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Le centre d'essais de Mortefontaine fête ses 60 ans

Talbot Horizon virage circuit routier Mortefontaine
Une Talbot Horizon en plein essai sur le circuit routier de Mortefontaine.

En 1956, Simca décide de construire un centre d'essais et de mise au point. Depuis, ce site s'est beaucoup développé et propose une multitude de services : anneau de vitesse, piste 4x4, banc d'usure... Focus sur un lieu entièrement dédié à l'automobile.

Situé à 35 km au nord de Paris, le centre de Mortefontaine doit son existence à la Simca 1000. En effet, c’est pour développer cette auto que le constructeur à décider de construire un site de mise au point. Par la suite, Chrysler, Peugeot, Citroën mais aussi Matra ont utilisé cet outil pour le développement de leurs autos.

Simca 1000 circuit de Mortefontaine
La Simca 1000 en essai à la fin des années 50.

Aujourd’hui, le centre de Mortefontaine s’étale sur 190 hectares, est équipé de sept pistes (confort, aire plane, anneau de vitesse, ville, routier, spéciales et 4x4), et accueille les constructeurs, équipementiers, des centres de formation ou encore des organismes de presse.

 

Quatre pistes importantes

L’anneau de vitesse
Construit en 1968, cet anneau long de 3 000 mètres est incliné jusqu’à 45° et permet de rouler à plus de 250 km/h.

Circuit routier
D’une longueur de 5 200 mètres, il permet de reproduire toutes les situations que l’on peut rencontrer sur route nationale. Plusieurs aménagements, dont des chicanes, ont été apportés pour permettre de rendre ce tracé homologué pour les loisirs.

Aire plane dynamique Renault Clio RS Mortefontaine
Aire plane dynamique

Aire plane dynamique
La surface de 77 000 m2 est idéale pour tester différentes situations (freinage, évitement…) Cette aire peut être arrosée, est équipée d’une partie acoustique ISO et d’une piste faible adhérence.

 

Piste 4x4
Dix kilomètres de pistes avec trois niveaux de difficultés sont idéales pour développer les 4x4 franchisseurs et les SUV. Land Rover développe ses véhicules sur ce site.

Le centre de Mortefontaine est aussi équipé de plusieurs laboratoires. Ainsi, il est possible de tester l'endurance des véhicules ou différents organes (chaud, froid, poussière, altitude). Des bancs à quatre vérins permettent de vérifier des organes ou des ensembles de pièces (trains roulants) en reproduisant des routes spécifiques. Une table vibrante (jusqu'à 10Hz) est idéale pour mettre à mal les calculateurs et les éléments électroniques.

 

Les dates importantes

  • 1956 - Simca décide de se doter d’un centre d’essais pour la mise au point de ses véhicules.
  • 1968 - Simca est racheté par l’américain Chrysler qui reprend le contrôle du centre d’essais. L’anneau de vitesse est créé.
  • 1978 - Peugeot rachète Chrysler Europe, et Simca s’appelle désormais Talbot.
  • 1986 - Peugeot-Citroën décide de ne pas renouveler le bail.
  • 1988 - Valéo en reprend la gestion. Le centre devient pour la première fois ouvert aux autres constructeurs.
  • 1993 - Valéo décide de se retirer de l’exploitation.
  • 1994 - Le G.I.E CERAM (Centre d’essais et de recherche automobile de Mortefontaine) est créé par Matra.
  • 2003 - La société Pininfarina spa devient le nouvel actionnaire du CERAM.
  • 2008 - Le CERAM intègre l’UTAC qui devient son nouvel actionnaire.
  • 2013 - Création du groupe UTAC CERAM.

Aujourd'hui, l'autodrome de Linas-Montlhéry et le circuit de Mortefontaine font partie du groupe UTAC CERAM. Deux filiales ont été créées en Chine et en Russie et, au total, 380 ingénieurs et techniciens y travaillent. Le groupe intervient dans plus de 40 pays et génère un chiffre d'affaires annuel de 52 millions d'euros.

 

Zoom sur l'autodrome de Linas-Montlhéry

Autodrome de Linas-Montlhéry construction
Autodrome de Linas-Montlhéry

Bien avant Mortefontaine, un autre site dédié à l'automobile a été créé à Linas-Montlhéry en 1924. En 1920, l'industrie automobile est en effervescence (records de vitesse, défis voiture contre avion...). Les anneaux de vitesse fleurissent : Brooklands en 1907, Indianapolis en 1909, Berlin en 1921, Monza en 1922...

Pour permettre aux coureurs français d'être compétitifs, le constructeur aéronautique Alexandre Lamblin finance la construction d'un anneau de vitesse et d'un circuit routier. La conception revient à l'architecte ingénieur Raymond Jamin. Le site est terminé fin septembre 1924 après six mois de travaux.

Autodrome de Linas-Montlhéry construction
Autodrome de Linas-Montlhéry

Il aura fallu défricher une forêt d'une centaine d'hectares. Les arbres serviront à édifier la tribune et à construire les coffrages à béton. 8 000 m3 de béton ont servi à terrasser 85 000 m2 de surface. Le tout à la pelle et à la pioche !

L'anneau de vitesse est constitué d'une ossature se composant de 3 300 poteaux en béton réunis par 8 000 poutrelles et 7 000 entretoises disposées transversalement.

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