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PSA inaugure son «trois-pattes»

Futures normes de pollution obligent, les moteurs doivent réduire drastiquement leurs émissions polluantes. Comme BMW, Ford et Renault, PSA lancera une nouvelle famille de blocs à trois-cylindres d'ici à 2013. Les deux premières applications seront inaugurées cette année par la Peugeot 208.

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A l’avenir, les mécaniciens des réseaux Citroën et Peugeot devront éviter tout diagnostic hâtif. Car si dans leur jargon un moteur qui tourne sur « trois pattes » est mauvais signe, cette architecture s’impose comme la solution idéale sur les modèles à essence.

Baptisée EB (E pour essence et B pour segment B), cette nouvelle génération de moteurs remplacera successivement l’éprouvé TU3 (1.4i 75 ch) datant de 1987, puis les blocs 1.4 VTi 95 ch (EP3) et 1.6 VTi 120 ch (EP6), lancés en 2006 et 2007 et issus de la collaboration avec BMW.

La première application 1.2 VTi de 82 ch sera inaugurée par la Peugeot 208 en février 2012, ainsi que par les Citroën C1 et Peugeot 107 restylées dans la foulée. Suivra le 1.0 VTi de 68 ch qui s’invitera sous les capots de la Citroën C3 et de la Peugeot 208 en mai 2012. Dans la 208, ces deux moteurs devraient rejeter respectivement 104 et 99 g de CO² par kilomètre.

Pour atteindre ces chiffres, les dernières technologies en la matière sont employées : calage variable des soupapes à l’admission et à l’échappement, pompe à huile régulée pour limiter les pertes par pompage, et notamment une distribution à courroie humide, fournie par Dayco. À l’image du nouveau 1.0 EcoBoost de Ford, celle-ci est abritée dans un carter lubrifié comme une chaîne de distribution, sauf qu’elle réduit les pertes de puissance par frottement et que sa durée de vie équivaut à celle de la voiture. Par ailleurs, les vibrations inhérentes aux trois-cylindres sont réduites par un arbre d’équilibrage simple, uniquement sur le 1.2 VTi.

Un Stop&Start simplifié


Afin d’abaisser encore les rejets de CO², ces moteurs pourront être équipés d’un système Stop&Start. Pour des raisons de coûts, le système d’alterno-démarreur monté sur les diesels est remplacé par un simple démarreur renforcé Bosch.

En 2013, PSA lancera le second volet de son programme EB, avec le 1.2 VTi qui montera en puissance en adoptant un turbo et une injection directe. Ce 1.2 THP de 100 et 130 ch fera ses débuts sur la remplaçante de la 308. Suivront tous les autres modèles du groupe équipés du 1.6 VTi de 120 ch. Dans un avenir proche, la gamme de moteurs à essence de PSA s’articulera autour des blocs 1.0 VTi (68 ch), 1.2 VTi et THP (de 82 à 130 ch) et 1.6 THP (156 et 211 ch).
 
Si la famille EB est un projet 100 % maison, PSA continuera de s’appuyer sur son partenariat avec BMW pour les moteurs plus puissants. Ainsi, le français pourrait récupérer l’inédit trois cylindres 1.5 T conçu par l’allemand pour 2014 et, pourquoi pas, le 2.0 Turbo.



Bientôt une boîte à double embrayage ?
PSA a beau défendre bec et ongles l’intérêt de sa boîte robotisée BMP6, l’agrément de conduite n’égale pas celui des transmissions à double embrayage. Le groupe a même pris un certain retard sur Volkswagen, mais aussi sur Ford, Hyundai, Renault… qui disposent déjà de cette technologie.

Bonne nouvelle, PSA travaille d’arrache-pied sur le sujet avec pour horizon un lancement en 2014 sur le moteur 1.2 Turbo. En parallèle, une nouvelle boîte robotisée à cinq rapports, MAP+, prendra la suite de la SensoDrive chez Citroën et de la 2-Tronic de Peugeot.
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