Opel Corsa : inégale
habillage
banniere_haut

Opel Corsa : inégale

Entièrement nouvelle, au nom près, la petite allemande marque d’importants progrès dans tous les domaines.

Par Michel Meilleray
Publié le Mis à jour le

La nouvelle Corsa conserve de nombreux éléments extérieurs non peints dans la couleur de la caisse, comme le veut la mode actuelle.

Après sept ans de carrière, l’Opel Corsa troque ses fossettes d’adolescente pour les rondeurs de l’âge mûr. Si, cette maturité fait penser à l’Astra, elle s’exprime également en termes de sécurité et de motorisations.

La nouvelle Corsa conserve de nombreux éléments extérieurs non peints dans la couleur de la caisse, comme le veut la mode actuelle. DRLe dessin de la génération en cours avait le mérite de l’originalité, mais il ne faisait pas l’unanimité et privilégiait trop la carrosserie à trois portes. Tout en gardant d’excellentes caractéristiques aérodynamiques, un des points forts de la marque, la nouvelle Corsa adopte un dessin à la fois plus mûr et plus classique. Plus tendu, il vise à renforcer le caractère de cette gamme et à identifier clairement son appartenance à la famille Opel.

Plus grande, plus forte

La marque allemande livre ainsi au regard une très belle voiture, mais, sans aucune fantaisie et, au final, assez tarabiscotée. Lignes tendues, surfaces sculptées alternent avec des galbes évocateurs, comme celui des ailes arrière. La surprise vient du passage au noir de nombreux éléments, alors que la tendance est aux pièces peintes dans la couleur de la carrosserie. Bas de caisse, baguette latérale, une bonne partie des boucliers et un large contour des vitrages arrière se retrouvent ainsi contrastés en noir. Inattendu, mais réussi.

En dépit de son aspect plastifié sensible au toucher, la finition, ici en Sport, présente un aspect flatteur à tous les niveaux de gamme. DRDans une catégorie en pleine expansion, la Corsa se devait, elle aussi, de grandir. L’empattement progresse de 4,6 cm pour atteindre 2,491 mn, et ce au bénéfice des places arrière qui conservent cependant un volume étriqué. C’est flagrant dans la version à trois portes qui, outre des vitres de custode fixes, présente un accès difficile aux places arrière. En effet, le siège avant ne coulisse pas, et seul le dossier se rabat afin de libérer le passage. En revanche, les 8 cm supplémentaires, obtenus en largeur aux places avant à hauteur des épaules, améliorent sensiblement le confort à bord. Avec des assises de sièges plus longues, cela serait encore mieux.

L’autre grande avancée concerne les motorisations sur la base de brillants groupes multisoupapes y compris en Diesel. Si on excepte le moteur 1.0 12V à trois cylindres, trop modeste et trop creux pour être efficace, la version 1.2 16V de 75 ch se révèle la bonne pointure de cette gamme. Vif et sobre, il permet d’opter pour la nouvelle transmission automatique Easytronic. Le moteur 1.4 16V de 90 ch pousse le châssis à ses limites, tandis que la version GSI à moteur 1.8 16V de 125 ch contient la puissance grâce à un antipatinage, mais, procure des sensations fortes, pour ne pas dire des frayeurs dès que la chaussée se détériore. Quant au Diesel à injection directe, multisoupapes, il se passe de rampe commune pour afficher une sobriété exemplaire avec une consommation moyenne de 4,7 litres aux 100 km et des émissions de CO2 limitées à 127 g/km.

Travail réussi

Le train avant, désormais solidaire d’un faux châssis, bénéficie d’ancrages supérieur et inférieur renforcés. A l’arrière, on retrouve l’essieu de torsion traditionnel, mais, les différentes versions à moteur 1.4, 1.8, et 1.7 DTI bénéficient d’épures et de tarages différents. La sécurité active en profite pour présenter un train avant mieux guidé et un train arrière moins sensible.

Quant à la sécurité passive, la Corsa reste un exemple, en offrant en plus un pédalier rétractable en cas de choc ; une disposition qui évite de graves blessures, souvent invalidantes, aux chevilles. On comprend d’autant moins la mesquinerie de la marque pour la ceinture centrale arrière : simple ventrale en finitions base et Sport, 3 points avec appuie-tête sur les autres !

Généreusement pourvue de rangements, globalement bien motorisée, joliment présentée et honnêtement équipée, la nouvelle gamme Corsa pèche surtout par une insonorisation défaillante, et quelques défauts structurels, ainsi que des imperfections variables d’une version à l’autre. Le travail d’homogénéité entrepris et réussi dans le domaine du style devra être poursuivi sur l’ensemble de la voiture.

Étiquettes
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours