Trafic routier en France. Embouteillages en nette baisse en 2020 Aller au contenu principal
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Trafic routier en France. Embouteillages en nette baisse en 2020

Avec deux confinements, des couvre-feux et une incitation à « rester chez soi », le trafic routier a bien baissé en France en 2020. Mais la diminution des bouchons n'a pas été visible toute l'année. Et elle ne s'est pas traduite de la même manière à Paris, Bordeaux, Nice, Tours ou Dijon.

Par Johann Leblanc
Publié le Mis à jour le

L'indice TomTom Traffic mesure le taux de congestion des principales villes du monde.

TomTom

Dix-huit pour-cent de trafic en moins à Paris, 20 % à Lille, 19 % à Grenoble ou à Nice, 17 % à Lyon… Sur le front des bouchons aussi 2020 n’a pas été une année comme les autres. D’après l’indice TomTom Traffic, qui cherche à calculer le taux de congestion des principales villes du monde, la circulation a baissé de près de 14 % en France entre 2019 et 2020.

embouteillage périphérique parisien
Même s'il y a encore eu des journées très embouteillées, notamment en janvier et février, l'année 2020 a été marquée par une nette baisse du trafic routier.

Un chiffre obtenu grâce aux données récupérées dans des millions d’appareils employant la technologie TomTom, qui équipe près d’une voiture sur six dans l’Hexagone. Cette diminution est d’autant plus notable que tout avait très mal commencé : en janvier et février, les grèves dans les transports avaient engendré des embouteillages records dans les grandes agglomérations. Le vrai tournant, c’est donc au mois de mars qu’il s’est produit, avec un premier confinement qui allait avoir pour effet de réduire le trafic presque à néant pendant près de deux mois.
 

Tendance à la baisse assez durable

evolution taux de congestion 2019 2020
En bleu, les journées où la congestion a été moins élevée qu'en 2019. En rouge, celles où elle a été plus importante. Cliquez pour agrandir.

Il y aura ensuite à nouveau quelques rares journées particulièrement chargées. Le 29 octobre, veille du reconfinement, sera même le plus gros pic de l’année, avec près de 142 % de taux de congestion à Paris et des temps de parcours plus que doublés. Mais, hormis durant les vacances d’été et la dernière semaine de décembre, la tendance à la baisse s’est tout de même vérifiée de manière durable ; on l’observe au total sur 35 semaines. Cette baisse est notamment une conséquence du développement du télétravail, qui aura permis de trouver moins d'automobilistes sur les routes aux heures de pointe. Les Parisiens auraient ainsi passé 1 journée et 6 heures de moins dans les bouchons qu’en 2019. Mais ils y sont tout de même restés près de 5 jours et 13 heures, ce qui fait de Paris la 42e ville la plus embouteillée dans le monde. Marseille, 54e, Bordeaux, 90e ou encore Grenoble, 92e, n’ont également pas de quoi pavoiser.
 

Réduction variable d'une ville à l'autre

trafic heures de pointe france 2019 2020

Trafic aux heures de pointe du matin (en jaune) et du soir (en vert) en France en 2020 par rapport à 2019.

Toutes classées au-delà de la 300e place, Dijon, Tours ou Reims n’ont pas le même genre de problème. Dans le pire des cas, le temps perdu aux heures de pointe n’y excède pas 2 jours et 18 heures. Mais, en contrepartie, la baisse des embouteillages y a aussi été bien moins spectaculaire, se limitant à 6 %. La palme de la plus petite diminution revenant au Havre, avec seulement 5 % de bouchons en moins, et celle de la plus grande à Toulouse, avec – 25 %. Reste à savoir si cette tendance se confirmera en 2021… Si nous souhaitons évidemment tous retrouver une vie plus normale, cette réduction des encombrements aura au moins permis de limiter la pollution et l’agacement de certains conducteurs.

 

Classement des villes les plus embouteillées de France

Position en France Position dans le monde Ville Taux de congestion 2020 Évolution par rapport à 2019
1 42 Paris 32 % – 18 %
2 54 Marseille 30 % – 12 %
3 90 Bordeaux 27 % – 16 %
4 92 Grenoble 26 % – 19 %
5 97 Toulon 26 % – 10 %
6 109 Nice 25 % – 19 %
7 113 Lyon 25 % – 17 %
8 122 Montpellier 24 % – 8 %
9 162  Strasbourg  22 % – 21 %
10 165 Nantes 22 % – 19 %
11 173 Clermont-Ferrand 21 % – 19 %
12 175 Brest 21 % – 9 %
13 177 Toulouse 21 % – 25 %
14 196 Rennes 20 % – 17 %
15 199 Lille 20 % – 20 %
16 201 Le Havre 20 % – 5 %
17 236 Rouen 18 % – 18 %
18 246 Orléans 18 % – 10 %
19 257 Nancy 18 % – 14 %
20 274 Saint-Étienne 17 % – 15 %
21 280 Avignon 17 % – 6 %
22 309 Dijon 16 % – 6 %
23 311 Le Mans 16 % – 11 %
24 322 Tours 15 % – 6 %
25 327 Reims 15 % – 6 %

 

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