Mitsubishi ASX (2023). À bord du jumeau du Renault Captur
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Mitsubishi ASX (2023). À bord du jumeau du Renault Captur

Le nouveau Mitsubishi ASX est un Renault Captur dont on a changé les logos. Mais derrière ce constat se cache l’approche d’un segment inédit pour le constructeur japonais, une gamme différente de celle du Captur, ainsi qu’une stratégie de reconstruction pour la marque.

Par MaxK
Publié le Mis à jour le

L'argus vous présente le nouveau Mitsubishi ASX, étroitement dérivé du Renault Captur.

Clément Choulot

En janvier dernier, lorsque Mitsubishi a annoncé une nouvelle génération d’ASX sur base Renault avec une photo teaser, il ne faisait aucun doute que ce SUV serait étroitement dérivé du Captur de la marque au losange. Une stratégie parfaitement cohérente avec la politique de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Le Nissan Juke, lui aussi, partage sa plate-forme CMF-B avec le petit crossover français. Ces deux derniers se démarquant nettement l’un de l’autre sur le plan du style, on pouvait espérer qu’il en soit de même avec le benjamin de la fratrie. Mais il en a été décidé autrement.

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Feux, boucliers, jantes..., tout est repris du Renault Captur.

Clément Choulot

À quelques détails près, le nouveau Mitsubishi ASX est littéralement un Renault Captur rebadgé, comme peut l’être une Suzuki Swace à partir d’une Toyota Corolla. Il faut dire que Mitsubishi revient de loin, le constructeur ayant annoncé en 2020 geler tous ses projets de lancements en Europe. L’Alliance fit volte-face à ce sujet quelques mois plus tard. L’Éclipse Cross hybride rechargeable a permis à la marque de tenir sur le Vieux Continent entre-temps. Place maintenant à une reconstruction très rationnelle, dans l’espoir que la phase suivante soit celle d’un véritable renouveau.

Une Renault qui ne se cache presque pas

Pour entamer sa relance, Mitsubishi a donc choisi le marché des SUV du segment B, soit le plus porteur en Europe. Le nouvel ASX affiche les mêmes dimensions que le Renault Captur, soit 4,23 m de long, 1,80 m de large, 1,57 m de haut et 2,64 m d’empattement. Il se révèle ainsi bien plus court que son prédécesseur, qui s’étendait sur 4,37 m et évoluait donc sur le segment supérieur. L’ASX se distingue du Captur à sa calandre garnie de chromes.

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Mitsubishi a harmonieusement intégré son logo à la calandre.

Clément Choulot

La forme de ses inserts permet à la partie centrale de la grille de reprendre la forme d’enclume chère à Mitsubishi. L’intégration du logo du constructeur se fond harmonieusement dans ce bloc séparant capot et bouclier. À l’arrière, en revanche, point d’emblème pour cacher la caméra de recul, Mitsubishi ayant préféré inscrire son nom sur toute la largeur du hayon. La protubérance logeant l’objectif s’en trouve quelque peu disgracieuse. Emblème mis à part, les jantes de l’ASX (17 ou 18 pouces) sont aussi reprises du Captur.

Une gamme relativement simple

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La caméra de recul, de série, n'est plus cachée par un logo.

Clément Choulot

Dans l’habitacle du nouvel ASX, seul le logo Mitsubishi apposé sur le volant permet de se rappeler que l’on n’est pas à bord d’un Renault Captur. La présentation intérieure est identique. Comme son jumeau tricolore, le SUV japonais propose trois types de combinés d’instrumentation correspondant aux niveaux de gamme : compteurs analogiques avec petit écran de 4,2 pouces, écran de 7 pouces, ou tableau de bord numérique personnalisable de 10,25 pouces. Idem côté écran central avec un moniteur tactile horizontal de 7 pouces ou un afficheur tactile vertical de 9,3 pouces. Le catalogue du Mitsubishi ASX propose une offre plus resserrée que celle du Captur, s’articulant autour de quatre finitions nommées Inform, Invite, Intense et Instyle, contre sept configurations actuellement proposées pour le Captur. L’ASX profite en outre d’un équipement relativement complet dès son entrée de gamme, qui compte notamment :

  • régulateur de vitesse ;
  • radar de recul ;
  • caméra de recul ;
  • alerte de franchissement de ligne ;
  • connectivité Apple CarPlay et Android Auto sans fil ;
  • projecteurs à LED ;
  • banquette arrière coulissante.

Les versions les plus huppées bénéficient de série d’un système de navigation, d’un radar de stationnement avant, d’un chargeur à induction, d’un régulateur de vitesse adaptatif ou encore d’une aide au maintien dans la voie dont la largeur du champ d’action sera paramétrable. Quelques packs d’options peuvent s’ajouter à cela, et Mitsubishi se démarque par une gamme d’accessoires rappelant son historique comme constructeur de SUV et tout-terrains. Un coffre de toit, des marchepieds pouvant supporter 150 kg ou encore une boule d’attelage rétractable sont disponibles.

L’hybridation Renault E-Tech chez Mitsubishi

Les motorisations du Mitsubishi ASX proviennent aussi de chez Renault, notamment les hybrides qui héritent de la technologie E-Tech. L’offre comprend les blocs suivants :

  • 1.0 l turbo essence 91 ch* (BVM6) ;
  • 1.3 l turbo micro-hybride 140 ch (BVM6) ;
  • 1.3 l turbo micro-hybride 158 ch* (DCT7) ;
  • 1.6 l hybride 145 ch (BVA à crabots) ;
  • 1.6 l hybride rechargeable 160 ch (BVA à crabots).
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Le catalogue comprend trois types de tableau de bord et deux types d'écran central.

Clément Choulot

Ce dernier bloc est associé à une nouvelle batterie de de 10,5 kWh, à laquelle aura également droit le Captur restylé attendu pour 2023. Le modèle actuel se contente de 9,8 kWh. L’autonomie annoncée en mode « zéro émission » demeure toutefois inchangée, avec 49 km revendiqués. Cette variante se reconnaît aux badges apposés sur ses portes avant. L’accumulateur du groupe motopropulseur hybride de 145 ch est également nouveau puisqu’il profite d’une capacité de 1,3 kWh, contre 1,2 kWh jusqu’à présent. Une amélioration dont bénéficiera aussi le Captur « phase 2 » dans sa version correspondante. Mitsubishi ne prévoit ni diesel ni électrique pour son dernier-né.

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Mitsubishi prépare une gamme d'accessoires d'extérieur.

Clément Choulot

Des objectifs raisonnables

Si les liens entre l’ASX et le Captur sont si étroits, c’est aussi parce que le premier sera produit par Renault aux côtés du second à Valladolid, en Espagne. Lucide, la firme tokyoïte table sur environ 35 000 ventes par an en Europe pour le nouvel ASX, dont 3 000 à 4 000 en France. À titre de comparaison, 52 605 Renault Captur ont été immatriculés dans l’Hexagone en 2021 et 158 580 en Europe. Le précédent ASX, commercialisé sur le Vieux Continent de 2010 à 2021, s’y était écoulé à environ 380 000 unités. Autre temps, autres alliances : il prêtait sa plate-forme aux Peugeot 4008 et Citroën C4 Aircross.

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En prenant le Captur comme base, le nouvel ASX se montre bien plus court que le précédent.

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Les tarifs du nouveau Mitsubishi ASX n’ont pas encore été révélés. Plutôt que de tirer les prix vers le bas pour séduire au risque de ne pas trouver la rentabilité, Mitsubishi prévoit de positionner les finitions de son SUV à cheval entre celles du Renault Captur avec des dotations par niveau de gamme légèrement différentes. Et l’ASX bénéficiera d’office de la garantie de cinq ans propre à la marque, quand Renault ne propose que deux ans de base. Les premières livraisons du Mitsubishi ASX II sont prévues pour mars 2023. Quelques mois plus tard, une nouvelle Mitsubishi Colt dérivée de la Renault Clio sera lancée.

* Ces chiffres devant encore être homologués, il est probable que les puissances finales soient identiques à celles de Renault : soit 90 ch et 160 ch.

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matlalanne Le 21/09/2022 - 11:58
C'est franchement décevant. Encore un copier-coller, alors que le teasing semblait alléchant...
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