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Retour à un rythme de croisière

Les effets des primes d'Etat, qui ont déstabilisé le marché pendant quatre ans, se sont estompés en 1998. L'année écoulée a marqué le retour à un rythme d'immatriculations plus « naturel ».

Par Jean Pierre Genet
Publié le

En 1998, chaque mois, les ventes de voitures ont enregistré une progression par rapport à 1997, la pire année pour l'automobile depuis 1975. L'offre abondante de nouveaux modèles à forte diffusion conjuguée à une forte demande explique l'amplitude exceptionnelle du redressement. Le bond de 13,5 % des ventes de voitures a démenti les prévisions qui tablaient, au mieux, sur une progression de 10 %.

Le moteur principal de cette dynamique a été Renault, qui est parvenu à placer deux de ses voitures très loin en tête du palmarès des ventes : la Clio et la Mégane représentent, chacune, plus de 8 % du marché toutes marques. La Twingo et la Laguna ont aussi très bien résisté à ses concurrentes, alors que la Kangoo, présentée comme le successeur de la 4 L, s'est imposée, devançant sa grande aînée, l'Espace.

Malgré de nombreuses nouveautés, la concurrence ne s'est pas trouvée dans une aussi bonne configuration que la marque au losange. Chez Peugeot, il a fallu attendre le second semestre pour que la 206 apporte de la vitalité. Chez Volkswagen, la Golf IV a beaucoup tardé avant de monter en puissance.

Seule grande marque européenne à faire mieux que Renault, Mercedes s'envole (+ 38 %). C'est, bien sûr, la petite Classe A, représentant une vente de la marque sur quatre, qui lui donne des ailes. Le constructeur allemand réalise ainsi la meilleure performance commerciale de son histoire dans l'Hexagone. Quant à la Smart, qu'il faut désormais comptabiliser dans le groupe Mercedes, avant d'intégrer l'ensemble au sein de Daimler Chrysler, elle totalise 713 immatriculations depuis le lancement de la marque en France en octobre 1998. Cependant, avec 1 805 commandes engrangées l'an dernier, MCC ne serait guère loin de l'objectif de 2 000 ventes annoncé à l'automne dernier. Signalons également le bon score de Volvo. Ses 23 % de hausse doivent beaucoup au succès de la V40.

Autres grands gagnants de 1998 dans l'Hexagone, les marques asiatiques. Les japonaises grimpent de 25 %,approchant de 100 000 immatriculations. Toyota, à 1,5 % du marché, a mis les bouchées doubles. En voitures particulières, il devance d'une courte tête son compatriote, Nissan, qui a cependant annoncé qu'il est en tête des marques japonaises en France, si l'on cumule voitures particulières et utilitaires. Suzuki bat également un nouveau record, confortant sa place de quatrième japonais derrière Toyota, Nissan et Honda.

Quant aux coréens, ils ont repris du poil de la bête, grâce à Daewoo qui profite du succès de la Matiz. Avec 10 860 immatriculations, il reste cependant en deçà de son record de 1996 qui était de 12 447 unités. Sous la houlette de l'importateur Itochu, Kia est parvenu à tripler ses ventes pour atteindre 1 745 unités.

Bonne année pour l'automobile, 1998, pourrait être suivi d'un autre excellent cru. C'est ce que prévoit la plupart des constructeurs ainsi que l'Observatoire de l'automobile de Cofica, qui tablent sur deux millions de voitures immatriculées.

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