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Match : BMW 520d Touring / Mercedes E220 CDI SW

Match : BMW 520d Touring / Mercedes E220 CDI SW

Image de marque en béton, habitacle pétri d'équipement, tarif coquet : à ce niveau de gamme, les breaks n'ont vraiment plus rien d'utilitaire. Reste à savoir quel est le meilleur convoyeur de fonds... personnels

- BMW 520d Touring Luxe BVA. Diesel. 184 ch. Ni bonus ni malus. 55 640 €
- Mercedes E220 CDI SW Avantgarde BVA. Diesel. 170 ch. Malus de 750 €. 53 300 €
 
 

Un semi-remorque ? Non, un break Classe E : en matière de volume de coffre, le dernier déménageur de la famille Mercedes bat tous les records. Sièges arrière rabattus, il engloutit près de 2 mètres cubes de bagages. Dans la catégorie et au-delà, personne ne fait mieux…

Sa rivale du jour n’est pas en reste. Elle mesure 1 cm de plus en longueur. Améliore son volume de coffre par rapport à l’ancienne mouture. Mais face au gros porteur Mercedes, la BMW ne peut rien : 1 670 l en configuration deux places, c’est 280 l de moins que la Classe E. Soit l’équivalent d’un coffre entier de Renault Clio ! 
A cette altitude tarifaire toutefois, la capacité de chargement n’est pas l’unique critère de choix. Essaieriez-vous d’emporter parpaings, branchages ou autres objets salissants dans un utilitaire à 55 000 € ? Nous, non. Alors, nous en avons pris le volant, pour les comparer sur d’autres critères.

 

A conduire


Notre périple débute au volant de la Mercedes. Et à dire vrai, nous ne lui trouvons guère de défauts rédhibitoires. Moteur diesel fort en couple (400 Nm), boîte automatique assez douce et suspensions souples bercent le chauffeur, invité à la conduite paisible par ce cocon géant. Seulement voilà : en passant dans la Série 5, nous oublions la Classe E en tous points !

Le moteur d’abord, gronde moins l’accélération, tout en se montrant plus vivant sur toutes les plages de régime. La boîte automatique est un délice : huit rapports (au lieu de cinq pour la Classe E), des passages imperceptibles en mode auto, et très rapides en mode manuel. La précision de la direction et l’efficacité supérieure achèvent de convaincre, comme le confort, encore plus moelleux que celui de la Mercedes. Sur ce dernier point, notons que notre modèle d’essai disposait de la suspension pneumatique pilotée à plusieurs modes (confort, normal, sport, sport +), facturée 1 500 €. La suspension classique (que nous n’avons jamais pu essayer sur une Série 5…) ne jouit peut-être pas des mêmes qualités.
 

A vivre


Dans ces vastes breaks, les lignes intérieures s’inspirent des extérieures : succession de courbes consensuelles dans la BMW, lignes tranchées et plus cubiques dans la Mercedes. Mais si le dessin diffère, l’aménagement des commandes se ressemble fort. La BMW reste fidèle à sa molette i-Drive, qui commande les équipements du véhicule (GPS, radio, téléphone, etc) plus facilement qu’auparavant. Le système de la Mercedes repose sur le même principe, mais dispose aussi de nombreux menus à l’intérieur des compteurs. Dans les deux cas, il faudra donc quelques jours d’adaptation pour appréhender toutes les fonctions.  

Au quotidien, la Mercedes prend un léger avantage grâce à ses rangements plus spacieux, sa meilleure sensation d’espace à l’avant et son espace arrière plus soigné en matière d’habitabilité ou de confort en place centrale. Les longs trajets à bord de la BMW n’ont toutefois rien d’un supplice : assises arrière latérales plus longues et moelleuses, sièges avant et appuie-têtes plus confortables.
 

A charger


Malmenée sur le plan de volume de chargement en configuration break, la Série 5 souffre encore banquette en place : 560 l de contenance, quand la Classe E frise les 700 l. Comme souvent chez BMW, l’équilibre des lignes a primé sur le côté pratique, ce qu’on ne peut lui reprocher. Mais désormais, Mercedes arrive à allier immense coffre ET ligne élégante...

En ouvrant le hayon (qui peut être électrique dans les deux cas) nos deux rivales présentent des soutes carrées, faciles à charger, un rangement sous le plancher et un cache-bagages qui se relève automatiquement pour faciliter le chargement. Les dossiers arrière forment un plancher plat une fois rabattus. Ensuite, chacune sa petite astuce : la Mercedes peut recevoir une banquette dos à la route destinée aux enfants (1 200 €). La BMW elle, dispose d’une lunette arrière ouvrante indépendamment, livrée de série.
 

A acheter


Dans ces finitions hautes, nos deux breaks s’affichent à des tarifs coquets : bien plus de 50 000 € dans les deux cas, même dotés de diesels à quatre cylindres. Evidemment, la dotation demeure très complète, mais pour profiter des innovations de chacune, il faut encore piocher dans l’immense corbeille d’options. La BMW propose la caméra de stationnement à 360°, l’aide au stationnement automatique ou l’affichage tête-haute. La Mercedes elle, peut s’équiper d’une alerte de franchissement de ligne et d’un radar d’angle-mort capable de déporter la voiture de manière autonome si le conducteur ne réagit pas à temps.  

Pour le reste, c’est la BMW qui se montre la plus intéressante financièrement. Malgré son tarif supérieur de 2 300 € à l’achat, elle se montre mieux équipée et ne souffre d’aucun malus, quand la Mercedes réclame 750 € d’écotaxe. A 139 g de CO2 par km seulement, la BMW pourra aussi intéresser une clientèle d’entreprise puisque, sous la barre des 140 g, la taxe sur les voitures de société se montre bien moins élevée.
 
Bilan. Les amateurs de brocante fortunés n’ont pas à hésiter : en matière de volume de coffre, la Classe E reste inégalée dans la catégorie. Mais il s’agit là de son principal argument car pour le reste, la BMW s’impose : confort, douceur de conduite, dynamisme et équipement restent un ton au-dessus.

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