Renault Twingo Lecoq. Deux exemplaires de cette rarissime série limitée à vendre
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Renault Twingo Lecoq. Deux exemplaires de cette rarissime série limitée à vendre

Dans la longue carrière de la Twingo 1, les séries spéciales n’ont pas manqué. L’une des plus rares et des plus originales n’était pas le fruit de Renault mais de la carrosserie Lecoq. Coïncidence : sur la cinquantaine d’exemplaires fabriqués, deux se retrouvent à la vente en même temps.

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Cette Renault Twingo Lecoq a été produite à moins de 50 exemplaires, et deux d'entre eux se retrouvent en vente en même temps. Dont celui-ci, proposé par Motors Corner sur le site d'annonces Leboncoin.

Motors Corner

Si on vous parle d’une Twingo 1 plus luxueuse que les autres, vous penserez sans doute aux versions Initiale Paris. Avec sa sellerie cuir, cette finition apparue en 1999 se situait au sommet de la gamme. Elle est ainsi l’une des plus désirables pour ceux qui ont déjà commencé à collectionner la citadine de Renault. Mais elle fut précédée par une déclinaison encore nettement plus cossue… et beaucoup plus méconnue. Même si on retrouve un exemplaire dans la collection de Renault Classic, la Twingo Lecoq ne sortait en effet pas directement des chaînes de fabrication du Losange. Comme son nom l’indique, elle était transformée artisanalement par la carrosserie Lecoq, réputée pour son savoir-faire en matière de restauration de voitures de collection. Seuls 50 exemplaires auraient été ainsi réalisés en 1995 et 1996, et deux d’entre eux sont aujourd’hui disponibles à la vente. L’un est commercialisé sur le site d’annonces Leboncoin par le garage Motors Corner, à Nice, tandis que le second est directement proposé par Lecoq.

Inspirée de la Bugatti Royale !

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Extérieurement, la peinture bicolore inspirée de la Bugatti Royale est la principale particularité de cette série limitée.

Motors Corner

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On retrouve un logo Bugatti sur les jantes BBS, qui sont également spécifiques à cette Twingo Lecoq.

Lecoq

Ces deux raretés partagent en outre la même configuration. Leur peinture bicolore, principale originalité esthétique de cette série limitée, marie le noir et le jaune. Cette combinaison vous fait penser à une Citroën 2CV Charleston ? Raté : l’inspiration provient plutôt de la Bugatti Royale, l’une des limousines les plus exubérantes de l’histoire. On retrouve d’ailleurs le logo de la prestigieuse marque alsacienne sur les jantes BBS spécifiques. Les plus observateurs noteront également que l'exemplaire vendu à Nice dispose de trois ouïes un peu particulières sur le capot. Elles ont perdu leur relief et troqué le plastique contre de l’aluminium. Mais pas de quoi métamorphoser la bouille de grenouille de cette première génération de Twingo, présentée il y a trente ans au Mondial de Paris, ni transfigurer sa silhouette de mini-monospace qui offre un rapport encombrement-habitabilité remarquable.

La première Twingo de luxe

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Avec ses inserts en bois, sa peinture noire et sa plaque numérotée dorée, la planche de bord se veut plus cossue que celle d'une citadine classique.

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Près de quatre ans avant l'arrivée au catalogue de la finition Initiale Paris, cette version s'offrait déjà des sièges en cuir.

Motors Corner

C’est finalement dans l’habitacle qu’il y eut le plus de modifications. Cette Twingo Lecoq cherchait à répondre à une clientèle plutôt située dans les beaux quartiers. Des acheteurs qui craquaient parfois sur le look de la citadine Renault tout en déplorant son intérieur trop basique. Pour y remédier, la sellerie est redessinée et s’habille de cuir, près de quatre ans avant le lancement de la finition Initiale Paris. On retrouve aussi ce matériau noble sur le soufflet du levier de vitesses et sur l’accoudoir avant. Par ailleurs, les plastiques de la planche de bord sont peints en noir, une idée désormais reprise par l’entreprise Lormauto pour ses Twingo modernisées et électrifiées. Quant aux inserts en bois, s’ils sont un peu tombés en désuétude, même chez Jaguar, ils étaient encore très répandus à l’époque dans le haut de gamme. Ils peuvent toutefois donner un côté un peu kitsch à l’ensemble, tout comme la plaque dorée numérotée qui les accompagne.

Deux raretés vendues à prix d'or

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Cette série spéciale a été réalisée par la carrosserie Lecoq, qui propose également un exemplaire à la vente en ce moment.

Lecoq

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Pas de folies mécaniques pour cette série limitée. Bien au contraire : les exemplaires proposés conservent l'antédiluvien moteur Cléon fonte de 55 ch.

Lecoq

Qualifiée de « licorne » par le garage Motors Corner, cette citadine pas comme les autres fait hélas chèrement payer son exclusivité. D’autant qu’elle se contente de reprendre le placide et daté quatre-cylindres 1.2 Cléon en fonte de 55 ch qui animait la puce Renault à ses débuts. L’exemplaire n° 8, proposé à Nice, y ajoute un original embrayage automatisé qui lui permet de se contenter de deux pédales… malgré une grille de boîte en H. Une technologie qui n’a jamais vraiment brillé par sa fiabilité. L’annonce indique néanmoins que tous les rapports passent sans accroc et que la boîte a été vidangée récemment. Elle mentionne aussi quelques défauts de carrosserie « qui n’ont jamais été repris afin de garder la peinture polie lustrée Lecoq d’origine » et des plastiques écaillés par endroits. Pas de quoi dissuader le garage d’en demander 19 990 €. Les 45 000 km au compteur aident toutefois à justifier en partie cette somme, et il faudra encore bien rallonger la note si vous préférez vous fournir directement chez Lecoq. Dotée d’une boîte manuelle classique, la Twingo Lecoq n° 13 est en effet affichée pas moins de 25 000 € malgré ses 96 000 km !

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