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Opel Agila 1.2 16V Elégance / Suzuki Wagon R+ 1.3 GLX

Malgré leurs moteurs différents, ces voitures se battent à armes presque égales
Malgré leurs moteurs différents, ces voitures se battent à armes presque égales

Deux véhicules très proches l’un de l’autre malgré un moteur différent, voilà ce que proposent Suzuki, le spécialiste des « minispaces », et Opel, qui prend le train en marche. Désormais, le client a le choix. FACE A FACE.

Aux réseaux ,maintenant, de bien présenter leur produit: une vraie Suzuki garantie durant trois ans; ou une petite Opel équivalente dont l'extension de garantie de deux ans est facturée 1 900 F.  Denis MEUNIERL’ancien Wagon R+ a donné des idées à General Motors. Dès 1995, en effet, des rapports étaient établis avec Suzuki – dont GM possède 9,9 % du capital – en vue de préparer son successeur. Cela permet aujourd’hui à la marque japonaise de proposer un nouveau Wagon R+ européanisé, et à Opel d’inclure dans sa gamme un " minispace ", devenant ainsi le premier constructeur européen dans ce cas. Pour les deux marques, l’avantage est bien réel puisqu’elles partagent ainsi les coûts, grâce à une base commune et à des fournisseurs communs, même si les deux véhicules sont fabriqués dans des usines différentes : l’Agila vient de Pologne, le Wagon R+, de Hongrie.

A voir nos photos, on pourrait croire que l’Agila et le Wagon R+ sont physiquement assez différents. Cela est simplement dû au fait que le Suzuki essayé ici est un véhicule de démonstration, affublé de multiples accessoires ayant tendance à l’alourdir visuellement : spoilers avant et arrière, bas de caisse, déflecteurs latéraux, entourage chromé des feux arrière et échappement chromé. Néanmoins, d’origine, certaines différences existent, un peu comme celles que l’on constate entre un 806 et un Evasion.

Si les boucliers des deux modèles sont peints dans la couleur de la carrosserie et démunis de protections contre les petits chocs, leur dessin n’est pas tout à faMalgré leurs moteurs différents, l'Opel Agila et la Suzuki Wagon R+ se battent à armes presque égales.  Denis MEUNIERit identique. L’Agila se distingue par sa plaque minéralogique intégrée au hayon, ses rétroviseurs de la couleur de la carrosserie et ses baguettes latérales fixées à mi-hauteur des portes. Sur le Wagon R+, les baguettes de protection placées plus bas sont un peu moins efficaces, les rétroviseurs sont noirs, mais la calandre bénéficie d’un entourage chromé et le hayon est surmonté d’un aileron donnant de la personnalité ou surchargeant l’ensemble, selon les goûts de chacun. L’Agila Elégance et le Wagon R+ GLX ont, en revanche, droit tous les deux à des jantes en alliage et à des barres de toit.

Mécanique
Malgré la synergie existant entre les deux marques, Opel a préféré utiliser ses propres moteurs pour équiper l’Agila, plutôt que de faire appel aux motorisations de Suzuki. Comme le 1.0 12V, le 1.2 16V essayé ici est dérivé de celui de la Corsa. Ce moteur développe 75 ch, soit, à un cheval près, la même puissance que celui de 1 300 cm3 du Suzuki Wagon R+. Assez bruyant dès que l’on accélère franchement, il se montre toutefois à la hauteur de sa tâche, en procurant des performances très correctes. Il permet à l’Agila de s’aventurer hors des villes : avec une vitesse maximale de 155 km/h, il lui autorise, en effet, un rythme de croisière suffisant, et ses reprises ne sont pas catastrophiques.

Mais, naturellement, c’est dans les centres urbains que l’Agila est le plus à l’aise. Sa motorisation convient bien à son gabarit, et la liaison entre moteur et embrayage ne pose pas de problème. Il est malheureusement dommage que la commande par câbles de la boîte de vitesses d’origine Suzuki soit ferme et bruyante, rendant les changements de rapports peu agréables. Pour une petite citadine, c’est raté. En ce domaine, l’expérience de l’ancien Wagon R+ n’a pas porté ses fruits. Il paraît que, avec les kilomètres, la commande devrait s’améliorer. Acceptons-en l’augure...

Au volant du Suzuki, on découvre un moteur également très bruyant et un peu plus vif. D’autant plus vif que l’embrayage agit sans grande progressivité. Il faut donc s’y habituer pour ne pas risquer de caler. Mais, même avec l’habitude, on ne retrouve pas en ville la conduite décontractée d’une petite citadine idéale. D’autant que la commande de boîte, par la force des choses, n’a rien à envier à celle de l’Agila. Avec leurs moteurs différents et leurs boîtes identiques, les deux rivales restent donc très proches sur la route. En consommation, en revanche, le Wagon R+ prend un léger avantage, malgré des performances légèrement supérieures.

Châssis
Identiques structurellement, l’Agila et le Wagon R+ se comportent de la même façon. En ville, ils font preuve d’une grande maniabilité grâce à leur longueur réduite et à leur direction assistée (électriquement), qui serait encore plus agréable si l’effort à fournir au volant en manœuvres était plus réduit.

Le confort, en tout cas, a progressé par rapport à l’ancien Wagon R+. Le passage sur les plaques d’égout ou sur les revêtements dégradés des petites départementales n’est plus rédhibitoire. Les voies augmentées profitent à l’équilibre des voitures, de même que l’allongement de l’empattement, désormais plus important que celui de la Twingo.

La tenue de route est donc rassurante, mais le roulis reste sensible, sans être excessif, du fait de la grande hauteur de la caisse. Côté dynamique, on ne peut pourtant parler de match nul, car le Wagon R+ a pour lui d’être chaussé de pneus plus larges. Surtout, il reçoit de série l’ABS, un équipement de sécurité qu’Opel propose bien sûr, mais en option pour 3 500 F. Et cela, y compris en finition Elégance.

Vie à bord
A l’intérieur, l’Agila et le Wagon R+ ne se distinguent que par leurs selleries, plus vive chez Opel. Pour le reste, on est dans le même véhicule. La position de conduite séduit par le positionnement des sièges légèrement plus haut que dans une voiture normale, et on se fait finalement assez bien à l’absence de réglages en hauteur du siège du conducteur comme du volant. La garde au toit du reste est importante, et la place pour les jambes à l’arrière correspond à celle disponible dans une voiture du gabarit de la Saxo. Mais il n’y a que quatre places dans l’Agila et le Wagon R+, auxquelles on accède, c’est l’avantage par rapport à certaines petites voitures, par quatre portes.

La banquette arrière est donc divisée en deux parties égales et se rabat astucieusement en repliant les dossiers sur les assises, qui s’abaissent automatiquement de façon à former un plancher plat. Mais, tel qu’il est, le petit coffre peut déjà satisfaire les acheteurs d’une voiture conçue pour la ville. Il y a même un cache-bagages, amovible mais assez fragile d’aspect.

Quant aux rangements, on en trouve beaucoup aux places avant, où deux tiroirs notamment sont installés sous les sièges.

Equipements
Pour des petites voitures, Agila Elégance et Wagon R+ GLX disposent déjà d’une belle panoplie. Tous deux reçoivent en effet la direction assistée, des airbags pour le conducteur et le passager, les vitres avant et les rétroviseurs électriques, un autoradio, des jantes en alliage et des phares antibrouillard. Le verrouillage centralisé fait aussi partie de la liste, mais il ne se commande hélas pas à distance. Une lacune, comme ont déjà pu le constater toutes celles et tous ceux arrivés à leur voiture avec des paquets plein les bras ou en portant un enfant.

Le Wagon R+ GLX bénéficie nous l’avons vu de l’ABS. L’Agila Elégance ne peut répliquer qu’avec un écran central indiquant, en plus de l’heure comme sur le Wagon R+, la température extérieure, la date et la fréquence de la radio. Cet affichage déjà vu sur d’autres modèles rassurera les habitués d’Opel que l’aspect des plastiques de la planche de bord pourrait inquiéter. De plus, l’autoradio bien intégré et l’origine Opel des commodos et de certaines commandes – celle des phares, par exemple – contribuent à rehausser la finition.

Chez Suzuki, on n’a rien trouvé de mieux pour égayer la planche de bord que de proposer en option une façade centrale imitant le carbone. A éviter, ne serait-ce que pour les reflets.

Bilan
Pour 900 F d’écart, le client a désormais le choix entre une Suzuki ou une Opel tout à fait comparables dans les grandes lignes. Surprise, c’est l’Agila le moins cher,mais il n’a pas l’ABS. Le Wagon R+ a le plus gros moteur, mais il consomme moins. Finalement, c’est sans doute les réseaux qui feront le succès de ces modèles. Ou la garantie : trois ans chez Suzuki, un seul chez Opel.

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