéreurs sont sûrs de rouler avec le maximum de garantie de fiabilité, l’assurance de disposer de pièces en cas de panne et de pouvoir réparer sans problème et à moindres frais.

 

Quelles sont les conditions en 2007 pour circuler avec un véhicule de collection ? Un sentiment commun laisse penser que c’est onéreux…
Tout véhicule de collection, quel que soit son âge, peut aujourd’hui être admis à rouler sur le réseau routier national. Il suffit de disposer de la carte grise. Certains véhicules âgés de plus de vingt-cinq ans peuvent être immatriculés en carte grise “véhicule de collection” pour des raisons particulières, absence de carte grise ordinaire notamment. Une idée commune laisse en effet souvent entendre que la détention d’un véhicule ou de véhicules de collection est synonyme de richesse. C’est totalement faux. Bien sûr, certains véhicules rares, très anciens, les vraies pièces de collection font l’objet d’un marché qui n’est accessible qu’aux acheteurs fortunés. La vente de Christie’s à Rétromobile mettra en jeu des modèles emblématiques de ces transactions. Mais la grande majorité des possesseurs sont “monsieur-tout-le-monde”, des utilisateurs très ordinaires animés par la passion de piloter un véhicule qu’ils ont jadis aimé. Certains acheteurs veulent aussi se contenter de rouler avec un véhicule simple, s’agacent de la sophistication des véhicules actuels qu’ils ne peuvent réparer, démonter. En termes de frais de fonctionnement, un véhicule de collection est très peu coûteux. Le prix de la carte grise est moitié moindre que celui d’une carte grise normale. Surtout, le coût des assurances est très avantageux : les puissances réduites, les vitesses plus faibles, le soin qu’ils accordent à leur véhicule rendent les conducteurs naturellement plus prudents ; ils sont plus attentifs aux autres et, argument majeur, ils parcourent très peu de kilomètres.

 

Rétromobile célèbre sa 32e édition. Quels vont en être les points saillants ?
Rétromobile se veut le rendez-vous du souvenir, de la nostalgie, du rêve. Nous voulons montrer que l’automobile ancienne n’est pas l’apanage des riches. Aux côtés des passionnés “contemplatifs” qui viendront admirer les belles pièces, la plupart des 100 000 visiteurs viendront là parce qu’ils veulent acheter un véhicule ou en conçoivent le projet. Ceux qui en possèdent un viendront trouver des pièces de rechange, des accessoires, rencontrer des responsables et membres de clubs, explorer la presse spécialisée. Le thème de Rétromobile 2007 est “Automobiles de stars, automobiles de célébrités”. L’événement… “phare” en est l’exhibition d’une douzaine de pièces de la collection personnelle de Nick Mason, le batteur des Pink Floyd. Les visiteurs pourront apprécier son éclectisme puisqu’elle va de la Panhard 1901 à la McLaren F1 de 1995 en passant par une Aston Martin 1936, une Ferrari 250 GTO de 1952, un Jaguar Type D de 1955 et une Ferrari 512 S de 1970. Nick Mason sera lui-même présent les 16 et 17 février pour expliquer sa passion. On y verra aussi, entre autres, un exemplaire de la mythique Auto-Union type D de 1939, peut-être le dernier existant, la Citroën C6 de Sacha Guitry, le cabriolet Vedette de Charles Trénet, l’actuelle Citroën SM de l’Elysée et… le fourgon H de Victor Lanoux-Louis la Brocante ! La vente Christie’s, les 16 et 17 février, mettra aux enchères un siècle d’automobiles, allant d’une Dedion de 1890 à la F1 1997 de Michael Schumacher en passant par une Panhard 1911 ayant appartenu à Augustus D. Julliard, le cofondateur de la célèbre école de musique new-yorkaise Juilliard School, une Talbot 1951 quatre fois concurrente au Mans et une F1 Renault qui fui conduite par René Arnoult en 1982 et en qualité de véhicule d’essai par Eddie Cheever en 1983. Rétromobile 2007 mettra en scène véhicules rares, inhabituels dont on ne reverra sans doute plus jamais certains telle une voiture de course ERA du prince thaïlandais Birabongse Bhanudej Bhanubandh, communément appelé Bira, des Ferrari, des Rolls exceptionnelles… La manifestation bat son record de véhicules présents, avec plus de 300 modèles, contre 250 en 2006, et nous n’avons jamais enregistré autant de demandes d’exposants ; ils sont également plus de 300.
www.retromobile.fr

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