Renault investit dans le fauteuil roulant connecté de Nino Robotics
habillage
banniere_haut

Renault investit dans le fauteuil roulant connecté de Nino Robotics

Le constructeur automobile est devenu un soutien financier, mais également un mentor de taille pour la start-up, qui développe un nouveau type de transporteur personnel assis, électrique, connecté et bientôt autonome. Cet appareil, Nino 4, pourrait même s'installer en concession.

Par Justine Pérou
Publié le Mis à jour le

Selon Pierre Bardina, P-DG de Nino Robotics, environ 18% des Français déclarent avoir un problème de mobilité.

C’est une nouvelle qui peut surprendre : un constructeur automobile de renom s’est rapproché d’une start-up spécialisée dans le développement de solutions de transport pour personnes à mobilité réduite ou présentant un handicap. En effet, le groupe Renault vient d’annoncer à L'argus avoir alloué, via son fonds d’investissement Mobilize Invest (impliqué dans les projets de mobilité à fort impact social), une enveloppe de 200 000 euros dans Nino Robotics, et ce, dans le but de développer de nouveaux prototypes de fauteuil roulant électrique et connecté, et pourquoi pas autonome. Car si cette jeune entreprise, créée par Pierre Bardina, a déjà commercialisé deux produits, le Nino et le Nino One, elle souhaite désormais développer Nino 4, un fauteuil connecté (charge de la batterie, vitesse et kilométrage parcouru) et au design très tranché (coloré et épuré). Des engins de pré-série pourraient sortir en 2020. 
 

Le mentoring de Renault

fauteuil roulant nino robotics et renault comme investisseur

Mais au-delà du soutien financier, le constructeur automobile entend s’investir comme mentor pour cette start-up et s’engage à mettre en place un dispositif de parrainage autour de séances de travail avec ses ingénieurs (experts en batterie, motorisation, connectivité etc.). Aucune limite de temps accordé au projet n’a d'ailleurs été fixée par le constructeur, c’est au bon vouloir des collaborateurs, selon lui. Cet accompagnement devrait faire progresser Nino Robotics dans la conception de son nouveau projet et surtout de passer à l’échelle industrielle. Selon François Rouvier, directeur social business chez Renault, « ce n’est pas qu’un simple investissement financier, mais bel et bien une alliance. La démarche de Pierre Bardina est intéressante et innovante et nous avons décelé un potentiel économique dans sa société, surtout de rentabilité. Outre le fait de vouloir l’aider à développer sa technologie, nous allons chercher à créer des synergies ensemble et à créer un réseau autour d’elle ».

A lire Renault réfléchit à des nouveaux formats pour capter les acheteurs
 

Des fauteuils Nino 4 en concession

Pierre Bardina, PDG de Nino Robotics
Pierre Bardina, PDG de Nino Robotics

Nino Robotics souhaiterait surtout parvenir à concevoir un transporteur qui soit une solution de micromobilité se situant entre les deux segments que sont les équipements médicaux et les trottinettes (et autres gyropodes). 
« Nous avons beaucoup à apprendre d’un constructeur automobile comme Renault, qui a un fort intérêt pour l’électrique et l’autonome. Je veux vraiment sortir du milieu médical grâce à lui et entrer dans une nouvelle ère, soit celle des services de mobilité », souligne Pierre Bardina. Il ajoute qu’il pourrait développer une flotte de ces fauteuils dans des lieux publics et privés, voire même dans des lieux de distribution automobile :

« Je vois la concession automobile de demain comme un lieu dédié à la mobilité, qui s’adresse à tous les publics ».

De son côté, François Rouvier n’a pas démenti : « notre métier évolue tellement vite, nous devenons peu à peu un prestataire de services, alors oui, nous pouvons imaginer ne plus avoir qu'à vendre des voitures, et pourquoi pas voir le Nino 4 dans nos concessions Renault en milieu urbain. L’aventure doit se poursuivre entre 5 à 7 ans, nous verrons ce que nous serons parvenus à construire ».

Étiquettes
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
RelhNtr196 Le 08/08/2020 - 22:21
Je crois que vous n'avez pas tout saisi dans l'article...si le transporteur que nous développons s'appelle NINO4, c'est qu'il a plus de 2 roues;-) .
Voir tous les commentaires (1)