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Un nouveau moteur pour les Citroën Jumper et Peugeot Boxer

Exit le 2.2 HDi. Pour passer la norme Euro 6, les gros utilitaires de PSA adoptent un nouveau moteur, le 2.0 BlueHDi, et la technique de dépollution SCR.

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Les deux gros utilitaires du groupe PSA, le Citroën Jumper et le Peugeot Boxer (photo) adoptent un nouveau moteur, le 2.0 BlueHDi.

D.R.

Remodelés courant 2014, le Peugeot Boxer et le Jumper, son équivalent chez Citroën, vivent cet été une autre étape importante : le passage à la norme Euro 6. Elle se caractérise par l’abandon du moteur 2.2 HDi au profit d’un bloc plus petit, le 2.0 BlueHDi, déjà éprouvé chez PSA, puisqu’il équipe berlines et SUV du groupe (Peugeot 308, 508, 3008, 5008, Citroën C4, C4 Picasso, C5, DS4, DS5).
Les deux premiers niveaux de puissance sont inchangés, à 110 et 130 ch, mais les couples ont gagné quelques Newton-mètres (+ 50 à 110 ch, + 20 à 130 ch). Quant à la version de haut de gamme, elle propose 10 ch de plus qu’en Euro 5, à 160 ch, ainsi qu’un couple maximal de 350 Nm. Rappelons que le cousin italien du duo Boxer-Jumper, le Fiat Ducato, fabriqué comme eux chez Sevelsud, à Val di Sangro, dispose de ses propres moteurs.

 

Sus aux NOx !

Pour combattre les émissions d’oxyde d’azote (NOx), la technologie BlueHDi fait appel au post-traitement par réduction catalytique sélective (SCR), ce procédé technique impliquant de l’Adblue (mélange d’eau et d’urée injecté dans les gaz d’échappement) se trouvant en amont du filtre à particules. Elle permet de traiter
90 % des NOx et aussi plus de 99 % des particules. Le réservoir d’Adblue a une contenance de 15 l, ce qui autorise une autonomie d’environ
10 000 km. Rouler quand il est vide entraîne, après moult avertissements au conducteur, un arrêt du moteur. La trappe se trouve en dessous de celle du réservoir de gazole.

Les versions 2.0 BlueHDi, un moteur fabriqué en France, à Tremery (57), à un million d’exemplaires à ce jour, « ont subi plus de 10 000 heures de validation sur bancs et 1,3 million de kilomètres de roulages spécifiques », souligne Peugeot : renforcement de l’endurance et de la durabilité du turbo et du collecteur d’échappement ; tests en charge 50 % plus sévères que pour les VP ; tests en chambre climatique (température de – 30° C,
6 000 cycles de chocs thermiques) correspondant à un usage sévère de quinze ans.

 

Un moteur moins gourmand

Citroën, de son côté, met en avant la baisse de consommation et donc la réduction des émissions de CO2. Cette dernière atteindrait 4 %. Par rapport aux motorisations Euro 5, la baisse de la consommation de carburant est évaluée à un peu plus de 1 l/100 km, précise la marque. L’entretien participe aussi à la baisse du coût total de possession. Le pas de maintenance est désormais de 50 000 km ou deux ans.

Cette mise aux normes s’accompagne d’une petite évolution intérieure, notamment pour la connectivité. La finition Premium Pack comprend ainsi de série un support pour tablette numérique, avec connexion USB et prise 12 V dédiées, et un nouvel équipement, comprenant notamment un logement pour smartphone avec prise USB, est disponible en série ou en option selon la finition. Par ailleurs, le catalogue des options intègre le dispositif de lecture des panneaux de signalisation et la commutation automatique des feux de route.

Au premier semestre 2016, le duo Boxer-Jumper s’est vendu à 10 840 exemplaires en France (répartis quasiment à 50-50), ce qui lui vaut une part commune de 16,4 % sur le marché des châssis et fourgons lourds neufs. Ce segment est en hausse de 15,6 %. Le Boxer fait mieux : + 20,1 % ; le Jumper fait moins bien :
+ 11,3 %.

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