Maxus EV80 : on a conduit le VU électrique low cost
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Maxus EV80 : on a conduit le VU électrique low cost

Utilitaire 100 % électrique d'origine chinoise, le Maxus EV80 « fait le job » pour un prix défiant toute concurrence. Mais son importation en France n'est pour l'instant plus à l'ordre du jour.

Par Guillaume Geneste
Publié le Mis à jour le

Le Maxus EV80 est ici en version courte (5,60 m).

LAURENT LACOSTE., Laurent Lacoste

Le Maxus EV80 est un utilitaire léger 100 % électrique fabriqué en Chine. Il repose sur la plateforme technique de l’ancien LDV, lui-même basé sur les restes des antiques Daf 400 (vendus jusqu’en 1993 par la marque néerlandaise de poids lourds). Les repreneurs chinois ont décidé de faire de cette base un véhicule 100 % électrique, donc qui ne rejette aucune émission localement, une donnée essentielle sur le marché chinois.

 

En vente aux Pays-Bas

Ses propriétaires souhaitant l'implanter en Europe de l’Ouest, le Maxus est importé par une société néerlandaise qui a la mission de trouver des importateurs locaux. En France, la société Saic, qui devait assurer l’importation du véhicule et qui en assurait la promotion depuis le début de 2018, a jeté l’éponge. Le Maxus EV80 n’est plus importé dans l’Hexagone et il faut donc, pour le moment, traiter directement avec les Pays-Bas.

Rien de fondamental ne manque à bord du Maxus EV80, notamment au poste de conduite.

Pas facile à envisager pour qui, en France, veut convertir sa flotte, ou son unique modèle, du thermique à l'électrique, sachant que le segment du 3,5 t électrique n'est pour l'instant occupé, pour ce qui concerne les marques de grande diffusion, que par le Renault Master Z.E., lancé en 2018, le Volkswagen e-Crafter, dévoilé à l'automne de la même année, et le Mercedes eSprinter, dont la commercialisation pourrait débuter fin 2019 ou début 2020.

Extérieurement, le Maxus reprend les lignes du dernier modèle LDV, modernisées. Il ne brille guère par son style et les différents éléments de tôle composant les flancs du fourgon semblent assemblés à la va-vite.

 

Nombreux rangements

Les choses sont à peu près du même acabit dans la cabine, même s’il faut reconnaître qu’un effort particulier a été apporté au niveau de la planche de bord, qui s’en sort bien malgré le recours à du plastique dur. Les espaces de rangement sont nombreux et disséminés un peu partout ; c’est d’ailleurs le sentiment général qui ressort de cette espace : les choses essentielles sont toutes là (airbag conducteur et passager, climatisation manuelle, vitres électriques, deux prises de charge, dont une méthode rapide dite « Chademo », rétroviseurs électriques), mais pas toujours à l’endroit escompté. Mais, après tout, un véhicule utilitaire se doit d’être efficace avant tout.

Le constructeur chinois Saic Motor a monté des joint-ventures avec Volkswagen, Iveco, GM...
Sur le Maxus, la prise pour la charge se situe à l'avant du véhicule.

Fourgon et châssis cabine

Le Maxus EV80 est proposé en fourgon (deux dimensions) et en châssis cabine pour l’adaptation d’une carrosserie. Le fourgon affiche des volumes utiles de, respectivement, 10,2 et 11,4 m3. C’est la première de ces versions que nous avons testée. L’espace de chargement est vaste et permet de se tenir debout. Des anneaux d’arrimage et un éclairage permettent d’exploiter correctement cet espace.

Un volume de 10,2 m3 pour la version courte du Maxus EV80.
C'est plutôt rare en Europe pour un fourgon : une cloison avec vitre.

Le levier de la boîte de vitesses automatique en impose...

A la mise du contact, et comme avec tous les véhicules électriques, il ne se passe rien, si ce n’est un bip caractéristique. Le sélecteur sur D, comme sur une boîte auto, et le Maxus EV80 s’ébroue. Bien entendu, aucun bruit mécanique n’est présent. Dès lors, les occupants de l’espace de conduite « profitent » pleinement des divers bruits provenant du train roulant et de la structure même du véhicule, l’espace de chargement formant une très efficace caisse de résonance.

De nombreuses informations sur la chaîne de traction sont disponibles.

La « mécanique » est pleine de bonne volonté, avec des accélérations convaincantes grâce à la puissance du moteur de 120 ch, et la vitesse maximale d’environ 110 km/h est rapidement atteinte. Le freinage et le « frein moteur » au levé de pied sont tout aussi efficaces. Le confort de suspension est satisfaisant, même si, à vide, celle-ci s’avère un peu ferme. Au final, à 48 900 € pour le premier prix en fourgon (hors aides régionales ou gouvernementales) et 47 500 € en châssis cabine, le Maxus EV80 assure des prestations intéressantes.

La fiche

Moteur électrique de 120 ch
Batterie : 56 kWh
Autonomie maximale : 200 km (NEDC)
Caractéristiques techniques
L x l x h (mm) : 5 620 x 1 998 x 2 345
Volume utile : 10,2 m3
Charge utile : 950 kg
Prix : à partir de 48 900 € HT (fourgon) et 47 500 € HT (châssis cabine)

L'essai par L'argus du Maxus EV80 s'est déroulé fin 2018.

Dotation de série

Principaux équipements : ABS, ESP, cloison de séparation, vitres électriques, airbags conducteur et passager, porte latérale coulissante, climatisation manuelle, feux de jour à LED, autoradio MP3, antibrouillards avant, rétroviseurs électriques, ordinateur de bord, plancher bois dans l’espace de chargement.

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