La nouvelle Auris D-4D à l'essai
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La nouvelle Auris D-4D à l'essai

Arrivée en 2010 sur la génération précédente, la déclinaison hybride équipe depuis une Auris sur deux en France. Pour l'autre moitié des clients, voici l'essai de la version diesel.

Par Mathieu Sentis, Photos T. Antoine/ACE Team
Publié le Mis à jour le

Toyota Auris

124 D-4D
  • Diesel
  • 124 ch
  • A partir de 23 700 €




Fiabilité aléatoire en usage urbain, rejets nocifs pour la santé, augmentation attendue des taxes sur le gazole... Dans la phase d'achat d'une nouvelle voiture, le choix du diesel devient de moins en moins « réflexe ».

La nouvelle Auris devrait renforcer cette tendance : grâce au généreux bonus alloué aux modèles hybrides, la japonaise revient moins chère en motorisation essence-électricité qu'en diesel ! Ce dernier vaut ainsi 1 560 € supplémentaires en finition Dynamic, et 1 760 € de plus en Style. Et ne se rattrape guère à l'usage : consommation mixte de 4,3 l aux 100 km, contre 3,8 l pour l'hybride. Déjà disqualifié ?
 

Le diesel pour la route


Les utilisateurs d'hybrides Toyota le savent : si l'agrément culmine en ville et à faible allure (évolution en 100 % électrique possible pendant 2 km environ), il devient moins évident sur route, où sa boîte automatique à train épicycloïdal continue d'emballer bruyamment le moteur thermique lors d'un besoin de puissance. Un défaut ignoré par le diesel à boîte mécanique, repassé sur l'établi pour recevoir quelques améliorations.



Malgré deux petits chevaux perdus dans l'opération, le D-4D 124 progresse partout ailleurs : consommation en baisse de 0,9 l aux 100 km, vibrations atténuées, et couple maximal disponible 200 tr/min plus tôt. Un dernier point sensible derrière le volant, où le conducteur profite d'une belle vivacité dès 1 400 tr/min sur les premiers rapports.



Sur les suivants, la longueur de la démultiplication tempère un peu les reprises (le moteur tourne à seulement 2 000 tr/min à 130 km/h) mais garantit un joli silence de marche et une consommation modérée sur longs trajets : moins de 6 l aux 100 km relevés sur parcours autoroutier lors de notre essai. Dans ces conditions, l'Auris hybride ne fera pas mieux !

Plus dynamique


Davantage amenée à quitter la ville, l'Auris D-4D laisse alors apparaître d'autres qualités. Si elle n'offre pas l'adhérence d'une Renault Mégane en virages, elle réalise quelques efforts pour pimenter sa conduite : direction et commandes de boîte plus précises, roulis mieux contenu, train arrière plus mobile.



Le confort se dégrade logiquement, et laisse apparaître quelques trépidations à faible allure, surtout avec les roues de 17 pouces de notre modèle d'essai. Pas de quoi indisposer les passagers, par ailleurs soignés grâce à l'équipement complet (écran tactile et caméra de recul dès le premier niveau), la modularité bien pensée, et la banquette accueillante pour trois (aucun tunnel au centre) même si l'espace manque un peu aux jambes.
 

Dommage que le vaste toit vitré, idéal pour égayer cet habitacle un brin austère, soit uniquement proposé en option sur la finition haute.
 


Bilan
Si la voiture évolue essentiellement en milieu urbain et périurbain, l'Auris hybride, moins chère, plus douce et plus sobre que le diesel, s'impose. Pour les autres usages, le D-4D regagne de l'intérêt : belle souplesse, insonorisation efficace et placement prix intéressant (son tarif est équivalent à celui des rivales moins puissantes) font de cette version un choix sage, mais pertinent.


L'Auris D-4D face aux références du segment


 
Citroën C4 1.6 HDi 115
Prime au confort. Suspensions douces, meilleur espace à bord et insonorisation soignée plaisent aux passagers. Mais la peu dynamique Citroën C4, aux commandes moins agréables, ne séduit pas tous les conducteurs. 300 € plus chère, la C4 en finition Confort (24 000 €) offre les phares, essuie-glaces et climatisation bizone automatiques, mais pas la caméra de recul.
 
Volkswagen Golf 1.6 TDI 105
Elle vaut mieux. Pour s'afficher à 23 590 €, la VW Golf doit recourir à la finition Trendline (ni Bluetooth, ni prise USB, ni jantes alu) et au petit 1.6 TDI 105. Face aux deux autres diesels, celui-ci souffre lors des relances, car le couple est inférieur et la boîte à cinq rapports tire long. Pour le reste, rien à dire : espace intérieur, rangements, finition, confort, consommation, aucun domaine n'appelle la critique.
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robertquentin317953 Le 18/09/2014 - 20:20
Pour ma part j'ai conduit une Renault Mégane 3 DCI 130 est tenue de route la Auris est mieux pour ma part. La voiture est vissé au sol avec ses jantes 17" en plus en finition style j'adore !!!
un pseudo libre Le 03/09/2013 - 11:45
C'est vrai que les toyota ont tendance à consommer un peu d'huile. J'ai une Auris essence 1.6 de 2007, elle consomme 1 litre sur 10000km, pas énorme. Votre problème vient peut-être aussi de votre achat : 35000 km en 5 ans avec un diésel ! C'est complètement idiot d'acheter un diésel pour faire 5000 km par an ! Il ne peut que mal vieillir.
un pseudo libre Le 13/04/2013 - 22:45
Sans etre un canon de la beauté elle est quand mème beaucoup mieux que la précédente. Je signale @humor que l'usine Française de Yaris tourne a plein régime ,et donc a l'export (au 2/3 à Flins) et que meme sans bonus les modèles hybrides se vendraient car il y a une clientèle pour ça (de plus en plus d'ailleurs) Par contre il a raison sur une chose Toyota c'est fiable ..
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