Les sociétés d'autoroutes cernées
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Les sociétés d'autoroutes cernées

L'ex-ministre et avocate Corinne Lepage a choisi de "coordonner" une action collective contre les sociétés d'autoroutes. Après que le ministre des Finances ait jugé cela comme une "bonne idée", les sociétés concessionnaires sont désormais lâchées de toutes parts.

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le

Une action collective est menée pour réclamer 20% de remboursement des tickets émis sur les plus vieilles autoroutes de France.

CEDRIC LECOCQ

Huit ans d'errements et une pile de rapports grosse comme ça auront sans doute raison des sociétés concessionnaires d'autoroutes. L'ex-ministre de l'Environnement et avocate de haut vol Corinne Lepage l'a fait savoir dans les colonnes du Parisien le 13 février au matin : "L'automobiliste se fait plumer. Le tarif au péage n'a plus rien à voir avec le coût du service. On ne peut continuer ainsi" a t-elle déclaré au quotidien pour expliquer pourquoi elle réclamait avec le collectif "actioncivile.com" un remboursement de 20% du prix des tickets de péage.

Cette démarche citoyenne vise en effet cinq chaussées en particulier : A1, A6, A7, A9 et A13, soit "les autoroutes les plus anciennes" dont "le coût de construction est amorti depuis longtemps, contrairement à ce que
 
prétendent les concessionnaires pour
faire grimper les prix" indique encore Mme Lepage.

L'idée consiste donc à ce que chaque personne qui a emprunté l'une de ces chaussées au cours des cinq dernières années envoie les factures au collectif, qui va demander un remboursement à hauteur de 20%. Si rien ne se passe, Mme Lepage saisira les tribunaux...

L'association des sociétés concessionnaires d'autoroutes (Asfa) n'est pas restée sans réagir face à cette annonce. Elle a regretté "l'approche caricaturale de cette initiative qui tente de jeter le discrédit sur un secteur d'activité productif pour l'économie française."

Mais au cours de la journée du 13 février, rebelote ! Après que le ministre des Finances Michel Sapin ait indiqué que l'idée du collectif citoyen était "bonne" devant les caméras d'I-Télé, l'Asfa a vu rouge : elle demande désormais que "cesse une polémique prenant en otage des sociétés qui appliquent leurs obligations contractuelles"...

La traditionnelle augmentation générale des péages au 1er février n'a pas été accordée aux sociétés concernées en 2015.

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