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Prime à la casse : l'Etat veut que les constructeurs participent

prime à la casse
Le gouvernement veut demander aux constructeurs automobiles de participer au financement de la prime à la conversion pour 2019.

Alors que la prime à la conversion s'apprête à voir son champ d'action élargi pour 2019, le gouvernement souhaite faire participer les constructeurs au financement de cette mesure.

Sur l'année 2018, la prime à la conversion aura été un succès, avec environ 300 000 bénéficiaires au lieu de 100 000 prévus initialement. Et pour 2019, ce nombre pourrait être encore accru, puisque cette prime sera encore renforcée et augmentée pour certains types de véhicules comme les hybrides rechargeables. Une bonne chose pour le renouvellement du parc automobile, mais qui représente un coût de plus en plus élevé pour le gouvernement.

C'est ainsi que le ministre de l'Economie, Bruno le Maire, a pensé aux constructeurs pour participer au financement de cette mesure. « Avec François de Rugy (le ministre de l'Ecologie), nous demanderons demain aux constructeurs automobiles de participer à la prime à la conversion. Elle devra être plus efficace et toucher plus de Français », a t-il annoncé hier à nos confrères du Parisien.

Reste maintenant à savoir ce que Renault et PSA penseront de cette idée. Sachant qu'actuellement, la majorité des constructeurs proposent déjà des remises supplémentaires, pouvant se cumuler avec la prime à la conversion. Même s'il est vrai qu'en Allemagne, le gouvernement d'Angela Merkel a déjà réussi à obtenir une participation « officielle » de constructeurs comme Volkswagen, afin d'enlever de la circulation un maximum de vieux diesels.

 

Inciter à l'achat de modèles diesels récents, pour les interdire dans cinq ans ?

Enfin, il est assez étonnant de voir que certaines incohérences demeurent actuellement dans le système de la prime à la conversion. Par exemple, les Français peuvent actuellement en bénéficier pour l'achat d'un véhicule diesel récent soumis à la pastille Crit'air 2, alors que ceux-ci seront interdits d'ici quelques années (2024) dans certaines zones urbaines comme le Grand Paris. A croire que le gouvernement ne se soucie guère de la politique menée par les mairies et les régions...

 

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