L'autopartage de plus en plus "propre" Aller au contenu principal
habillage
banniere_haut

L'autopartage de plus en plus "propre"

Le ministère de l'écologie vient de publier décrets et arrêtés régissant l'activité d'autopartage. Pour le choix des véhicules, tout est possible, du moment que la barre des 110g de CO2 par kilomètre n'est pas franchie.

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le
De l'autopartage oui, mais pas avec n'importe quelle voiture. Le ministère de l'écologie a publié un arrêté le 28 octobre dans le Journal officiel : "Le plafond d'émission de dioxyde de carbone des véhicules porteurs du label "autopartage" est fixé à 110 grammes par kilomètre (...) Une période de transition avec des plafonds plus élevés jusqu'au 31 décembre 2014 est prévue pour les véhicules déjà détenus par les opérateurs d'autopartage" indique la notice du texte.
Le texte entre pourtant en application très prochainement, le 1e novembre 2012. A cette date, il sera impossible pour les opérateurs d'autopartage d'acquérir ou de louer un véhicule émettant plus que le barème fixé... sauf si celui-ci justifie de cinq places assises, et qu'il n'émet pas plus de 120g/CO2/km.
Les responsables de flotte peuvent donc continuer d'avoir dans leurs flottes des véhicules à plus de 110g, "à condition qu'ils ne représentent pas plus de 25% des véhicules labellisés pour chaque opérateur" toujours selon le décret.

Une législation qui ne parait pas bouleverser outre-mesure la profession, ou presque : "Nous sommes à 109g en moyenne sur 60 voitures" annonce par exemple Yvon Roche, gérant d'Autopartage Provence, "en janvier prochain nous allons recevoir 9 Renault Twizy, et 9 hybrides au printemps." Autant dire que le service provençal n'aura aucun problème à atteindre ses objectifs d'émission de CO2. Seul hic, "ce type de norme nous oblige à mettre des diesels en ville, alors que 70% des trajets réalisés font moins de 60 kilomètres" selon Yvon Roche.

Les moteurs diesels ont en effet la particularité de consommer moins que les moteurs à essence, et donc d"émettre moins de CO2. Revers de la médaille, le diesel pollue plus, car il émet des particules et du dioxyde d'azote, deux substances qui posent déjà des problèmes de santé publique dans les grandes villes françaises.
Autopartage Provence a donc fait le choix "du passage à l'hybride pour les catégories moyennes" d'après son gérant, ce qui obligera l'entreprise à dépenser 2000 ou 3000€ de plus par voiture par rapport à un véhicule diesel classique.


Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
un pseudo libre Le 05/11/2012 - 13:59
les véhicules neuf a moteur diesel commercialisés sont tous équipés de FAP suivant la legislation en vigueur, ils n'emettent donc pas de particules (contrairement aux chauffages au fioul ou aux industries prétrochimiques). On devrait aussi parler des gaz nocifs de carburant imbrulé sur les moteurs essences tel le benzene qui sont eux aussi extrémement cancerigène.
Voir tous les commentaires (1)
Allez encore plus loin

Retrouvez l’ensemble des publications de L’argus, l’expert de l’automobile au service
des particuliers et des professionnels depuis 1927...