Nissan a-t-il inventé la voiture à hydrogène idéale ?
habillage
banniere_haut

Nissan a-t-il inventé la voiture à hydrogène idéale ?

Une voiture à hydrogène qui fonctionne au bio-éthanol, c'est le principe du prototype présenté par Nissan. Le véhicule fabrique lui-même son hydrogène et peut se ravitailler à une pompe à essence classique. La solution idéale ?

Par Benoît Solivellas
Publié le Mis à jour le

Le Nissan Terra Fuel Cell (2012) était un concept-car utilisant une pile à combustible classique. Nissan ajoute à cette technologie une alimentation au bio-éthanol.

La voiture à hydrogène présente de nombreux avantages : elle n'occasionne aucune pollution directe et peut être ravitaillée en quelques minutes, comme une voiture à moteur thermique.

Mais voilà, les pompes à hydrogène sont coûteuses à mettre en place et leur approvisionnement n'est pas simple. Sans oublier un bilan écologique mitigé puisque la production d'hydrogène se fait aujourd'hui en brûlant du gaz naturel.

 

Production embarquée d'hydrogène

Pour résoudre ces problèmes, Nissan travaille sur la technologie e-Bio Fuel-Cell. Il s'agit d'une pile à combustible classique utilisant de l'hydrogène pour produire de l'électricité, laquelle alimente à son tour un moteur électrique. Mais ici, l'hydrogène est fabriqué à bord, par un « réformeur » brûlant du bio-ethanol.

nissan e-Bio Fuel-Cell

 

La question des bio-carburants

Cette fabrication embarquée de l'hydrogène se déroule à haute température et génère des émissions de CO2. Le bilan écologique n'est donc pas neutre. Mais Nissan compte sur le bio-éthanol pour compenser ces émissions. Ce carburant d'origine végétale puise en effet du CO2 pour sa production.

Toutefois, les opposants aux bio-carburants ont souvent montré les limites de ce calcul. De son côté, Nissan met en avant "un cycle carbone neutre" grâce la culture de canne à sucre et céréales nécessaire au bio-éthanol.

 

Déjà un prototype en 1999

R'nessa FCV
Nissan R'nessa FCV

Cette technologie e-Bio Fuel-Cell n'est pas vraiment nouvelle. En 1999, Nissan travaillait déjà sur ce sujet et avait réalisé un prototype baptisé R’nessa FCV.

La technologie était balbutiante, il fallait 15 minutes au système pour monter en température et produire de l'hydrogène, la vitesse de pointe de la voiture n'était que de 70 km/h.

Nissan donne encore peu de détails sur ce nouveau prototype et précise simplement qu'il possède une autonomie de 600 km. Plusieurs exemplaires seront produits et mis à disposition d'entreprises ou de collectivités à partir de 2020.

Étiquettes
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours