Toyota équipe le Verso du moteur diesel 1.6 D BMW
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Toyota équipe le Verso du moteur diesel 1.6 D BMW

Suivant l'accord signé entre les deux constructeurs en décembre 2011, BMW va fournir son moteur diesel 1.6D de 112 ch à Toyota. Dès le mois de mars 2014, le Verso aura le privilège d'étrenner cette mécanique avant d'autres modèles.

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Nouveau moteur 1.6 D-4D 112 ch inauguré sur le Toyota Verso en mars 2014.

Entre le 1.4 D-4D de 90 ch et le 2.0 D-4D de 124 ch, la palette de moteurs diesel du constructeur nippon faisait en quelque sorte le grand écart. Mais là n’est pas l’essentiel car Toyota est surtout pénalisé sur le marché européen au niveau des émissions de CO2.

Se présentaient alors deux alternatives : développer une nouvelle motorisation intégrant la réduction de cylindrée ou se fournir ailleurs. Toyota a opté pour la seconde en faisant appel à un motoriste de renom BMW.


D’abord le 1.6 D-4D
Ce bloc n’est autre que celui qui équipe l’actuelle Mini et la BWM Série 1 116d Efficient Dynamics. Sauf qu’il est en voie de disparition dans le groupe allemand, remplacé par un inédit trois-cylindres 1.5 turbo de 116 ch qui équipera la nouvelle Mini début 2014.

Selon Gerald Killmann, directeur de projet chez Toyota Europe, ce moteur 1.6 D de 112 ch représente le cœur du marché en Europe.

Mais ce qu’il ne dit pas c’est qu’il va repositionner le constructeur au niveau des émissions de CO2.

De 129 g/km avec le 2.0 D-4D, le Verso gagne 10 g/km de CO2 par ce simple tour de passe-passe. C’est mieux mais encore loin d’un Citroën C4 Picasso ou d’un Renault Scénic qui n’émettent que 105 g/km à puissance équivalente.

Revers de la médaille, l’agrément et les performances vont être sacrifiés sur l’autel de la baisse de la consommation. En effet, comparativement au 2.0 D-4D de 124 ch, le nouveau venu perd 40 Nm de couple (270 contre 310 Nm) et de la souplesse à très bas régime. Espérons aussi que les ingénieurs de Toyota ont travaillé l’insonorisation de ce bloc, bruyant à l’origine.

Le 1.6 D-4D en chiffres

Puissance 112 ch à 4 000 tr/min
Couple 270 Nm de 1750 à 2 250 tr/min
CO2 (cycle mixte) 119 g/km

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Clé en main
A défaut d’une production sous licence, Toyota achète clé en main cette motorisation fabriquée dans l’usine BMW de Steyr en Autriche. Gerald Killmann confirme que le constructeur japonais n’a procédé à aucune modification sur le bloc si ce n’est sur la calibration, les points d’ancrage, l’accouplement avec la transmission…

Quant au système de dépollution retenu pour la norme Euro 6 en septembre 2014, pas de commentaires. D’ailleurs, le moteur livré par BMW répond pour l’heure à la norme Euro 5.


Un accord plus large
En tout état de cause, le 1.6 D-4D devrait ensuite prendre place sous le capot d’autres modèles comme l’Auris, la future Avensis… Le partenariat avec BMW prévoit aussi la fourniture du 2.0d qui viendra remplacer le 2.2 D-4D à terme.

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Stratégiquement, le message est clair : Toyota préfère investir ses deniers dans l’hybride plutôt que dans le développement coûteux de moteurs diesel pour le marché européen.

D’autant plus que le nippon n’est pas un motoriste de référence  sur ce domaine. Les nombreux problèmes de fiabilité (consommation d’huile, injecteurs…) depuis 2005 en témoignent. En achetant des moteurs BMW, Toyota fait d’une pierre deux coups que ce soit au niveau industriel mais aussi en termes d’image de marque.

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