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La douloureuse fin de vie des voitures.

La douloureuse fin de vie des voitures.

Considérée comme un déchet dangereux, une voiture hors d'usage doit être retirée de la circulation proprement. Le Parlement européen et les États membres ont mis au point un protocole de recyclage bien précis. Mais pour que celui-ci soit respecté, il faut y penser dès la conception du véhicule...

Si les constructeurs automobiles ont intégré les problématiques environnementales bien avant 2000, il aura fallu la directive européenne 2000/53/CE, relative aux véhicules hors d’usage (VHU), pour que soient définies des règles visant à diminuer la quantité de déchets automobiles.

Les préoccupations écologiques sont donc intégrées chez les constructeurs dès les premiers coups de crayon. «Pour réduire efficacement l’empreinte polluante d’une auto en fin de vie, il faut agir dès sa conception, soit trois à quatre ans avant sa mise sur le marché » explique Fabrice Abraham, responsable ingénierie recyclage chez Renault, «la voiture doit être facile à démonter. L'éco-conception, c'est juste une affaire de bon sens» précise-t-il.
 
Les processus de déconstruction développés dès la conception
 
 
Crédits : Photo Graffi / marc Barthélémy pour Renault
Les constructeurs doivent donc intégrer, dès l'origine d'un projet, les processus de déconstruction ou de recyclage des démolisseurs. Par exemple, un bouclier intégrant le logo du constructeur est  détruit d’un seul tenant et les différents plastiques sont récupérés au moyen d’un bain de séparation par densité.
De la même manière, le tableau de bord de la Modus, déjà composé de 4 kilos de plastique recyclé, est réalisé à l’aide de matériaux «homogènes». D’après Renault, les matériaux sont de même famille chimique, ce qui simplifie leur tri et leur réutilisation. Le constructeur a même inscrit sur chaque pièce le type de matériel qui la compose.
 
Réutiliser les déchets automobile à 95% en 2015
 
Crédits : Renault
La directive impose aussi que le taux de réutilisation, de valorisation et de recyclage atteigne 95%, en poids moyen par véhicule, pour le 1er janvier 2015 au plus tard. Aujourd’hui, ce taux atteint généralement les 85%. Pour parvenir à l’objectif de 2015, Renault développe des processus qui visent à passer de 5% d’utilisation de plastiques issus du recyclage à 20% d’ici 2015.
Actuellement, la Mégane III berline possède 23 kg de matière recyclée (soit 11,5% de sa masse totale de plastique), le nouveau Scénic recèle 34 kg de matière recyclée, soit 14% de sa masse totale de plastique, alors que la Laguna III est à 33kg, soit 16%.

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