La carrosserie Beltramelli ouvre un centre-auto et renforce sa position
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La carrosserie Beltramelli ouvre un centre-auto et renforce sa position

José Beltramelli ouvre une troisième carrosserie à Troyes, dans l'Aube (10), et il célèbre les quarante ans de l'entreprise familiale. Sept cents personnes ont participé à l'inauguration du nouvel établissement.

Par Texte et photo Daniel Descamps
Publié le

En 1961, Georges Beltramelli père crée son entreprise, seul et avec le minimum de moyens, à Pont-Sainte-Marie dans l'Aube. Au fil des ans, il se taille, dans la capitale de la bonneterie, une réputation d'amoureux du travail bien fait. Il partage sa vie entre sa famille, la carrosserie et... la compétition automobile, notamment lors de la coupe Golf GTI.

Son fils, José, le rejoint rapidement, un BEP en poche. Celui qui se considérait hier comme l'« homme de l'ombre », car sans poste fixe, apprend sur le tas les rouages du métier. A son goût, son père met trop de temps à reconnaître ses qualités professionnelles. Problème de génération, sans doute, les relations sont tendues jusqu'en 1990, date à laquelle les rôles s'inversent. José prend la barre, secondé cette fois par son père...

Quatre ans plus tard, notre jeune fonceur ouvre une seconde carrosserie, investit dans la communication et modernise l'image du groupe. Après un bref passage dans le réseau de carrossiers indépendants Axial, il analyse les avantages du réseau et en tire profit, sans en payer le coût.

De nouveau indépendante, la société Beltramelli arbore deux nouvelles couleurs, le rouge et le blanc. Qui mieux est, pour répondre à l'attente de la clientèle en matière de proximité, José décide d'ouvrir rapidement un troisième établissement en centre-ville. Là où ceux qu'il qualifie de concurrents - les concessionnaires - brillent par leur absence. Ce lancement, célébré en grande pompe, coïncide avec les quarante ans d'activité de l'entreprise. C'est aussi l'occasion de réconcilier un père, désormais à la retraite, et un fils, endiablé par ses succès commerciaux.

Tout n'est pas simple pour autant. Une autre race de concurrents, très prisée par les consommateurs, inquiète notre chef d'entreprise : les centres auto.

Ceux-là offrent des services destinés à une clientèle différente de celle des concessionnaires. José décide d'ouvrir plusieurs baies de service rapide en mécanique, attenantes au bâtiment principal. La façade a désormais fière allure ! Ajoutez à cette palette de services les agréments de dépannage des assisteurs et des forces de l'ordre, et la boucle est bouclée dans l'après-vente.

« Ce site, a déclaré José Beltramelli lors de l'inauguration, règle tous les problèmes de l'automobiliste. Nous ne nous arrêterons pas aux seules pièces d'usure... La climatisation comme le pare-brise font partie de notre savoir-faire. » Aujourd'hui, le garage couvre une surface de 3 000 m2 ventilés ainsi : 1 200 m2 pour la carrosserie, 300 m2 pour le centre auto, 500 m2 pour le nettoyage, la préparation et la rénovation des véhicules d'occasion, 100 m2 pour la vente d'accessoires, et plus de 100 m2 pour l'accueil. Beltramelli est enfin prêt pour démarrer la commercialisation de voitures d'occasion... En 2001, le budget de communication et de lancement est estimé à 1,5 million de francs. Il comprend la campagne d'affichage, la publicité radio et la diffusion d'un film publicitaire dans les huit salles de cinéma locales.

Le groupe emploie une quarantaine de personnes, dont une douzaine est affectée au nouveau garage. Son chiffre d'affaires prévisionnel, soit 8 millions de francs, devrait être réalisé pour 60 % avec les compagnies d'assurances par le biais des agréments, pour 15 % avec le centre auto, et pour 10 % avec la rénovation. Les autres 15 % se répartissent entre le dépannage et les activités annexes, comme la vente de pièces et d'accessoires au comptoir. Et la clientèle dispose d'une quarantaine de véhicules de remplacement, dont six Smart.

Les travaux - la rénovation d'une ancienne cartonnerie et la construction d'une structure d'accueil moderne - représentent un investissement de 3,5 millions de francs, auxquels il faut ajouter 1,5 million de francs pour l'achat du terrain, hors matériel de production.

Cette nouvelle force de frappe devrait muscler les résultats des deux autres carrosseries, qui ont déjà réalisé, sur le dernier exercice, un chiffre d'affaires de 14 millions de francs.

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