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Rennes vote 2,5 M€ en faveur de la mobilité électrique

Rennes vote 2,5 M€ en faveur de la mobilité électrique
A côté d’Autolib’, des métropoles régionales construisent elles aussi, pas à pas, les mobilités de demain. Rennes Métropole, déjà très investie dans le domaine, vient de voter une subvention de 2,5 M€ à l’acquisition de véhicules électriques et à l’installation de bornes de recharge. Au-delà, l'initiative vise à soutenir la filière automobile rennaise et bretonne. Gwénaële Hamon, Vice-Présidente déléguée au développement économique et à l’emploi situe et explicite cette décision.
 
« Nous n’avons pas la dimension d’Autolib’ mais notre démarche a le même but d’expérimentation des véhicules électriques, de leur usage et de leur inscription dans l’intermodalité »
 
Rennes Métropole a inauguré, le 5 octobre, son réseau public de bornes de recharge de véhicules électriques. Cette décision est la première concrétisation de la convention signée, en juin dernier, avec PSA, la Région Bretagne et le Conseil général d'Ille-et-Vilaine et du vote, fin septembre, d'une subvention de 2,5 millions d’euros sur 3 ans en faveur de la mobilité électrique  ?
Gwénaële Hamon, Vice-Présidente déléguée au développement économique et à l’emploi de Renne Métropole © J. GicquelL'inauguration, le 5 octobre, de 7 bornes de recharge en centre-ville de Rennes et le vote de la subvention sont, en effet, une première concrétisation de la convention de juin et de nos ambitions pour le territoire métropolitain en matière de mobilité électrique.

Notre démarche s’inscrit également dans le Plan global « Véhicule Vert Bretagne », qui a été lancé en 2009, comme son nom l’indique, au niveau régional. Au niveau national, l’agglomération a signé, en avril 2010, avec l’Etat, la charte de déploiement des infrastructures de charge.
 
Quelles sont ces ambitions ?
Nous voulons, à la fois, mettre en œuvre toutes les mobilités de demain, les inscrire dans l’intermodalité et, puisque nous sommes dans une agglomération et un bassin de vie où la filière automobile reste capitale en termes économiques et sociaux, nous voulons la soutenir et accompagner ses évolutions.

La convention signée en juinInauguration de 7 bornes de recharge et mise en service de 2 véhicules électriques par le réseau d'autopartage City Roul'. Ici, Pierre Bugeyat, responsable Infrastructures électriques de PSA, présente l'implication du constructeur. © J. Gicquel a pour but de tester, pendant trois ans, la viabilité économique de différents modèles de "mobilité électrique" avec des véhicules fournis par PSA.

Le constructeur va mettre à disposition pour ces expérimentations et à des tarifs préférentiels, jusqu’à 100 véhicules électriques parmi ceux qu’il produit, Citroën C-Zéro, Berlingo First Electrique, Peugeot Ion, Partner Origin Electrique…

En contrepartie, certains de ces véhicules seront équipés de capteurs pour relever toutes les données indispensables à l’appréhension des usages et des comportements liés à la mobilité électrique.

Un maillon de l'intermodaltié


 
Le véhicule électrique n’est donc qu’une partie de la chaîne des mobilités et de l’intermodalité ?
Tout à fait. Nous n’avons pas pour objectif de faire du tout élExposition de véhicules électriques de toutes marques, à Rennes Métropole, lors de la dernière étape de l'Observatoire du Véhicule d'Entreprise, en juin 2011 © J. Gicquelectrique ! Rennes et Rennes Métropole se sont fait remarquer par leur sensibilité et leur attention aux usages dans tous les aspects de la vie quotidienne. Ce sont les usages et les modes de vie qui déterminent nos actions.

Nous faisons donc du véhicule électrique un des maillons de la chaîne des mobilités, de l’intermodalité dans laquelle nous sommes très en avance avec l’interconnexion de nos réseaux de transport et de déplacement, l’usage d’une carte unique (Korrigo). L’intermodalité va connaître une nouvelle concrétisation d’envergure avec la transformation de la gare SNCF, pour accompagner l’avènement de la LGV, la ligne à grande vitesse intégrale entre Rennes et Paris, et lier encore plus les réseaux.
 
Concrètement, que faites-vous en faveur du véhicule électrique et à quoi va servir la subvention votée ?
La subvention votée a une double destination. D’uneRennes et Rennes Métropole vont progressivement remplacer leur flotte de véhicules thermiques par des véhicules électriques © J. Gicquel part, elle va servir à aider à l’acquisition de véhicules électriques par des entreprises et des collectivités. City Roul’, qui pilote une expérimentation sur l'autopartage grand public, vient d'introduire deux véhicules électriques dans sa flotte.

Rennes et Rennes Métropole vont progressivement remplacer leur flotte de véhicules thermiques par des véhicules électriques.

Par ailleurs, des entreprises qui s'impliqueront dans un Plan de Déplacement d’Entreprise (PDE), outil désormais primordial de la réduction des déplacements en voiture individuelle, auront également accès à ce dispositif d'aide à l'achat.

D’autre part, la subvention va servir à encourager l’implantation de bornes par les comSation de recharge pour deux véhicules électriques, gare sud © J. Gicquelmunes de Rennes Métropole et par des entreprises qui les mettraient à disposition du public, à des tarifs adaptés.

Deux de ces bornes sont rapides, les autres lentes. Leur usage sera gratuit pendant un an, à titre expérimental. Parallèlement, nous avons demandé à un cabinet d’étudier le développement d'un réseau de borne adapté à l'échelle de l'agglomération.

Jusqu'à 2000 € par véhicule


 
Quel sera le montant de l’aide et allez-vous l’assortir d’obligations ?
Cette subvention d’un montant de 2,5 M€ est votée pour trois ans. L’aide à l’achat de véhicules est plafonnée à 2000 € par véhicule. Le Conseil régional votera également une subvention mais son montant n’est pas encore défini.

L’aide à la création de bornes est d’un montant maximal de 1000 € pour les bornes lentes, soit environ le tiers de l’investissement. Elle est de 5000 € pour les bornes rapides, qui coûtent environ 30 000 €.
Le fabricant Grolleau inaugure également à Rennes l'implantation de ses bornes, ici, mixte lente-rapide © J. Gicquel
Si nous ne fixons pas d’obligations, nous prendrons prioritairement en compte les projets des entreprises qui ont déjà ou mettront en œuvre un PDE.

Nous serons également sensibles aux solutions alternatives de production de l’énergie des bornes, par exemple, la source photovoltaïque.
 
Combien visez-vous de VE ?
Nous sommes prudents et pragmatiques, nous avançons pas à pas ! Nous visons la mise en circulation d’une centaine de véhicules dans le cadre des expérimentations et aiderons à l'acquisition d'environ 200 véhicules dans les deux ans qui viennent.

Il faudra y ajouter les acquisitions des particuliers et des entreprises en dehors même de notre plan.

Notre démarche sera progressive mais elle a bien le même but qu'Autolib’ : expérimentation des véhicules, des usages et, là, nous sommes en avance sur Paris, de leur inscription dans l’intermodalité.
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Commentaires
kentjosephine029

Bonjour, Comme pour Velib', c'est Paris qui a les honneurs des médias sur ces nouveaux services de mobilité, pourtant, cette Ville ne fait que reprendre des initiatives entreprises dans des autres villes, à savoir Lyon pour les vélos et Nice pour les voitures. Pourtant, il est très rare d'en entendre parler dans les médias nationaux, qui feraient bien de sortir un peu de la capitale pour voir qu'il n'y a pas que la qu'il y a de bonnes idées! Merci d'en parler, ca fait du bien!

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