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Un signal de détresse électronique pour lutter contre les collisions en chaîne

Le Vigilant est un petit équipement qui pourrait améliorer la sécurité routière s'il était adopté par tous les véhicules. Il prévient par un signal radio les autres usagers de la présence sur la route d'un véhicule immobilisé - et cela même par temps de brouillard.

Par Stéphane Guilbaud
Publié le

Les trop nombreux accidents de cette fin d'année ont marqué une opinion publique qui s'était habituée à une baisse du nombre de tués sur les routes. Raison de plus pour s'intéresser à une réalisation originale de deux inventeurs français. Il s'agit d'un équipement simple et peu coûteux qui permettrait d'éviter les collisions en chaîne, comme celles qui se produisent parfois par temps de brouillard sur route rapide ou sur autoroute. Cette invention s'appelle le Vigilant.

L'équipement se présente actuellement sous la forme d'une boîte noire de la taille de deux paquets de cigarettes. Ce boîtier est, en fait, un simple émetteur-récepteur qui transmet sur demande un signal radio. Le signal de détresse électronique est mis en fonction par le conducteur du véhicule par un simple interrupteur qu'il actionne s'il tombe en panne ou s'il est victime d'un accident sur la route. Dans une version future, il serait couplé au détecteur de choc de la voiture et au déclencheur des coussins gonflables (airbags). Dès qu'il est émis, le signal radio est capté par tous les Vigilant se trouvant dans un rayon maximal de un kilomètre du Vigilant émetteur.

Le boîtier fonctionne, en effet, en réception dès que l'on met le contact, et il reste dans ce mode durant tout le trajet. Le Vigilant récepteur, qui reçoit un signal radio en provenance d'un véhicule en détresse, émet alors une alarme sonore et fait clignoter une lampe au tableau de bord, qui indique à l'automobiliste qu'il va devoir redoubler d'attention jusqu'à ce qu'il soit sorti de la zone à risques.

Depuis trois ans (lire encadré), les deux inventeurs ont fait le siège de tous les constructeurs et équipementiers qui pourraient être intéressés par le système. En vain. Même chose auprès des services publics qui tardent à reconnaître l'utilité du petit boîtier. A cela une explication : pour être vraiment efficace, le Vigilant devrait équiper toutes les voitures, et pas seulement celles de telle ou telle marque. On n'imagine pas en effet que seuls quelques conducteurs puissent profiter de cet outil de prévention. Que se passerait-il en cas d'accident survenant à une voiture non équipée ? Les conducteurs, rassurés de façon illusoire par la présence à leur bord d'un Vigilant, risquerait d'être moins... vigilants.

Le potentiel de développement et d'utilisation de ce petit équipement est réel. Dans une version évoluée, le Vigilant pourra être équipé d'une puce électronique qui contiendra un code spécifique à chaque appareil. Cette carte d'identité permettrait d'identifier quel est exactement le véhicule qui émet le signal de détresse. Mieux, un Vigilant portable pourrait être utilisé par les forces de l'ordre pour « baliser » virtuellement une zone à risques.

On pourrait ainsi placer un de ces warnings électroniques à proximité d'un arbre tombé en travers de la route ou d'une zone inondée. Installé près d'un passage à niveau, un tel appareil pourrait avertir les voitures arrivant dans le brouillard et éviterait ainsi le cas dramatique d'un véhicule défonçant la barrière et s'immobilisant au milieu de la voie.

La triste actualité de ces dernières semaines donnera peut-être raison à ces deux inventeurs. Le prix de revient modique du boîtier - moins de 100 F - dans une version produite en grande série, son encombrement minimal et la simplicité du principe de fonctionnement (une seule fréquence radio) plaident en faveur de l'adoption cette petite boîte noire.

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