Toyota Corolla 2.0 D4-D Linea Sol : techniquement correcte
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Toyota Corolla 2.0 D4-D Linea Sol : techniquement correcte

La brave Corolla adopte un Diesel moderne à rampe commune, efficace sans être spectaculaire. Cela ne suffit pas à faire oublier une ligne désuète, une habitabilité limitée et un prix élevé.

Par Jean-Louis Debieuvre, Photos de Christian BEDEI
Publié le Mis à jour le

La Corolla dispose de tous les atouts d'une gamma supérieure

Largement handicapée jusqu’alors par son Diesel conventionnel délivrant seulement 69 ch, La Corolla dispose de tous les atouts d'une gamme supérieure Marc Francottela Toyota Corolla accède aujourd’hui à un nouveau statut en adoptant le moteur de 2 l à injection directe et à rampe commune qu’elle emprunte à l’Avensis. Proposé ici en version de 90 ch, ce bloc moderne dope les performances, et il augmente l’agrément de conduite tout en abaissant la consommation et le niveau de pollution. Ainsi équipée, la Corolla D4-D peut désormais affronter une concurrence particulièrement affûtée sur le marché des petites berlines familiales.

Moteur très silencieux

Si la mécanique est au goût du jour, on ne peut en dire autant d’une ligne banale et vieillotte qui se distingue surtout par l’inélégance du dessin de l’arrière de la voiture. Nous parlons ici de la version à cinq portes, celle à trois portes étant beaucoup mieux réussie. Plus courte de 17 cm, elle ne présente pas ce déséquilibre du porte-à-faux arrière qui allonge désespérément sa consœur. Les passagers arrières ne sont pas particulièrement gâtés Marc FrancotteAvec ses 4,29 m sur un empattement riquiqui de 2,47 m, soit la longueur d’un Picasso sur un empattement de Clio, la Corolla affiche des proportions pour le moins étranges qui ne lui permettent guère de susciter le coup de foudre. Ce dont elle se moque éperdument, ses arguments étant avant tout pratiques.

A commencer par un moteur qui se distingue par la discrétion de son niveau sonore dans ses plages d’utilisation usuelles. Au ralenti et à haut régime, il est un peu plus bruyant. Mais de 2 000 à 4 000 tr/min, son silence de fonctionnement est surprenant. Malgré un couple maximal placé à 2 400 tr/min dans une catégorie où il culmine généralement à 1 900 tr/min, la Corolla D4-D affiche une bonne volonté évidente dans ses reprises comme dans ses accélérations. La brave japonaise aurait besoin d'un bon lifting Marc FrancotteLes montées en régime sont vives sur les trois premiers rapports, même si elles s’estompent par la suite. Tant en termes d’agrément que de performances, le D4-D est très comparable à un HDi. Face à cette référence, il reste toutefois en retrait pour la consommation avec une moyenne de 5,8 l, contre 5,2 l à la Xsara par exemple.

Avec ses suspensions réglées souples, la Corolla privilégie le confort au risque d’une rigueur moindre dans le comportement. La direction manque de précision ; et le châssis, de rigidité en conditions extrêmes, et, bien sûr, contre nature. Si on le torture, il se tortille. Cela étant, la Corolla ne présente aucun caractère de dangerosité. Il ne faut simplement pas la brusquer. En outre, son freinage à quatre disques s’avère aussi puissant que facile à doser. En ville, la douceur de l’assistance de direction et le court rayon de braquage sont des arguments incontestables. Un seul détail vient troubler la sérénité de la conduite. Au lever de pied sur l’accélérateur, la pointe de la chaussure vient toucher la garniture supérieure du pédalier. Eviter donc le 48 fillette.

L’aménagement de l’habitacle est à l’image de la voiture : efficace et sans charme. Les plastiques sont ceux des catégories inférieures, les velours des sièges ont un aspect pelucheux, la présence de poignées de porte chromées ne saurait faire oublier l’austérité de l’ensemble. Tout est en place, rien ne ressort. Peu d'options, de série la Toyota est dotée de tout le confort moderne Marc FrancotteA bord de cette cinq-portes, les passagers arrière ne sont pas particulièrement gâtés. Sur un empattement aussi court, la longueur aux jambes est forcément réduite. Ce qui n’est pas une raison pour oublier des bacs de portière ou pour limiter l’abaissement des vitres à la moitié de leur hauteur. Pour trouver de l’espace à bord de la Corolla, il faut aller dans le coffre. Aussi profond que large, celui-là offre une contenance supérieure à la moyenne. De même que la trappe à essence, il s’ouvre depuis l’intérieur de l’habitacle et son accès est facilité par le hayon.

Il ne lui manque rien

En finition supérieure Linea Sol, la Corolla tente de faire oublier sa banalité ambiante par la richesse de ses équipements. La liste très réduite des options montre qu’il ne lui manque rien. Même pas l’ordinateur de bord qui s’affiche sur l’écran multifonction d’un système audio à six haut-parleurs.

Avec ses multiples airbags, ses jantes en alliage, ses vitres électriques ou sa climatisation, la Corolla dispose de tous les atouts d’une gamme supérieure. Un avantage dont le corollaire est un prix assez élevé de 126 300 F face à une concurrence au niveau d’équipement quasi similaire, mais aux performances souvent supérieures.

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