Rover 75 Tourer 2.5 V6 : sa majesté le break
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Rover 75 Tourer 2.5 V6 : sa majesté le break

Si un break devait Ítre anobli, cette belle anglaise se placerait en tÍte de liste. A l'ÈlÈgance de sa carrosserie, l'intÈrieur rÈpond par luxe et confort. Sous le capot, un onctueux V6 ý boÓte automatique apporte la touche finale de raffinement ý cette version Pack Luxe.

Par Denis Meunier, Bertrand Bellois
Publié le Mis à jour le

La Rover 75 Tourer honore la classe et le charme britannique, sans négliger une certaine efficacité routière.

La Rover 75 Tourer honore la classe et le charme britannique, sans négliger une certaine efficacité routière. Denis MEUNIERLes portes arrière redessinées et les vitres arrière originales par rapport à la berline permettent à la Tourer de se présenter sous un profil fort élégant. Si le coup de crayon est allemand (la Tourer a été conçue sous l'ère BMW), la finition est britannique, comme le démontre l'emploi de nombreux chromes. Emploi à la limite de l'excessif même si le résultat est réussi.

La Tourer a beau gagner 4,5 cm en longueur par rapport à la berline, sa capacité de chargement effraiera le premier brocanteur. Avec 1 222 l, banquette rabattue, l'armoire normande restera à quai. La faute à une hauteur sous toit de 77 cm seulement. En configuration normale : le coffre se limite à 400 l (432 l sur la berline !) en raison de la faible hauteur sous le cache-bagages. Toutefois, de belles dispositions sont à signaler. Par exemple, les dossiers arrière rabattus libèrent un plancher plat de 2 m de long. Deux coffrets prennent place dans l'habillage latéral. Un faux plancher permet de loger de menus objets, et quatre crochets d'arrimage trouveront une utilité un jour ou l'autre. Enfin, la vitre du hayon peut s'ouvrir indépendamment pour glisser sans difficulté quelques courses dans la malle arrière.D'une simple pression, la vitre du hayon s'ouvre. On peut ainsi glisser de petits objets dans le coffre. Denis MEUNIER

Autant d'aménagements qui démontrent que la Rover 75 aime choyer son propriétaire. Les passagers ont droit aussi à un traitement de première classe : boiseries, épaisse moquette, sièges confortables habillés de cuir et touches de chrome rappellent que le raffinement britannique a toujours de la tenue. Surtout quand il se conjugue à une finition de qualité et à un équipement très complet qui privilégie le bien-être à bord - système de navigation et climatisation séparée gauche-droite- plutôt que l'assistance au comportement routier : antipatinage en option et contrôle de trajectoire indisponible.

Ces bonnes intentions feraient presque oublier que l'habitabilité n'est pas exceptionnelle. En revanche, quelques détails agacent, comme l'absence d'un rétroviseur extérieur asphérique et le fait que la vitre avant du côté du passager ne remonte pas sur une seule impulsion. Dernier désagrément, la vision difficile vers l'arrière nécessite une période d'adaptation.

Boiserie, chrome et cuir épais pour un intérieur de charme. Denis MEUNIERLa mise en route du V6 2.5 à essence redonne le sourire. Ses 177ch apportent le tonus que l'on est en droit d'attendre d'une voiture de cette classe, et ils ont le bon goût de s'exprimer dans la discrétion. Mise en action rapide, relance vigoureuse et vitesse de pointe élevée sont donc au rendez-vous. Mais ces performances sont hélas altérées par la boîte automatique. Lente à réagir et parfois incohérente dans ses changements de rapport, elle gâche quelque peu l'agrément de conduite. Du coup, elle met en évidence le manque de punch à bas régime. Et il faudra faire patte de velours pour maintenir une consommation raisonnable : 11 l aux 100 km en conduite douce, et 15 l dès que le rythme s'accélère.

Les conducteurs qui prendront le volant de cette 75 Tourer V6 seront, il est vrai, plutôt des gentlemen de la route que des fous de la trajectoire. Et tant mieux ! Car si la Rover 75 profite de trains roulants et Seul le dossier de la banquette se rabat, mais il offre un plancher plat de 2m de long. Denis MEUNIERd'amortisseurs efficaces, la direction privilégie une allure d'ambassadeur. très douce à basse vitesse grâce à sa forte assistance, elle se montre lâche autour du point milieu sur autoroute et pas assez ferme dans les virages. Mais cette Rover dispense un art de vivre qui trouve sa quintessence dans une conduite coulée. Dans ces conditions, la Tourer excelle, mais elle fait payer ses belles manières. Au prix de 37 600 e (250 000 F), elle entre en concurrence avec des rivales de bonne notoriété, auxquelles Rover répond par une garantie de trois ans, ou 100 000 km.

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