Prime à la conversion 2021. Diesel totalement exclus en juillet.
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Prime à la conversion 2021. Diesel totalement exclus en juillet.

Dès son arrivée au ministère de la Transition Ecologique, Barbara Pompili avait clamé sa volonté d'exclure le diesel de la prime à la conversion. Un voeu qui sera exaucé en juillet 2021, puisque cette aide sera réservée aux véhicules essence Crit'Air 1, aux hybrides rechargeables et aux électriques.

Par Johann Leblanc
Publié le Mis à jour le

Hormis les voitures électriques ou hybrides rechargeables, seuls quelques modèles essence récents pourront encore profiter de la prime à la conversion en 2021.

[Mise à jour le 06/11/2020] Enième rebondissement lié à la crise à la fois sanitaire et économique qui perturbe l'année 2020 : alors  qu'elle devait changer au 1er janvier 2021, la prime à la conversion gardera les critères actuels jusqu'au 1er juillet, afin d'aider une filière automobile perturbée par le confinement. De quoi offrir un petit sursis aux diesels, qui seront acceptées pendant six mois de plus que prévu.

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Même si elle sera toujours proposée en 2021, la prime à la conversion va subir un nouveau coup de rabot dès juillet, après celui qui a déjà été effectué début août. Cette fois, ce n'est pas le critère des revenus qui sera modifié, mais bien celui des modèles éligibles. Tous les véhicules recevant la vignette Crit'Air 2 seront en effet désormais exclus. Cela comprend l'intégralité des diesels, y compris ceux qui sont neufs et répondent à la norme Euro 6 D-Full, ainsi que les modèles d'occasion postérieurs à septembre 2019, seuls éligibles jusqu'ici. Pas de changement, en revanche, pour les voitures essence ou hybrides, qui disposent de la vignette Crit'Air 1 même quand elles ont été immatriculées en 2011.

 

Réservée aux modèles essence après 2010

prime à la conversion barème aout 2020

Le barème de la prime à la conversion depuis le mois d'août 2020.

Hormis des électriques ou hybrides rechargeables, seuls les véhicules 100 % essence, ou les hybrides essence type Toyota, postérieurs à 2010 seront donc désormais éligibles. Pour l'Etat, c'est d'abord un bon moyen de faire des économies, en réduisant le nombre de candidats à cette prime. Les postulants devraient être d'autant plus limités que l'aide à l'achat d'un modèle thermique ou essence non rechargeable restera réservée aux ménages dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 13 849 €, avec un doublement pour ceux qui gagnent moins de 6 300 € par part ainsi que pour les gros rouleurs (plus de 12 000 km par an ou trajet domicile/travail supérieur à 30 km).

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Un retour du malus au poids en 2022 ?

Land Rover Defender gamme 2020

Les modèles les plus lourds sont dans le collimateur de Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique, et de la Convention citoyenne pour le climat (CCC).

Cette révision des vignettes Crit'Air était aussi un gage de bonne volonté donné à Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique, qui avait souhaité, dès qu'elle avait pris son poste, débarrasser la prime à la conversion du diesel. C'était donc un moyen de la faire patienter alors que sa proposition de malus sur le poids avait, à ce moment, été retoquée par Bruno Le Maire, ministre de l'économie, en raison des conséquences désastreuses qu'elle pourrait avoir sur l'industrie française. Un répit hélas provisoire :  cet amendement très controversé a rapidement fait son retour, avec une entrée en vigueur  prévue pour 2022.

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chuchede986 Le 14/10/2020 - 07:47
@VotrePseudo "il faudrait favoriser les carburants moins polluants, le GNV et le GPL notamment", ce qui dit ceyal concernant l'essence est vrai concernant le GNV et le GPL puisqu'ils utilisent la technique de l'allumage commandé par opposition à allumage par compression (diesel). Allez du le site de l'ADAC partie ecotest et comparez. Et encore les mesures n'intègrent pas "les particules secondaires fines en dessous de 23 nanomètres" pour lesquelsle la Cour des Comptes dit "qu’il convient de prendre en compte non seulement les émissions à l’échappement mais aussi les aérosols secondaires (« condensables ») qui comportent des particules ultrafines (inférieures à 23 nm). Or ces particules secondaires, actuellement non prises en compte dans les tests, représenteraient 20 % à 30 % des émissions des moteurs essence contre 10 à 15 % pour les motorisations diesel". Au final, une voiture propre cela n'existe pas et la solution pour réduire la pollution dans les villes est bien de réduire drastiquement la circulation automobile. Solution qui va de pair avec l'atteinte de la neutralité carbone.
Rootard Le 13/10/2020 - 17:11
Par contre quand on fait principalement des très courts trajets, donc toujours moteur froid, les diesels sont à la ramasse question pollution et s'abiment plus vite, par rapport aux essences.
VotrePseudo Le 13/10/2020 - 16:40
Toujours les mêmes rengaines du pro-diesel et de l'anti-voitures-qui-polluent. C'est un bon message de ne plus "primer" les diesel, qui va (un peu) à l'encontre du malus écolo qui les favorise. En attendant des voitures vraiment écolo (pas prêtes d'arriver), il faudrait favoriser les carburants moins polluants, le GNV et le GPL notamment. Pour obliger les constructeurs à proposer au moins une version GPL ou GNV de chaque modèle (aujourd'hui à part Fiat ou Renault/Dacia il n'y a plus d'offre).
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