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Renault Cinq : le retour

Renault Cinq : le retour

Renault vient tout juste de révéler sa nouvelle Clio. Une quatrième génération qui ne sera livrable qu'en cinq portes ... version RS comprise. Un choix assumé qui laisse le champ libre à un modèle plus exclusif à trois portes. Il évoquera la R5. Néo-rétro plutôt chic ou version basique ?


Commercialisation début 2014
A partir de 16 000 € (estimation)


Fiat Panda et 500, Volkswagen Golf et Coccinelle, Citroën C3 et DS3 : les constructeurs généralistes jouent la complémentarité. Ils assortissent une valeur sûre à un modèle plus original.

Séduisant par un style fort, ce dernier reçoit la pincée de nostalgie qui rassure en temps de crise.

Une association raison-passion gagnante à chaque fois, puisque les deux autos partagent leurs plateforme comme leurs moteurs.

Les coûts de développement sont donc moindres pour un bénéfice majoré par une déclinaison chic qui génère de confortables marges.

Complément de conquête


Renault se lancera à son tour dans cette stratégie bipolaire. La nouvelle Clio qui arrivera dans les concessions en septembre, sera assortie d’une évocation contemporaine de la R5.

La première est plutôt longue pour le segment, avec un format de 4,06 m et joue sur le registre familial avec sa silhouette à cinq portes.

Renault insiste cependant sur ses poignées de portes arrière soigneusement dissimulées dans les custodes qui peuvent lui donner de faux airs de coupé.

La seconde sera plus courte, 3,90 m environ, et seulement disponible en trois portes. Cette future R5 reprendra, en partie, le flambeau de la Clio Campus dont la production a cessé, contrastant avec une nouvelle Clio qui elle monte en gamme.

Mais ce premier modèle néo-rétro pour Renault visera aussi une clientèle plus huppée et même sportive.   

Evocation subtile


Evidemment, il ne s’agit pas de faire un copier-coller en greffant une carrosserie de Renault 5 originelle sur un châssis de Clio IV.

Mais plutôt de trouver un équilibre entre des détails qui sont suffisamment évocateurs de l’ancienne et une harmonie avec la nouvelle identité stylistique Renault.

L’exemple à suivre est celui de Mini dont les modèles contemporains réinterprètent avec succès les codes de la glorieuse aînée.

D’autant que future R5 et Mini sont susceptibles d’intéresser le même public.


Simplicité revendiquée


Capot plat, tout comme le toit, avec une pliure à quasi angle droit au-dessus des phares carrés, pas de poignées de portes mais des échancrures sur le flanc assortis de boutons chromés, sans oublier les ailes au modelé caractéristique : la ressemblance est frappante.

C’est voulu ! Mais les arches de roues élargies, l’encadrement du pare-brise laqué de noir et les quelques touches de chrome, appliquées avec parcimonie témoignent d’ambitions plus vastes.

Mais le choix de faire référence dans ce cas à la Renault 5 est pour le moins étrange.

Sport plus que chic


Commercialisée de 1972 à 1985 à 5 580 000 unités, la R5 n’a jamais fait l’objet de déclinaisons chics.

En effet, les versions "Baccarat" ne sont apparues que sur sa remplaçante la Supercinq (1984-1996).

Au contraire même, la Renault 5 joua la carte du modèle économique avec ses boucliers en plastique (une première à l’époque) et ses versions dépouillées partageant de nombreux éléments avec la rustique 4L.

Carrière internationale


La R5 a néanmoins tenté de faire carrière aux USA avec les versions « Le Car ».

Renault n’envisage pas un retour outre atlantique, ce marché a perdu sa première place mondiale.

Aujourd’hui l’objectif serait plutôt d’investir la Chine, le nouvelle Eldorado automobile.

La nouvelle Clio devrait s’y aventurer pourquoi pas la future Renault 5 ?


Fiftie : le rendez-vous raté !



En 1996, le concept car Fiftie célèbre les cinquante ans de la 4CV qui fit carrière de 1946 à 1961. Ce prototype joue forcément la carte du néo-rétro, mais avec subtilité.

La Fiftie n’est d’ailleurs pas dépourvue d’un certain côté chic. Son habitacle aux contreportes en rotin, sa carrosserie découvrable et son tableau de bord réglable en profondeur lui apportent un côté haut de gamme.

En somme l’idée du premium abordable … 14 ans avant la Citroën DS3.

A l’époque tout le monde souhaite l’arrivée de la Fiftie dans les concessions. Renault dit non : la Fiftie restera un modèle unique. Dommage.

4L : la plus connue des Renault ?



Avec plus de trente années de présence au catalogue (1961-1992) et une production conséquente de 8 135 424 exemplaires, la 4L est sans doute la Renault qui a le plus marqué les esprits.

Elle aurait pu servir de base à une « renaissance ». Mais son image rustique ne colle pas aux nouvelles ambitions haut de gamme de Renault.

La marque lui a préféré sa remplaçante la R5. Mais aujourd’hui l’héritière de la 4L ne se trouverait-elle pas chez Dacia ? Avec la Sandero.    

Renault 5 Alpine Turbo : l’inspiratrice



Au fil de sa carrière, la Renault 5 s’est découvert une passion pour le sport. 1976, la version Alpine et son moteur 1.4 de 93 ch en font la première GTI française.

Mais, plus puissante, la Golf lui vole la vedette. Réponse tardive en 1981 avec la greffe d’un turbo qui porte la puissance à 110 ch.

Alpine, un trait d’union tout trouvé avec la future R5.

Renault vient d’en annoncer la résurrection prochaine. Un glorieux patronyme tout à fait légitime sur la carrosserie de cette nouvelle auto. Et bien plus justifié que les errements actuels avec le bagde Gordini. Notamment s'il est apposé sur une Twingo diesel ...

Un modèle que l’on imagine fort bien équipé du moteur 1.6 turbo de la Clio Renault Sport qui arrivera à l’automne.

Avec 200 ch sous le capot, la réputation ne serait pas usurpée.
     

Maxi 5 Turbo : la performance au zénith



Renault est allé encore plus loin dans la recherche de performance avec le bestiale R5 Turbo. Le moteur délaisse le compartiment avant pour investir l’habitacle.

L’auto est donc biplace et le quatre cylindres, désormais en position centrale, développe 160 ch. Une puissance très confortable pour l’époque.

Les versions de compétition sont même allées jusqu'à 350 ch sur l’ultime évolution : la Maxi 5 Turbo. 

Cette architecture sera remise au goût du jour avec la Clio V6, en vente libre de 2000 à 2005, forte de 230 puis 255 ch.
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Commentaires
Voir tous les commentaires (62)
boubou832

La nouvelle R4, c'est le Renault Kwid !

bcjm.carpentier573

Je suis tombé dedans petit.... Le concept tel qui nous est présenté,est carrément parfais.. Par contre faut faire vite, on ne me laisse le choix d'une 500 ou Mini aujourd'hui........

un pseudo libre

Des nouveautés oui, mais Renault n'est plus capable de nous sortir une 5 portes de 3m70 à 3m90 qui remplacerait la MODUS de 3m87.....Je me vois ds l'obligation d'aller vers les marques étrangères.

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