L'usine d'Aulnay partiellement en grève
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L'usine d'Aulnay partiellement en grève

La CGT de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois a appelé a débrayer aujourd'hui, malgré l'offre présentée hier en comité d'entreprise. Parallèlement, des inquiétudes commencent à poindre concernant l'avenir du site de Rennes.

Par Arnaud Murati
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Arnaud Murati

Officiellement promise à la fermeture l'an prochain, l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois connaît de nouveaux soubresauts aujourd'hui : une partie des salariés (200 sur 3000, selon la direction de l'entreprise) est en grève, à la suite d'un appel en ce sens émanant de la CGT : « C'est assez fréquent, et compréhensible vu le contexte » indique t-on chez PSA. 

La direction de l'usine a pourtant présenté hier lors d'un comité d'entreprise une première offre de reprise partielle du site. Celle-ci émanerait de la société ID Logistics, une entreprise spécialiste comme son nom l'indique en logistique et en transport. Toujours selon la direction de PSA, le plan d'ID Logisitics prévoirait la création de 540 emplois, sachant que PSA compterait reclasser 1500 personnes sur le site d'Aulnay : « Nous attendons l'accord des municipalités concernées » avoue le constructeur, qui présentera d'offres offres de reprise partielle du site ultérieurement. Première concernée, la mairie d'Aulnay-sous-Bois n'a pas tardé à livrer son point de vue : "A ce jour, les propositions avancées, tant au plan du reclassement des personnels sur le site d’Aulnay qu’en ce qui concerne les départs externes, le dispositif de pré-retraite et les mutations vers les autres unités de production du groupe, ne sont pas à la hauteur des engagements pris par la direction de PSA de ne laisser aucun salarié sur le bord de
la route
" a t-elle annoncé dans un communiqué.

En marge du mouvement social des salariés d'Aulnay, Emmanuel Sartorius, ingénieur général des mines mandaté par le gouvernement pour faire un état des lieux du dossier PSA, était auditionné à l'Assemblée nationale. Lui et ses collègues du cabinet Secafi n'ont pas manqué de faire savoir que leur préoccupation première concernait désormais l'usine de Rennes La Janais : « De notre point de vue, ce sera encore plus dur à gérer » que le dossier Aulnay, ont fait savoir les limiers de Secafi aux députés.
Les effectifs de Rennes La Janais sont passés de 12 000 personnes en 2005 à 5500 à l'heure actuelle, et l'avenir du site semble loin d'être assuré.

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un pseudo libre Le 16/01/2013 - 22:03
ils devraient payer les chômeurs avec l'argent des radars, c'est avec ça qu'il ont tué leur travail. Au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué les gens qui font des milliers de kilomètres pour leur travail ne roule pas en Porsche ou en Mercedes classe S.
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