Porsche 911 RSR : fini, le moteur en porte-à-faux !
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Porsche 911 RSR : fini, le moteur en porte-à-faux !

Dans son ultime déclinaison de course, la Porsche 911 abandonne ce qui l'a toujours caractérisée : le moteur en porte-à-faux arrière, implanté en position centrale sur cette nouvelle RSR. Une révolution qui pourra toucher les 911 de route ?

Publié le Mis à jour le

La Porsche 911 RSR est taillée pour les courses d'endurance type 24H du Mans, où elle se frottera aux Ferrari 488 et autres Ford GT.

CLEMENT CHOULOT

Un et un font deux, le feu brûle, l’eau mouille et la Porsche 911 embarque un moteur en porte-à-faux arrière. Autant d’évidences qui souffrent aujourd’hui d’une exception : dans sa version RSR 2017 de compétition, la Porsche 911 ramène son mythique flat-6 en position centrale, devant l’essieu arrière… et non plus derrière.

Le six cylindres à plat de la 911 RSR cube à 4,0 l de cylindrée, et développe une puissance d'environ 510 ch

Au jour de sa sortie en 1964, la 911 le justifiait ainsi : ménager un coffre à l‘avant, et surtout quatre places à bord qui n’ont jamais été étrangères à son succès. Au fil des générations, elle s’était même débarrassée du défaut inhérent à cette architecture particulière : une répartition des masses déséquilibrée, qui rendait son pilotage délicat. Un abandon qui survient donc au firmament de sa maîtrise !

 

La 911 rentre dans le rang

Comme les Ferrari 488 et Ford GT (qui courront comme elle aux prochaines 24H du Mans en catégorie GTE), la 911 revient donc à une architecture classique qui mêle deux avantages : équilibre plus naturel en virages et, maintenant la partie arrière « libérée », possibilité d’ajouter un extracteur d’air bien plus imposant.

Allié à l’immense aileron arrière (inspiré de sa majesté Porsche 919 LMP1), Porsche annonce un appui et une efficacité aérodynamiques « nettement améliorés ». Sur ce point, faisons confiance à la marque qui avoue avoir effectué plus de 35 000 km d’essai avec sa 911 RSR, soit le kilométrage le plus important jamais réalisé lors du développement d’une GT chez Porsche.

La 911 RSR est équipée d'un radar qui détecte l'arrivée des LMP1 plus rapides et avertit le pilote. Radicale, oui, mais sure !

 

Une future 911 sur le même moule ?

Difficile d’imaginer que cette architecture puisse arriver sur la future génération de 911. D’abord, car elle perdrait l’avantage des quatre places, proposition quasi-unique dans cette catégorie et contraire à son orientation « grand tourisme ».

Quant à la réserver aux 911 de route les plus méchantes (GT3, GT2), cela reste peu probable en considérant les coûts qu’engendreraient l’emploi de deux plate-formes différentes sur un même modèle.

Reste donc uniquement le problème du « discours » commercial : après avoir vanté cette architecture depuis plus de 50 ans, Porsche devra expliquer à ses clients les plus sportifs que pour aller encore plus vite, leur 911 n’a pas le moteur au bon endroit… Nul doute que ceux-ci l’attendront au tournant, dès sa première course programmée à Daytona les 28 et 29 janvier 2017.

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