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Pneus sous-gonflés : la sécurité sous pression

Rouler sous-gonflé dégrade sensiblement le comportement de son auto.
Rouler sous-gonflé dégrade sensiblement le comportement de son auto.

Toute négligence est source de danger : comportement routier altéré, risque d'aquaplaning, usure accélérée. Pour vous en convaincre, L'argus a mené des tests exclusifs.

Page 1Pneus sous-gonflés : la sécurité sous pression 

Chaleur, surcharge et longs trajets sont autant de facteurs qui vont mettre à mal vos pneumatiques sur la route des vacances. Le seul moyen d’être sûr d’arriver à bon port est de bien vérifier ses enveloppes, notamment leur pression.

Si pour certains, c’est le b.a.-ba, deux automobilistes sur dix reconnaissent ne pas contrôler l’usure de leurs pneus. Proportion qui tombe à un sur dix concernant la pression. Un tiers ne contrôle jamais ou presque leur roue de secours.

Résultat : en 2012, un accident mortel sur neuf (11,8%) survenant sur autoroute était lié à l’état des pneumatiques.

Effet naturel

Qu’un pneu se dégonfle n’a rien d’anormal car la structure et la gomme qui le composent ne sont pas totalement imperméables à l’air. Même sans rouler, un pneu peut perdre jusqu’à 0,1 bar par mois.

Face à cette réalité, l’Union européenne a rendu obligatoire, à partir du 1er novembre 2014, le contrôle de la pression des pneus sur l’ensemble des modèles. Cependant, la précision de cette information varie selon les technologies utilisées.

La perte moyenne constatée est de 0,5 bar.
La perte moyenne constatée est de 0,5 bar.

Ainsi, l’alerte de pression, la plus basique, signale un éventuel sous-gonflage par le biais d’un unique voyant, quel que soit le pneu concerné, tandis que le système de contrôle de la pression ou TPMS (Tire Pressure Monitoring System) indique la pression précise, en temps réel, pour chaque enveloppe.

Sur les véhicules qui en sont privés, on peut réduire la déperdition grâce au gonflage à l’azote, à condition que cela soit fait dans les règles de l’art. Les molécules d’azote étant plus grosses que les molécules d’oxygène, elles ne peuvent s’échapper.

À LIRE - Quels sont les meilleurs pneus SUV ?

Moins 0,5 bar

Si la perte moyenne s’élève généralement à 0,5 bar, les conducteurs prennent-ils vraiment conscience des risques encourus ? Peu probable. Nous avons donc procédé à un test destiné à comparer les performances de pneus à la bonne pression et en sous-gonflage. Certains résultats devraient interpeller les plus insouciants.


Nos procédures de test
Tous les essais ont été réalisés sur le circuit de Mireval, près de Montpellier. Un rodage de 13,2 km a été effectué à allure modérée (90 km/h en ligne droite, 60 km/h en virage), et en permutant les enveloppes avant et arrière à mi-distance.

Le recours à l’outil informatique variait selon les tests. Si le ressenti du pneu sur circuit est une donnée subjective, ce critère a tout de même son importance, notamment en situation d’urgence.

La mesure de la consommation nécessite deux autos pour fiabiliser les résultats.
La mesure de la consommation nécessite deux autos pour fiabiliser les résultats.

Pour chaque essai, nous avons utilisé une Peugeot 308 e-HDi 110 ch dont la pression préconisée est de 2,4 bars, que nous avons ramenée à 1,9 bar en phase de sous-gonflage. Chaque mesure a été faite à froid. La dimension choisie est la plus répandue (205/55 R16 91V) et le profil du pneu est un Dunlop Sport Maxx RT en indice de vitesse W (le modèle était indisponible en indice V). 

À LIRE - L'essai de la nouvelle Peugeot 308 BlueHDi 120
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Commentaires
oleasluv612

Je cite l'article : "Sur les véhicules qui en sont privés, on peut réduire la déperdition grâce au gonflage à l’azote, à condition que cela soit fait dans les règles de l’art. Les molécules d’azote étant plus grosses que les molécules d’oxygène, elles ne peuvent s’échapper. " 1) les molecule d'azote sont plus petite que celle d'oxygene 2) l'ecart d'echauffement entre de l'air et de l'azote c'est de l'ordre du 3eme chiffre apres la virgule (j'ai fais le calcul avec un code thermo pour le prouver a un collegue) 3) le seul interet du gonflage a l'azote est l'inertage par rapport a la corrosion. Merci de ne pas repandre de fausse information. Mieux vaut verifier la pression de ses pneu a l'air tout les mois que de se payer un gonflage a l'azote par an. En plus, un gonflage a l'azote serieux devrait se faire avec de multiple gonflage & degonflage afin de dilluer un maximum l'air restant. Mais je doute franchement que cela soit fait.

cire1er056

Boujour, c'est exact. On ne parle jamais du surgonflage! J'ai fais un stage de pilotage typé rallye il y a une dizaine d'année et mon prof m'avait dit que c'était mieux de gonfler les pneus 0.5 bars au dessus de ce que préconisent les constructeurs (meilleure tenue de route, freinage, consommation). Lui gonflait à 3 bars. Moi je mets 2.8 bars. Il n' y a pas de risque puisque qu'un pneu explose à une pression beaucoup grande. Alors pourquoi les constructeurs préconisent-ils des pressions si basses ? Le confort en est la raison principale je pense. Personnellement, avec 2.8 bars dans mes pneus je consomme moins sur autoroute qu'avec 2.4 bars mais les pneus sont plus sensibles aux vibrations (attention aux coups de trottoir par exemple sinon il faut refaire un équilibrage) Maintenant chacun peut faire l'essai et comparer.

busson.gerard379

Bravo pour les essais et les conseils concernant les pneus sous-gonflés. Mais qu'en est-il en cas de pneus sur-gonflés ? Un de mes garagistes m'avait dit qu'il était préférable de sur-gonfler sérieusement (0,5 bars) les pneus (sur une XM) pour diminuer l'usure et particulièrement latérale. Est-ce sans danger et jusqu'à quelle pression ? Existe-t-il des tests sur ce sujet ? Merci.

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