Rover 75 Tourer : le gros gabarit au petit coffre
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Rover 75 Tourer : le gros gabarit au petit coffre

Si l'opulence de sa ligne et le raffinement de sa finition forcent le respect, le nouveau break de prestige dela marque anglaise se distingue aussi par sa faible contenance et par les performances trop limitées de sa motorisation diesel.

Par Jean-Louis Debieuvre
Publié le Mis à jour le

Il serait vain de s'appesantir sur les capacités de chargement du break Rover, qui reflète un art de vivre plus qu'une vocation d'utilitaire.

"Nous sommes vivants et nous allons bien... " Au-delà de l'arrivée d'un nouveau modèle, la Les trois moteurs à essence proposés sont ceux de la berline. Le diesel 2.0 common rail de BMW est un peu léger, avec seulement 116 ch. DRprésentation du break Rover 75 Tourer est surtout l'occasion pour la marque anglaise de donner la preuve de son existence et des gages sur son avenir. Après l'épisode BMW, Rover reprend la route avec des dettes apurées, un outil industriel modernisé et quelques liquidités qui devraient permettre l'autofinancement de son programme de développement pour les cinq prochaines années.

Mais les péripéties de l'affaire ont laissé des traces à tous les niveaux, comme le précise avec un humour tout britannique Rob Oldaker, responsable des produits et du développement de MG Rover Group . "Lorsque la berline Rover 75 a été lancée, durant l'été 1999, explique-t-il, il était prévu que la version Tourer suive un an plus tard. Mais nous avons subi quelques... difficultés internes pendant l'année 2000. Une conséquence de ces distractions « mineures » a été le blocage de la phase finale du développement de la 75 Tourer. Aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre".

Facilitant l'accès à la partie supérieure du coffre, la vitre du hayon s'ouvre indépendamment de celui-ci. Les dossiers arrière baissés forment un plancher plat, mais l'assise reste fixe. DRS'il reprend le châssis, les motorisations et les trois niveaux de finition de la berline, le break 75 Tourer se distingue par des portes et des vitres arrière originales. Du coup, la partie arrière n'apparaît pas comme greffée, et la ligne conserve toute sa fluidité, avec son hayon bombé et ses importantes surfaces vitrées.

L'augmentation de la longueur de 45 mm est due à l'allongement du porte-à-faux arrière, notamment du pare-chocs élargi pour faciliter le chargement. Avec un seuil de 544 mm, celui-ci reste toutefois assez haut. Sa longueur de 4,79 m situe le break Rover parmi les plus grands du marché. Elle est de 7 cm supérieure à celle d'une Volvo V70, et de 2 cm seulement inférieure à celle d'une BMW Touring Série 5 ou d'une Saab 9-5 Estate. Grand ne voulant pas dire volumineux, le Tourer appartient à cette catégorie « style de vie » dont la contenance est le cadet des soucis. Il entre donc dans le club des breaks qui offrent un volume de chargement sous le couvre-bagages moindre que celui du coffre des berlines dont ils sont issus. Le Tourer dispose de 400 l alors quand la Rover 75 offre 432 l. Cette caractéristique démontre qu'il ne faut pas compter sur le break anglais pour transporter des armoires normandes.

Si la longueur de chargement jusqu'aux sièges avant est supérieure à 2 m, le volume total de 1 222 l est inférieur à celui d'une Xsara break (1 512 l) par exemple. En contenance, seule l'Alfa Romeo 156 Sportwagon lui cède le pas, avec 1 180 l, mais avec l'excuse de dimensions beaucoup plus réduites. Dotée de larges surfaces vitrées, la ligne du break Rover est d'une élégante fluidité. DR

Break de week-end, sinon de chasse, le Tourer se veut le reflet d'un art de vivre plutôt qu'un moyen de transport. Doté du raffinement qui fait le charme de la berline - profusion de bois précieux et de chromes, dessin nostalgique des cadrans -, le break fait aussi l'objet d'une finition spécifique au niveau du coffre. Il offre quatre crochets d'arrimage, deux espaces de rangement latéraux fermés, et un troisième sous le faux plancher, plus anecdotique qu'utile. Plus intéressante en revanche est la vitre du hayon, qui s'ouvre indépendamment du coffre, facilitant l'accès à la partie supérieure du chargement.

L'assise de la banquette arrière ne se replie pas, mais les dossiers baissés forment un plancher plat. Dommage que le filet de séparation entre le coffre et l'habitacle reste en option sur tous les modèles. Dommage également que le premier niveau de finition ne dispose à l'arrière ni de vide-poches ni d'aumônières.

Facilitant l'accès à la partie supérieure du coffre, la vitre du hayon s'ouvre indépendamment de celui-ci. Les dossiers arrière baissés forment un plancher plat, mais l'assise reste fixe. DRLe break Tourer reprend les quatre motorisations de la berline. Trois sont à essence : quatre-cylindres1.8 de 120 ch, V6 2.0 de 150 ch et V6 2.5 de 177 ch. La quatrième est le diesel 2.0 common rail de BMW, qui ne développe malheureusement que 116 ch chez Rover, alors qu'il devrait représenter plus de 80 % du total des ventes. Ses performances ne sont en rapport ni avec les ambitions ni avec le prestige de cette voiture de plus d'une tonne et demie. Disponible en septembre sur le marché français, la gamme s'échelonnera de 174 500 F à 245 500 F. Soit, à motorisation et finition égales, une différence de 9 000 F par rapport à la berline.

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