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Prix des carburants : de l'importance de gagner du temps

Le ministre de l'économie "demeure extrêmement attentif" à l'évolution des prix à la pompe. Il vient même de confier une mission sur le sujet, s'inscrivant là dans les pas de ses prédécesseurs.

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le
Le ministre de l'économie a beau se trouver en vacances en Corse, il a pris le temps de répondre aux questions de nos confrères de Nice-Matin : "J'ai demandé à l'inspection générale des finances et au conseil général des mines de conduire à très court terme une mission d'analyse et d'inspection sur la formation et la transparence des prix de la filière pétrolère" a fait savoir Pierre Moscovici en réponse à une question sur un éventuel blocage des prix à la pompe.
Depuis trois semaines environ, les prix remontent effectivement vers des sommets vus voilà à peine quatre mois.
Le litre de gazole se vend actuellement 1,40€ en moyenne sur le territoire, celui de sans-plomb 95 1,57€. Le gazole avait atteint son point culminant en mars 2012 (1,44€ le litre), le sans plomb un mois plus tard (1,65€/l).

Que faire alors pour lutter contre un phénomène international et complexe, puisque les prix a la pompe sont à la fois corrélés au prix du brut et à ceux des produits raffinés ? Le candidat François Hollande avait promis un blocage des prix, c'est à dire une mesure temporaire qui n'agit que sur l'une des variables composant le prix d'un carburant. Selon l'Union Française de l'Industrie Pétrolière, en cas de blocage, à peine quelques centimes au litre seraient gagnés.
L'idée a tout de même survécu à la campagne présidentielle, et le ministre de l'économie a indiqué par communiqué que "le gouvernement examinera toutes les options à sa disposition" et notammment "un blocage temporaire des prix". Une mesure qui ne serait sans doute pas prise avant le 22 août au plus tôt, date du prochain conseil des ministres.

En attendant, il s'agit donc de gagner du temps pour le gouvernement. Car des "missions d'analyse" sur les prix à la pompe, il y en a eu moult lors de la précédente mandature. En janvier 2008, est convoquée à Bercy une "table ronde avec les producteurs et distributeurs" de produits pétroliers. En septembre de la même année, le ministère fait savoir que "les prix des carburants en France sont dans la moyenne européenne et leur évolution récente est en ligne avec les engagements pris par les compagnies pétrolières". Rebelote en mars 2011 : Bercy lance une "opération de contrôle des prix dans les stations-service" qui ne relèvera aucune anomalie. Qu'importe, en juin 2011, le ministre Eric Besson exhorte les pétroliers à "répercuter intégralement et sans délai" la baisse des prix. Un mois plus tard, il s'agissait pour le même d'indiquer que "les premiers éléments montrent que la vitesse de répercussion des hausses (...) est très proche de celle des baisses"...

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un pseudo libre Le 15/08/2012 - 19:45
Les denrées alimentaires aussi augmentent. L'alimentation étant plus importante que le carburant, il faudrait logiquement bloquer le prix de l'alimentation. Ou bien tout ça n'est que de la démagogie.
un pseudo libre Le 10/08/2012 - 16:47
François Hollande avait fait la promesse de bloquer le prix des carburants si les pétroliers voulaient les augmenter, je n'ai pas besoin de nouvelles paroles. Je veux simplement que la parole de François Hollande soit respectée, sinon comme beaucoup d'autres belles paroles électorales ce n'étaient que du vent! Je me suis bien fait avoir!
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