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La Citroën DS5 affronte la Volvo V60

La Citroën DS5 affronte la Volvo V60

D'un côté, l'atypique DS5, nouveau fleuron de la griffe haut de gamme Citroën. De l'autre, la V60, un break de charme siglé Volvo. Ils ne se ressemblent guère, mais partagent des valeurs communes : originalité, qualité, dynamisme. Pour un tarif identique, à 100€ près...

Citroën DS5

HDi 160 Sport Chic

  • Diesel
  • 163 ch
  • 37 600 €


Volvo V60

D3 Summum

  • Diesel
  • 163 ch
  • 37 500 €


Dans les années 1950 en Europe, le break constituait l’utilitaire par excellence. Puis il s’est adouci, équipé, insonorisé, pour accueillir plus confortablement les familles en manque d’espace. En 2011, le break est devenu... un prétexte. Juste destiné à fluidifier la ligne d’une voiture dont le design passe avant les autres critères rationnels. Avec la DS5, Citroën pousse le concept au maximum. Et emprunte à plusieurs catégories (breaks, monospaces) pour arriver à ses fins : présenter une allure spectaculaire.
À ce jeu-là, on ne pensait pas trouver Volvo, qui a bâti sa réputation sur de longs breaks spacieux, carrés, robustes. Le récent V60 change pourtant d’univers : 4,63 m de long et un coffre de 430 l... moins vaste que celui d’une Renault Clio Estate ! En contrepartie, le suédois est sublime : vitres latérales en arche, hayon cintré et feux galbés l’éloignent clairement de ses aïeuls cubiques.



Sous leurs jolies robes, nos protagonistes cachent des diesels à la puissance respectable (163 ch), associés aux finitions hautes (Sport Chic chez Citroën, Summum chez Volvo). Le tarif est en rapport : plus de 38 000 € avec la peinture métallisée, dans les deux cas. À ce niveau de prix, autant les prévenir d’emblée : une ligne attirante ne suffira pas... 

A conduire


Dynamiques de ligne, ces deux spécimens souhaitent le rester sur la route. Du coup, les premiers kilomètres surprennent… en mal. À faible allure, la suspension arrière de la Volvo filtre peu les dos-d’âne et autres déformations de la chaussée. Dans la Citroën, c’est pire : le confort est aussi ferme, et les plaques d’égouts ou raccords de goudron résonnent dans l’habitacle. Des petits défauts qui entachent un peu l’agrément au quotidien, à bord de modèles bien conçus par ailleurs.

De la DS5, on apprécie la belle souplesse du moteur à bas régimes, l’excellente insonorisation du diesel au ralenti et celle de l’habitacle sur longs trajets (aucun bruit d’air, même à 130 km/h). La V60 ne peut en dire autant, mais se rattrape sur d’autres points : un train avant plus incisif, une sonorité plus onctueuse (son diesel compte cinq cylindres, contre quatre chez Citroën), et un couple supérieur qui offre de meilleures sensations à l’accélération.

Cela dit, la Volvo n’en profite pas lors des relances, car ses rapports supérieurs tirent plus long que ceux de la DS5. Au final ? La française est idéale sur parcours autoroutier, la suédoise plus agréable sur routes sinueuses. Tout dépend donc de l’utilisation principale.

À vivre


La ligne spectaculaire de la DS5 se prolonge dans l’habitacle, où l’environnement confine au cockpit d’avion : quatorze vitres différentes au total (dont trois au plafond !), des rangements et des commandes type aviation au-dessus de la tête, sans oublier l’affichage tête haute ou les compteurs futuristes à l’éclairage rouge. Pour une fois, l’ergonomie est bien pensée et l’ensemble dégage une belle impression de qualité.



Dans la Volvo, changement de décor : position de conduite plus basse, planche de bord moins profonde et commandes plus classiques ramènent dans un univers traditionnel. Finition impeccable et teintes claires séduisent au quotidien, comme la qualité du système audio, toujours extraordinaire dans les modèles suédois. Seul désagrément : un système multimédia et GPS agaçant, qui manque de rapidité et de logique.



Aux places arrière, les voyages seront moins agréables. En cause, un espace aux jambes trop juste par rapport à la longueur des voitures, et un dossier ferme en place centrale. Le confort est meilleur sur les côtés, où les deux modèles ont chacun leur petit avantage : toit panoramique fixe chez Citroën, sellerie plus moelleuse et accueillante dans la Volvo.



À charger


Comme nous l’avons vu, DS5 et V60 ne sont pas vraiment prévues pour les déménagements. Le volume de coffre de la française, plus généreux (468 l au lieu de 430 l pour la Volvo), est un plus lors des emplettes ou des départs en vacances. La Citroën dispose d’une belle largeur de coffre et d’une meilleure hauteur sous la plage arrière (55 cm, contre à peine 40 cm pour la Volvo !).


Pour caser des objets ou des bagages plus encombrants, la suédoise reprend pourtant l’avantage, grâce à un seuil de chargement plus bas et un plancher bien plat une fois les sièges rabattus. La DS5 impose une marche à l’entrée du coffre et une banquette dont il faut relever l’assise puis le dossier (seul ce dernier suffit dans la Volvo) pour faire apparaître un espace légèrement plus accidenté. Enfin, le siège avant passager de la V60 peut se rabattre pour charger des objets longs. Une qualité rare dans le segment.

À financer


Les différents chapitres n’ont pas pu clairement désigner de vainqueur, et celui du budget ne fera pas mieux : tarif identique à 100 € près, consommation annoncée strictement égale. Une analyse plus poussée permet cependant d’attribuer la victoire à la Citroën.



D’abord, sa dotation est bien plus riche : clef mains libres, toits panoramiques, affichage tête haute, sièges avant électriques et chauffants (avec fonction massage pour le conducteur), caméra de recul et radar de stationnement avant sont livrés de série. Autant d’équipements optionnels (voire indisponibles) dans la Volvo, et dont l’addition atteint 3800 € ! La valeur résiduelle de la Citroën, supérieure de trois points au bout de trois ans et 60 000 km d’utilisation, élimine toute possibilité de contestation…  


Bilan
Pour une Citroën typée haut de gamme, la DS5 déçoit en matière de confort ou de bruit de suspension. Ils ont même failli lui coûter la victoire, face à une V60 attachante au quotidien (sonorité, présentation). La française reprend le dessus sur des détails (volume de coffre et largeur habitable, souplesse moteur et maîtrise des bruits aérodynamiques), et son rapport prix/équipement plus intéressant.


  Citroën DS5 Volvo V60
On aime Présentation générale Sonorité, commandes agréables
  Insonorisation moteur et aéro. Comportement plus dynamique
  Riche équipement de série Qualité audio et des matériaux
On regrette Bruits de suspension Inertie du D3 sous 1 500 tr/min
  Confort ferme Volume de coffre insuffisant
  Peu d'options technologiques Rapport prix/équipement
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Commentaires
Voir tous les commentaires (56)
micsube697

DS5 sport chic 181cv blue hdi 08/2014 - belle voiture coup de cœur,mais énorme déception SAV Citoen sur bruit persistant train avant ,non résolu 14000kms - expertise effectuée minimisée par expert citroen - nouvelle expertise prévue - claquement train avant droit sans solution citroen? le SAV est nul, surtout pas à la hauteur du prémium à la française ? Prix véhicule 44000€ ,,???? après 6 citroen , aucune proposition commerciale ? Prochaine voiture .......allemande sans doute Mercedes !

un pseudo libre

Moi je possède les deux voiture présente , et je préfère largement la ds5 l industrie automobile française à nettement progressé et contrairement a ce que dise certaint Dans les autre commentaire les ds sont faite pour viser les Audi A4 Audi a3 ect .moi je crois en les ds et elles ne sont pas prêtent de disparaître de nos concession automobile !

un pseudo libre

Je partage totalement le constat que les français sont obnubilés par le diesel et par les marques allemandes. Quand on sait la marge opérationnel d'Audi (>13%), on se dit qu'on se fait gentiment plumer, surtout avec leurs listes interminables d'option très souvent "nécessaires". Pour ma part, je roule dans un V60 T6 (304 ch) tout équipé Xénium et je peux vous dire que je ne regrette pas le 6 en ligne de chez BMW.7NLM

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