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Le raffinage français toujours plus inadapté

Le raffinage français toujours plus inadapté

Esso France a souligné, à l'occasion de la présentation de ses résultats de l'année passée, l'inadaptation structurelle de l'outil de raffinage français par rapport à la demande. Les importations de gazole n'ont jamais été aussi importantes.

Remonté, le PD-G d'Esso France l'était. Envers la réglementation, dont il faut "minimiser les contraintes" selon lui. Envers ce gouvernement, qui a subitement prélevé une taxe sur les stocks l'an dernier, et qui a coûté 33 millions d'euros à Esso. Mais le directeur a aussi su se montrer plus pédagogique dès lors qu'il s'agissait de parler raffinage en France, et adaptation de l'outil : "La rationalisation des raffineries va s'accélérer à cause des surcapacités en essence, les exportations vers l'Amérique ne vont pas durer" a-t-il souligné.

Neuf raffineries subsistent encore à l'heure actuelle en France, dont deux appartiennent à Esso. Si elles ne cessent de fermer (dernièrement, Pétroplus à Petit Couronne), c'est parce qu'elles ont été conçues dans les années 60/70, au moment où le parc français roulait quasi-exlusivement à l'essence. Une tendance révolue à l'heure actuelle, puisque 75% des voitures neuves vendues en France fonctionnent au gazole, et que 60% du parc roulant revendique un moteur diesel. La France se trouve obligée d'exporter de l'essence, et d'importer du gazole.. "Nous avons doublé la production de gazole en 25 ans, mais nous arrivons à la limite physique de ce que contient un baril de brut. Cela va être difficile d'aller au delà..." précise encore Francis Duseux.

Les chiffres de l'Union Française des Industries Pétrolières (Ufip) en témoignent : 16,7 millions de tonnes de gazole importées en 2010 pour 4,6 millions de tonnes d'essence exportées, 18,1 millions de tonnes d'import de gazole en 2011 pour 4,1Mt d'essence exportées, 20,5 Mt d'import de diesel l'an dernier, pour 4Mt d'essence vendues hors de nos frontières...

Pour une fois d'accord avec les écologistes, mais pas pour les mêmes motifs, Francis Duseux réclame donc "un ajustement de la fiscalité, pas une augmentation de la fiscalité" entre gazole et sans plomb : "Si l'on veut préserver notre outil industriel, il est urgent de changer cette taxation. Car même si elle est prise demain, la décision aura un vértable impact sur notre outil industriel 10 plus tard" indique t-il.

Selon les prévisions d'Esso, gaz et pétrole "continueront à fournir environ 60% du mix énergétique mondial" à l'horizon 2040.
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Commentaires
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un pseudo libre

Heureusement que nous avons des politiciens français courageux qui font leur possible pour préserver notre santé et vont le plus rapidement possible faire le changement de taxations du diesel routier!

un pseudo libre

ces personnes du gouvernements ne regardent pas au dela de la porte de leurs bureaux il est si facile de surtaxer sans se soucier du lendemain le petrole c' est fini a quand l'hydrogene ????qui ne vous en inquietez pas sera hypertaxe au non de l' ecologie...............a oui j'oublie :les cons qui sont dans leurs voiture font vivre le pays et nourissent trop bien ces cher s politiciens professionnels et n'oublions pas le racket exerce par la pseudo securité routiere qui nourrit une societe v.... qui dere le cnt de rennes................

un pseudo libre

L'introduction commence par "l'inadaptation structurelle de l'outil de raffinage français " mais l'article parle de l’inadaptation de la demande, et effectivement il vas valoir promouvoir l'essence un peu ! Cela pourrait être plus rapide que 10 ans annoncé, il y a des centaines de milliers de voitures a essence sur le marché mais elle ne roule pas ou très peu à cause du prix. Baisser le prix du Super de 15-20 centimes (les prix de l'Espagne quoi) et compenser sur le Gasoil (environ +5 centimes) et vous aurez un résultat immédiat ou dans l'année !!!! En attendant, on a vraiment tout compris nous les Français, le nucléaire nous a poussé a promouvoir le diesel et maintenant on a la pollution du Diesel dans nos villes, et le risque nucléaire dans nos campagnes...

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