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Menace sur les avertisseurs de contrôles routiers

Menace sur les avertisseurs de contrôles routiers

Le fabricant de téléphones Blackberry vient de décider, aux Etats-Unis, de supprimer de sa boutique les applications qui permettent de repérer les contrôles de police. En France, des associations et des élus plaident pour l'interdiction de ces appareils.

Le Canadien Research In Motion (RIM), fabricant du BlackBerry, le téléphone mobile concurrent de l’iPhone parmi les clients professionnels, a pris, le 23 mars, une décision qui va probablement faire des émules.
 
Il a accédé à la demande de quatre sénateurs américains de ne plus mettre à la disposition des détenteurs de ses terminaux les applications qui permettent de repérer les contrôles routiers.

Ces modules (appelés aussi widgets) sont des programmes complémentaires, développés par des informaticiens extérieurs et mis par les fabricants des dernières générations de téléphones, les smartphones, à disposition de leurs usagers.
 
Après téléchargement, ils s’installent sous forme d’icône sur l’écran et sont activables d’un geste.
 
En ce qui concerne les contrôles routiers, il peut s’agir d’un avertisseur de radars fixes.
 
Il peut s’agir aussi d’un système d’information dit communautaire : tout automobiliste détenteur de l’appareil peut, en appuyant simplement sur un bouton, jouer le rôle d’éclaireur.
 
Il transmet en temps réel les coordonnées GPS du contrôle de police ou de ses abords aux détenteurs du même appareil qui se trouvent dans la zone. La version moderne et électronique de l’appel de phares, en quelque sorte !

Une application américaine de ce type compte plus de 10 millions d'utilisateurs. En France, les systèmes les plus connus sont Coyote, Wikango, Inforad… Wikango revendiquait, le 24 mars, à la une de son site Internet, 1 854 152 éclaireurs. Coyote dit en compter plus de 800 000.

 
Les “éclaireurs” dans le collimateur

Ce sont ces derniers appareils qui sont dans le collimateur des élus et des autorités, y compris en France, puisqu’ils ruinent les efforts des services de police pour traquer les contrevenants.
 
Les fauteurs d’excès de vitesse, les automobilistes en état d’ivresse ou sous l’emprise de drogues peuvent ainsi changer de route et échapper à la police.
 
Ce sont d’ailleurs ces contrôles dits DUI, “Driving Under Influence”, appelés aussi “Sobriety Checkpoints” que les sénateurs américains veulent protéger. Des sources différentes font état de 10 000 à 20 000 morts par an imputables en partie ou en totalité à l’alcool aux Etats-Unis.

L’initiative de Blackberry risque d’être suivie car les quatre sénateurs américains avaient formulé leur demande auprès de tous les principaux fabricants de smartphones.
 
L'application du Français Coyote dans la base Blackberry, le 24 marsEn premier lieu, Apple, fabricant  de l’iPhone, largement leader et grand diffuseur de multiples applications de tous types. Ils ont aussi interpellé les grands sites Internet qui diffusent les applications, à commencer par Google.

Blackberry a marqué un point au regard de la moralité. Il est probable que ses concurrents ne vont pas lui laisser le monopole de la virginité, d’autant que les sénateurs ne vont pas manquer de citer publiquement son exemple, ce qui va faire à RIM et à Blackberry une publicité à bon compte.
 

Les opposants français en embuscade


 
Les avis concernant ces systèmes d’information sont partagés. Aux Etats-Unis même, des policiers les jugent utiles, tel cet officier de l’Oregon : « Si ces appareils incitent les conducteurs à faire plus attention, à être prudents, à ralentir et à conduire selon les règles, cela contribue à rendre les automobilistes plus vigilants et à conduire plus sûrement ».

Les plus farouches partisans de répression routière réfutent ces arguments et jugent les appareils “anti-civiques” ou “anti-citoyens” dans la mesure où les possibles contrevenants modulent leur conduite le temps de passer le contrôle et, au-delà, adoptent à nouveau un comportement délinquant.

En France, les associations telle la Ligue contre la violence routière demandent, en conséquence, l'interdiction pure et simple de la commercialisation de ces appareils.
 
Les fondateurs de ces systèmes et leurs dirigeants invoquent, eux, au contraire, une mission et des fonctions vertueuses.
 
Ils disent que leurs appareils, bien au-delà de la signalisation des contrôles, permettent aux conducteurs de connaître précisément les limitations de vitesse au fil de la route et, donc, de les respecter.
 
Les conducteurs se signalent également des obstacles qui nuisent à la fluidité du trafic -embouteillages, accidents, chantiers-, voire peuvent représenter un danger : incidents de voirie, intempéries…

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Commentaires
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cemoi265

l'alcool au volant est dangereux pour soi et surtout pour les autres qui n'ont rien demandé. Solution proposée par la ligue de ceux qui haïssent les automobilistes : tout interdire. Bravo mais démago Pour les alcolo qui prennent le volant, ne serait il pas plus simple de rendre le démarrage de la voiture impossible avec le couplage à un éthylomètre ? Je sais, cela ne les empêchera pas de faire souffler la grand-mère, mais supprimer les avertisseurs les empêchera t'ils de rouler bourrés ? Non, mais cela remplira plus les caisses (CQFD). Pour rappel, en 1850, je dis bien 1850, il y avait environ 1500 morts par an à cause des accident hippomobiles. Faut ' il revenir aux chevaux ?

contact312

Bienvenue au club des abonnés Coyote ! Gros rouleur (85000 km/an), je ne peux qu'encourager chacun à s'équiper d'un ! Idéal pour connaître les limitations des différents tronçons empruntés (la aussi que de pièges...), utile pour les accidents ou perturbations de circulation signalées, et rassurant quand on est en retard à 1 rv et que l'on doit faire (ô sacrilège) du 150/160 sur autoroute dégagée... Eh oui il n'y a pas que des retraités sur les autoroutes pour rouler à 110 sur la voie de gauche, il y a aussi ceux qui travaillent pour payer les retraites... et pour qui 20 km/heure de gagnés sur chaque déplacement font une belle différence en fin de journée.

speedgrapher13972

même s'ils ne se sont pas manifestés au bout de cet article, les partisans de cette répression a tout va semblent se faire de moins en moins nombreux tout de même. je suis rassuré au moins sur ce point. j'aimerais aussi que pour les prochaines présidentielles, les bords politiques prennent position a propos du racket routier.

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