PSA. Jusqu'à 450 km d'autonomie pour les futurs véhicules électriques
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PSA. Jusqu'à 450 km d'autonomie pour les futurs véhicules électriques

Quinze jours après la signature d'un partenariat avec DongFeng Motors, PSA a dévoilé, mercredi 26 mai, sa future chaîne de traction électrique e-CMP qui équipera 4 véhicules Citroën, DS et Peugeot à partir de 2019. Cette technologie de seconde génération offrira jusqu'à 450 km d'autonomie.

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Des quatre véhicules prévus par PSA jusqu'en 2021, le SUV DS3 sera le premier à inaugurer la nouvelle plateforme électrique e-CMP en 2019.

En ces jours de pénurie de carburant, alors que des centaines de milliers de Français font le pied de grue devant les stations-service, PSA a décidé de présenter sa future technologie électrique. Pure coïncidence, mais les circonstances font sourire, notamment les actuels propriétaires de ce type de véhicule.

D’ailleurs, PSA a bien choisi son slogan : « Une solution électrique qui simplifie la vie ». Mais, surtout, qui se présente comme une nouvelle promesse faite aux futurs clients.

Dans leur version actuelle, les Renault Zoe, Nissan Leaf, Volkswagen e-Golf et consorts présentent en effet deux inconvénients : un prix élevé pour une autonomie insuffisante. Calculette en main, cela fait cher la 2e ou 3e voiture du foyer.

Schéma de l'architecture électrique e-CMP PSA
Schéma de l'architecture électrique e-CMP

 

Autonomie étendue

D’ici trois ans, l’arrivée sur le marché de batteries de seconde génération va changer la donne et hissera le véhicule électrique au rang de voiture principale. Utopique ?

PSA annonce une autonomie optimale de 450 km sur le cycle NEDC (350 km avec le nouveau cycle d’homologation WLTP de 2017), grâce à une nouvelle batterie lithium-ion d’une puissance de 50 kWh (soit deux fois plus qu’une Renault Zoe et une e-Golf) et d’une densité deux fois supérieure (170 Wh/kg contre environ 85 aujourd’hui). Quant aux secrets (chimie utilisée…) de cette batterie, nous n’en saurons pas plus, si ce n’est que 4 à 5 fournisseurs sont encore en lice avant le choix définitif.

Malgré son volume de 200 litres, ce nouveau pack batterie a un avantage : il préserve l’habitabilité et le coffre du véhicule puisqu’il est logé sous les sièges avant et arrière ainsi que dans le tunnel central. Ce qui permet aussi de répartir sa masse de 300 kg entre les deux essieux.

L’innovation réside également dans le système de chauffage, remplacé par une nouvelle génération de pompe à chaleur qui se singularise par une plage de température plus large (fonctionnement jusqu’à - 37 °C au lieu de - 5 °C aujourd’hui). Ce système consomme entre un quart et un tiers d’énergie en moins, ce qui représente 50 km d’autonomie en plus.

 

Architecture unique

Si PSA table sur 2 % à 4 % des ventes à l’horizon 2025, la démocratisation du véhicule électrique passe par une baisse des prix. Pour y arriver, la stratégie de PSA est multiple.

D’une part, le groupe français partage les coûts de développement à 50/50 avec son partenaire et actionnaire chinois DongFeng. PSA pourra ainsi compter sur des gains d’échelle via les volumes produits. D’autre part, il mise sur la plateforme CMP, qui a été étudiée pour être multi-énergie (thermique et électrique). Avantage : les différents moteurs seront montés sur une ligne d’assemblage unique.

 

plateforme psa e-cmp

Mais le souci de rentabilité ne s’arrête pas là. Qu’il s’agisse de la batterie, du chargeur, de la boîte de vitesses, les ingénieurs ont privilégié une architecture unique pour l’ensemble des véhicules, avec comme contrainte de la dimensionner pour les modèles les plus grands (berlines compactes). De ce fait, le moteur affiche une puissance confortable de 115 ch.

 

Recharge par induction

La perspective de la panne sèche est, encore aujourd’hui, une hantise dans le domaine de l’électrique.

Or, en plus d’une autonomie accrue, PSA propose deux modes de recharge :

  • ultra-rapide (80 % de la batterie chargée en 30 minutes),
  • et domestique rapide, grâce à un chargeur embarqué de nouvelle génération d’une puissance de 7 kW et à une wallbox. Dans ce cas, 90 minutes suffisent pour obtenir 100 km d’autonomie, et 8 heures, pour une recharge complète. 

En plus d’une recharge à l’aide d’un câble, la plateforme e-CMP pourra être équipée d’un système par induction sous le châssis à l’arrière du véhicule.

 

La future gamme électrique

Officiellement, PSA annonce le lancement du premier modèle en Chine et en Europe pour 2019. Sans plus de précisions. Selon nos informations, le SUV DS3 inaugurera cette architecture électrifiée, puis suivront en 2020 la future Peugeot 208 II et la nouvelle Citroën C-Elysée (baptisée E-Elysée). La seconde génération de Peugeot 2008 fermera la marche en 2021.

Si les composants seront fabriqués en Chine pour les productions locales, ils le seront en France pour les véhicules vendus en Europe… et même sur notre territoire puisque le groupe a annoncé que le moteur sera produit sur le site de Trémery/Metz, et le réducteur, dans l’usine de Valenciennes.

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PollutionSaler14 Le 29/10/2018 - 00:50
Connaissant l’hybride Toyota pour l’avoir vendu en masse cette année, il faut penser à une chose, l’hybride Toyota reste dépendant de l’essence. Et avec un RAV4 affichant une consommation moyenne réelle de 12L/100 km pour un bloc sans turbo de 198ch, je n’ai qu’une chose à dire Toyota assure le transfert du diesel vers l’essence / électrique. Peugeot ferme la marche en criant « je ferais mieux » mais en maximisant l’electrique, il ne faut pas oublier que Toyota et Peugeot sont très liés grâce à Valenciennes, L’hybride Toyota Lexus est génial malgré l’absence d’un double embrayage dans la gamme et une boite CVT qui pousse des cris de rébellion, tout cela jettent un froid glacial pour quiconque cherche à passer de la boîte manuelle (très française encore aujourd’hui) à une boite auto sans gestion hasardeuse. Et enfin une dernière chose, une hybride Toyota/Lexus peut durer longtemps mais lorsque la batterie est morte qu’en fait on ? Je vous invite à poser la question à nos chers amis Russes qui s’amusent à les enterrer, encore aujourd’hui, dans des trous béants sans réfléchir à la pollution des nappes souterraines, ou encore à une solution pour réduire l’impact écologique de chaque batterie. Il faut une solution durable pas une solution de facilité prise à la va vite. Il ne faut pas rêver nous paierons cette enfouissement des batteries polluantes Toyota car croyais en mon expérience elles polluent moins certes mais l’enfouissement en Russie d’une batterie (non-biodégradable) représente 30% de la l’impact écologique totale d’une seule hybride essence non rechargeable (hors Prius rechargeable qui cumul les deux types de motorisation). J’ai donc choisi de commercialiser Peugeot !
d.duniau067 Le 31/01/2017 - 09:22
Je partage ! quelle idée de faire une 100% électrique alors que Toyota cartonne avec ses hybrides. C'est pourtant simple à comprendre : personne n'est volontaire pour attendre 30' tous les 100kms en s'engageant dans trajet longue distance.
lucrivier054 Le 17/11/2016 - 18:09
Avec ce genre de commentaires nous en serions encore à l'age de pierre.Apprendre la conduite cool au volant d'une voiture électrique limite l'impact polluant mais également une conduite responsable vis à vis des autres usagers(pollution bruits etc....)
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