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Guide d'achat : toutes les Peugeot 508 à l'essai ! Laquelle choisir ?

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Peugeot 508 SW noire et grise en statique
Le break 508 SW a rejoint la berline depuis janvier 2019. Son prix augmente de 1 300 € dans cette carrosserie, un peu plus accueillante à bord.

La nouvelle Peugeot 508 est disponible en concessions, en berline comme en break depuis janvier 2019. Avant même l'arrivée des 508 hybride ou essence à trois cylindres, elle compte donc 24 versions différentes au catalogue ! Reste à savoir quelles sont les meilleures... et celles à éviter.

Page 1Guide d'achat : toutes les Peugeot 508 à l'essai ! Laquelle choisir ? 

Nous sommes en 2019 et les familles n’achètent plus de familiales. Les SUV se frottent les mains… pas les berlines, contraintes de se renouveler pour survivre. Peugeot s’y risque : rompant avec une longue lignée de berlines tricorps, la nouvelle 508 troque sa malle de coffre contre un hayon, biseaute sa partie arrière, supprime ses entourages de vitres, acère sa face avant. Et devient un authentique « coupé à cinq portes », imitant le concept initié par les Audi A5 Sportback et BMW Série 4 Gran Coupé.

Peugeot 508 GT grise profil gauche
Peugeot 508 vitres sans encadrements

Seulement voilà : si les constructeurs premiums disposent de ressources suffisantes pour doubler leur offre (chez Audi : berline classique A4 + coupé à cinq portes A5 Sportback), Peugeot n’aura qu’une familiale dans sa besace (sans compter le break SW, lancé en janvier 2019). Dès lors, maintenant que la 508 s’adresse davantage au conducteur qu’à sa petite famille, il est temps de savoir quelle est sa meilleure version. Avant de passer en revue ses deux carrosseries, quatre finitions, six moteurs et deux types de boîte de vitesses, rappelons quelles sont les grandes qualités… et les petits défauts de cette Peugeot 508 de « rupture ».
 

Les qualités de la Peugeot 508

+ La présentation soignée. Pour concurrencer les allemandes précitées, la 508 devait grimper d’un cran sur l’échelle de la qualité perçue. Si l’ajustement des panneaux de carrosserie reste perfectible par endroits, l’habitacle mêle assemblages précis et matériaux de qualité… à fortiori en niveau GT Line (planche de bord à surpiqûres, inserts décoratifs façon aluminium), voire GT avec sellerie cuir/Alcantara « sellier » et jolis placages en bois.

Peugeot 508 boite EAT8

+ Les aides à la conduite bien pensées. Une dotation plus technologique constitue la deuxième manière de tutoyer le cercle premium : système de vision nocturne, recharge par induction, compteurs à affichage numérique. Si certains équipements respirent toujours les économies (piètre résolution de la caméra de stationnement, éclairage 100 % LED adaptatif moins efficace que celui des allemandes), d’autres apparaissent mieux conçus : l’aide active au maintien dans la voie évoluée (en option à 450 € avec le régulateur de vitesse adaptatif) mémorise la position voulue plutôt que ramener l’auto au centre de la file. Pratique, sur les voies rapides !

+ Le compromis confort/tenue de route. Cette génération de Peugeot 508 inaugure un amortissement piloté à trois modes, qui évite soigneusement la caricature (pas d’extrême fermeté en mode Sport, ni de « pompages » désagréables en mode Confort). La suspension classique offre déjà un bon niveau de confort, sans que le dynamisme en virages n'en souffre : direction légère et précise, train avant incisif, train arrière imperturbable, la 508 confirme le savoir-faire Peugeot en matière de châssis.

Peugeot 508 GT blanche action avant gauche ne virage
Peugeot 508 GT Line vue embarquée

+ La consommation très raisonnable. Indiqués sur les citadines et compactes, les moteurs à essence sont plus difficiles à conseiller sur des familiales logiquement plus gourmandes et amenées à parcourir davantage de kilomètres dans l’année. La Peugeot 508 à essence fait pourtant preuve d’une étonnante sobriété : pas plus de 7 l aux 100 km consommés sur longs trajets lors de nos essais, au bénéfice de l’autonomie et du budget à l’usage. Les malus écologiques demeurent d’ailleurs très inférieurs aux rivales : juste 65 € en PureTech 180, et 140 € en PureTech 225. Bravo !
 

Les défauts de la Peugeot 508

+ Le prix en hausse. En version d’appel (BlueHDi 130 Active), la Peugeot 508 ne semble pas dispendieuse : 32 300 €, soit juste 100 € de plus qu’une Renault Talisman comparable. L’écart s’accroît hélas au fil des finitions et oscille plutôt entre 3 000 € et 4 000 €, à dotation comparable, en finitions GT Line ou GT. Après, la 508 conserve de la marge par rapport aux allemandes premiums, qui doivent toujours ajouter plusieurs milliers d’euros d’options pour égaler sa dotation de série.

+ L’habitacle confiné. Plus courte (- 8 cm) et plus basse (- 6 cm) que sa devancière, la Peugeot 508 perd logiquement de l’espace à bord. L’accès à l’arrière est altéré par le pavillon bas, la garde au toit reste juste pour les grands gabarits, le coffre passe de 515 l à 487 l de volume en cinq places. Et les passagers avant se sentent un peu engoncés par les surfaces vitrées réduites et la console centrale imposante. Les rangements se multiplient toutefois, alors que le grand hayon facilite le chargement du coffre au quotidien.

Peugeot 508 accÃÃ ¡s à l'arriÃÃ ¡re
Peugeot 508 coffre siÃÃ ¡ge arriÃÃ ¡re gauche rabattu

Facturé 1 300 € de plus, le break 508 SW répare une partie de ces défauts : le coffre pointe à 530 l en cinq places et le pavillon droit facilite (un peu) l'accès à bord. Mais pour les grands, il faut toujours plier la tête pour s'installer à l'arrière ou admirer le paysage par la fenêtre latérale...

+ L’ergonomie pas toujours respectée. Avec son fameux i-Cockpit (qui mêle petit volant et compteurs rejetés près du pare-brise), la 508 prolonge l’aménagement des 208, 308 et des SUV 3008/5008. Dans certaines positions de conduite, le haut du volant cache toujours les informations au centre des compteurs, alors que les fonctions de ventilation restent uniquement possibles via l’écran tactile (d’ailleurs agrandi pour un accès plus direct à la température voulue). Autre détail : le passage en mode Manuel de la boîte automatique exige de faire défiler les modes de conduite et manque franchement d’intuitivité.

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