Vous êtes ici :

Prime à la casse, malus, contrôle technique... ce qui change en 2019

voir les photos
ce qui change en 2019

Bonus-malus, prime à la conversion, pneus hiver, règlement WLTP, contrôle technique... La vie des automobilistes va changer en 2019. Point de révolution, mais des évolutions notables. Revue de détails.

Une prime à la conversion plus généreuse

Le grand chambardement ! A la révolte des Gilets jaunes, le gouvernement a répondu par des aménagements de dernière minute sur la prime à la conversion. Voici le dispositif tel qu’il doit fonctionner en 2019 :

  • Prime à la conversion sur pare brise d'une voiture
    Le montant de la prime à la conversion pourra atteindre jusqu'à 5 000 €.
    1 000 € de prime pour les ménages imposables qui achètent un véhicule thermique neuf ou d’occasion, pourvu que celui-ci émette 117 g de CO2/km au maximum et qu’il relève d’une pastille Crit’air 1 ou 2. Le véhicule mis au rebut doit être un diesel mis en circulation avant 2001 ou un véhicule à essence d’avant 1997.
  • 2 500 € de prime pour les ménages imposables qui achètent un véhicule hybride rechargeable ou électrique neuf. Les conditions de mise au rebut sont identiques à celles exposées ci-dessus.
  • 4 000 € de prime pour les ménages non imposables qui effectuent au moins 60 km par jour aller-retour pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion, pourvu que celui-ci émette 117 g de CO2/km au maximum et qu’il relève d’une pastille Crit’air 1 ou 2. Le véhicule mis au rebut doit être un diesel mis en circulation avant 2006 ou un véhicule à essence d’avant 1997.
  • 5 000 € de prime pour les ménages non imposables qui achètent un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion. Les conditions de mise au rebut sont les mêmes que pour l’achat d’un véhicule thermique par les ménages non imposables.

A lire. Prime à la conversion, quelle voiture acheter avec 1 000 € ?

 

Un malus écologique moins sévère

grille bonus malus automobile
Les montants du nouveau malus sont inférieurs à ceux de l'an passé.

Bien des évolutions arrivent cette année. La grille du malus écologique est chamboulée. Elle démarre à 117 g de CO2/km, au lieu de 120 g en 2018. Tous les montants sont différents et, surprise par rapport à 2018, seront inférieurs. Le gouvernement avait prévu de durcir le barème dans un premier temps, mais avec l’entrée en vigueur du règlement WLTP et la remontée des valeurs de CO2, l’exécutif a finalement calmé le jeu et a proposé une grille « assagie ». Sur la grille de malus, la pénalité maximale (10 500 €) correspondra à des émissions d’au moins 191 g de CO2/km, contre 185 g précédemment.

A voir. Les montants du malus écologique 2019

 

Les pick-up taxés

profil mercedes classe x blanc

La vraie nouveauté du malus 2019 est la taxation des pick-up.

La vraie nouveauté du malus 2019 est la taxation des pick-up. Depuis le 1er janvier, ces derniers ne sont plus exemptés de la taxe sur les véhicules de société (TVS) etils seront assujettis au malus écologique à partir du 1er juillet prochain. A noter que cette mesure ne concerne que les pick-up à cinq places, également appelés pick-up à double cabine (Mercedes Classe XRenault Alaskan…).

 

Contrôle technique pour les diesels

controle technique test pollution
Les diesels devront être soumis à un test d'opacité des fumées bien plus précis qu'actuellement.

La réforme sur la pollution a été reportée à l'été prochain, là encore suite à l’ire des Gilets jaunes. Il n’empêche, au 1er juillet 2019, les diesels devraient en théorie être soumis à un test d’opacité des fumées bien plus précis qu’actuellement. D’abord pour ce qui concerne les vieux diesels : jusqu’à Euro 4 (jusqu'à 2008), ceux-ci continueront de répondre à un seuil d’opacité résultant d’un calcul effectué par l’Utac. Donc pas de gros changements. Mais pour une partie des Euro 4 (après 2008) et pour les diesels plus récents (Euro 5 et 6), il s’agira de répondre à des seuils correspondants aux valeurs dites « plaquées », soit les valeurs d'homologation.

Qu’un véhicule ait 20 000 ou 300 000 km au compteur, il ne devra pas émettre plus de particules que lorsqu’il est sorti d’usine

Les professionnels du contrôle technique craignent, unanimement, que les diesels les plus modernes, pourvus d’un filtre à particules, paient un plus lourd tribut que les anciens, pourtant beaucoup moins propres.

La méthode de mesure sera aussi revue : après une phase de ralenti, la montée en régime devra être de 2 000 tr/min par seconde au minimum. Une fois le régime de régulation atteint, celui-ci devra être tenu entre 0,5 et 1,5 seconde. Retour au ralenti ensuite pour une durée de 5 secondes, avant une nouvelle montée en régime. Pour être valide, deux accélérations au minimum seront nécessaires, sept au maximum. Selon les chiffres divulgués par le groupe SGS (Sécuritest, Auto Sécurité), entre 4 et 5,5 % des diesels devraient être envoyés en contre-visite pour cause de fumée trop généreuse, contre 0,8 % à l’heure actuelle.

Entre 4 et 5,5 % des diesels devraient être envoyés en contre-visite au lieu de 0,8%.

Rien de nouveau pour les véhicules à essence, si ce n’est que, lors du contrôle de la pollution, plusieurs nouvelles données seront relevées et consignées dans une base de données afin d’édicter une future loi : niveau d’émissions de CO2, d’hydrocarbures imbrûlés, etc. Enfin, les codes de défaut émanant de l’OBD (on-board diagnostics) seront notés sur les procès-verbaux de contrôle technique.

Au niveau du matériel de mesure, les opacimètres utilisés devront être à la page. Point de révolution sur les machines. Simplement devront-elles être beaucoup plus sensibles que jusqu’à maintenant. 

A lire. Un contrôle technique encore durci en 2019

 

La norme WLTP entre pleinement en application

test wltp voiture
Le WLTP sera la seule méthode de mesure des consommations acceptée pour tous les véhicules neufs vendus à compter du 1er septembre 2019 en Europe.

Le nouveau système de mesure des consommations et des émissions de CO2 devrait pleinement entrer en application en 2019. Mais avec des « si », car la France a un gros souci de nature informatique : le système qui permet de consigner les valeurs de CO2 des véhicules n’est toujours pas en mesure d’accepter de passer du NEDC (l’ancienne méthode) au WLTP. Conséquence : les valeurs de CO2 sont pour l’instant exprimées en NEDC corrélé, une méthode inventée par Bruxelles qui a le don de faire flamber les émissions d’une même voiture de 4 à 6 % par rapport au NEDC. Si le WLTP était réellement entré en application au 1er septembre 2018, la différence aurait plutôt été d’environ + 20 %… L’Administration, après avoir plusieurs fois repoussé l’échéance, dit être capable de solutionner le problème fin 2019.

Outre ce souci purement français, le WLTP sera la seule méthode de mesure des consommations acceptée pour tous les véhicules légers neufs vendus à compter du 1er septembre 2019 en Europe. Les fins de série devront nécessairement avoir été écoulées d’ici là, sous peine de se voir interdites à la vente. En attendant cette date butoir, ces véhicules doivent montrer patte blanche depuis le 1er janvier 2019.

A compter du 1er septembre, tous les nouveaux véhicules devraient témoigner « d’informations relatives aux polluants atmosphériques »

Selon une recommandation européenne, les états membres devront veiller à ce qu’une information claire soit livrée au consommateur. Étiquettes présentes devant les véhicules, configurateur en ligne : tout devra être fait pour que l’automobiliste saisisse tout au premier coup d’œil. De plus, à compter du 1er septembre 2019, tous les nouveaux véhicules devraient témoigner « d’informations relatives aux polluants atmosphériques », sachant que le CO2 n’en fait pas partie. Cela afin de « sensibiliser le consommateur et lui permettre de faire un choix éclairé lors de l’achat d’un véhicule »  selon la recommandation de la Commission européenne.

A voir. Plus d'infos sur la nouvelle homologation WLTP

 

Les pneus hiver obligatoires en zone de montagne

Le ministère des Transports a indiqué qu’un décret visant à rendre obligatoires les équipements pneumatiques adaptés aux conditions hivernales était actuellement en cours d’élaboration. Il s’appliquera au 1er novembre 2019.

« Le projet de décret actuel prévoit d’ajouter une nouvelle section dans le code de la route devant permettre aux préfets de département faisant partie d’un massif de rendre obligatoire, dans une liste de communes choisies en zone de montagne après consultation des élus locaux, la détention ou la pose d’équipements pour les usagers »

La période d’obligation, « dans un souci d’homogénéité, précise le texte, sera unifiée au niveau national du 1er novembre de l’année N au 31 mars de l’année N+1 ».

peugeot 308 équipée de pneus hiver
Les pneus hiver sont recommandés lorsque le thermomètre est inférieur à 7°C.

Le ministère avoue que bien des points sont encore en cours d’élaboration. « La mise au point des obligations de détention ou de port d’équipements amovibles (chaînes) ou inamovibles (pneus neige, pneus hiver) selon les types de véhicules fait l’objet de discussions avec les parties prenantes », est-il expliqué, tandis que « de nouveaux tests sur routes enneigées seront conduits cet hiver pour évaluer les performances des pneus hiver selon différentes configurations de véhicules, de chargement et de route, afin de compléter les connaissances actuelles sur leurs performances ». 

A lire. Les pneus hiver bientôt obligatoires

 

Restrictions de circulation dans le Grand Paris

La métropole du Grand Paris (MGP) a voté le principe suivant : à compter du 1er juillet 2019 seront interdits à la circulation « les véhicules polluants disposant des pastilles Crit’air 5 et non classés à l’intérieur du périmètre de l’A86 ». « Cette action aura un effet bénéfique sur la santé de 5,6 millions d’habitants » explique la MGP. Ce sont 79 communes franciliennes qui sont concernées par cette mesure, laquelle ne s’imposera cependant pas à toutes les villes, chaque maire étant libre de signer l’arrêté d’interdiction de circulation.

Circulation dans paris
A compter du 1er juillet 2019 seront interdits à la circulation « les véhicules polluants disposant des pastilles Crit'air 5 et non classés à l'intérieur du périmètre de l'A86 ».

Afin de faire passer la pilule, les pouvoirs publics franciliens ont indiqué que cette restriction ne toucherait que 118 000 véhicules, « soit moins de 1 % du parc en région parisienne ». Les statistiques de parc en circulation fournies par AAA Data à L’argus n’apportent pas la même vision des choses. Ce sont 784 300 voitures qui seront frappées d’interdiction, soit 15,2 % du parc régional des véhicules particuliers. Et ce chiffre ne prend pas en compte les utilitaires et les poids lourds, eux aussi concernés.

784 300 voitures seront touchées par cette mesure, soit 15,2 % du parc régional des véhicules particuliers

AAA Data indique que certains véhicules officiellement en circulation ne le sont sans doute plus depuis longtemps, d’où une certaine prudence à adopter vis-à-vis de ces chiffres. Outre Paris et sa proche banlieue, quinze autres villes ou métropoles françaises devraient mettre en place des plans similaires pour lutter en 2019 contre la pollution atmosphérique.

A lire. Les véhicules polluants bientôt interdits dans le Grand Paris

 

Partager cet article
Mots clés
Commentaires
Voir tous les commentaires (7)
jchab657

C'est, un gag, le diaporama sur les "grands gagnants du malus 2019" ? L' Alfa Romeo Stelvio gagnerait 1740 € à 7613 € ??? Sérieux, le malus au 1/01/2018 était de 4253 € ! Donc un malus en hausse de plus de 3000 €. CE n'est quand même pas très sérieux d' avoir pris en compte le malus temporaire de septembre 2018 comme référence pour 2018 et non celui au 1 janvier indiqué au dessus. D' autant que très peu de voitures ont été livrées durant cette période en version MY19 (aucun pour le Stelvio) du fait du blocage des commandes dès Juin 2018 Refaites votre diapo en prenant en compte les tarifs au 1 janvier 2018 et 2019, ce sera plus crédible....et il n'y aura PAS de gagnants.

jchab657

Ecrire que le malus 2019 a baissé est juste une énormité. Il n'a baissé que par rapport à l' explosion prévue ! Pour ma propre voiture, Alfa Giulia 200 ch tb à 138g de CO2, malus au 1/1/18: 860 € (cf tarif avril 2018) Malus prévu au 1/1/19: 2773 € (cf tarif déc 2018 et calcul CO2 à 153g because WLTP, euro6d temp)... Et finalement malus 2019: 2060 € après révision de la loi de finances 2019. Alors lire dans les médias spécialisés que le malus aurait baissé en 2019 relève de la désinformation...que les écolos se rassurent.! Pour la même voiture, 240% de hausse, vive la baisse !!! ET c'était 90 € au 1/1/17

georgesserge

Ce qu'on nous donne d'un coté, on le reprend de l'autre ! Mais bien sur, ça marche toujours comme ça ! l'état n'invente pas de la monnaie, ce qui est distribué aux uns provient de taxes ou d'impots payés par d'autres !

Réagir à cet article
Envoi en cours
Annonces auto
146 361 voitures
L'argus  en kiosque
Nouveau
Recevez notre newsletter !

Nos articles vous intéressent ? Abonnez-vous !