Nissan et NEC lancent la fabrication en masse de batteries pour véhicules
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Nissan et NEC lancent la fabrication en masse de batteries pour véhicules

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Le constructeur automobile japonais Nissan et le groupe de technologies NEC ont officiellement lancé lundi leur coentreprise de fabrication de batteries pour véhicules électriques et hybrides, dans laquelle ils investiront 12 milliards de yens (75 millions d'euros) sur trois ans. Cette coentreprise, dont la création avait été annoncée en avril 2007, sera capable de produire 13.000 batteries lithium-ion au manganèse en 2009, et jusqu'à 65.000 par an à partir de 2011 dans une usine de Zama, près de Tokyo.

 

Le groupe NEC et Nissan avaient initialement annoncé qu'ils se partageraient à parité le capital de la société, baptisée Automotive Energy Supply Corporation (AESC). Mais finalement, Nissan aura une participation de contrôle de 51% dans cette entreprise, appelée à jouer un rôle-clé dans son projet de lancer massivement une voiture tout-électrique à partir de 2010. "Pour être le leader dans les véhicules électriques, nous devons d'abord devenir le leader dans les technologies pour batteries", a expliqué lors d'une conférence de presse le vice-président exécutif de Nissan Carlos Tavares. "Nous vendrons les batteries à toute entreprise intéressée à utiliser notre technologie prête à l'emploi", a-t-il ajouté, précisant que les premières unités produites seront destinées à des chariots élévateurs.AESC combinera le savoir-faire de Nissan en matière de blocs de batteries pour automobile et les technologies de NEC, qui mène depuis le début des années 90 des recherches sur les batteries lithium-ion au manganèse dans le but, à l'origine, de les appliquer aux téléphones cellulaires. "En raison du contrôle des émissions polluantes et de la hausse des prix du pétrole, le marché mondial (pour les batteries) devrait passer d'un million d'unités en 2010 à trois millions en 2020", a estimé lors de la même conférence de presse le vice-président exécutif de NEC Konosuke Kashima.

 

Les batteries d'AESC comportent une structure de manganèse, un élément plus sûr que le cobalt et le nickel qui équipent traditionnellement les batteries lithium-ion, mais qui comportent un danger d'explosion en cas de surcharge, a expliqué le président de la coentreprise, Masahiko Otsuka. "S'agissant d'applications pour l'automobile, la sécurité est impérative", a-t-il affirmé.

 

Par ailleurs, Nissan a annoncé lundi qu'il allait étudier avec la préfecture japonaise de Kanagawa, dans la banlieue sud-ouest de Tokyo, un projet visant à encourager l'usage de véhicules électriques au moyen de subventions et de ristournes fiscales. Nissan et les autorités locales espèrent ainsi que 3.000 voitures électriques circuleront à l'horizon 2014 dans Kanagawa, préfecture de 9 millions d'habitants qui est le berceau historique du constructeur automobile. Nissan a déjà conclu des accords similaires avec Israël et le Danemark, et des négociations sont en cours avec un pays du Golfe.

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