Vers des prix bloqués à la rentrée Aller au contenu principal
habillage
banniere_haut

Vers des prix bloqués à la rentrée

Si les prix à la pompe ne refluent pas prochainement, le gouvernement les bloquera. Parole de ministre de l'Economie !

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le

Denis Meunier

Le ministre de l'économie Pierre Moscovici a répondu sans ambages au micro d'Europe 1 : "Maintenant, la question se pose"  a-t-il concédé au journaliste qui lui demandait si le blocage des prix à la pompe était toujours d'actualité.

Depuis plus d'une semaine en effet, les prix moyens se sont fixés à 1,40€ le litre de gazole et à 1,57€ le litre de sans plomb 95.

Mais avant de procéder au blocage, le ministre souhaite d'abord étudier la manière dont les prix sont fixés : "Il y a un manque de transparence. Moi ce que je veux savoir, c'est si la hausse est durable, et comment se forment les prix" explique t-il.

Donc, reprend Pierre Moscovici, "le 24 août, je recevrai un rapport de l'inspection générale des finances. Sur la base de ce rapport, le 28 août, je verrai les compagnies de raffinage, de distribution (...) Dès cette date, nous agirons (...) Il n'est pas question que les carburants continuent d'augmenter" conclut le ministre.

Nos confrères de L'Humanité ont fait savoir qu'ils avaient commandé un sondage à l'Ifop sur le gel des prix du carburant : 88% des sondés se seraient prononcés pour...

Le directeur de l'Union Française des Industries Pétrolières (Ufip) a toutefois déjà prévenu que le blocage ne pourrait se faire au détriment des raffineurs ou des distributeurs, dont les marges seraient beaucoup trop faibles pour supporter un coup de rabot.
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
un pseudo libre Le 23/08/2012 - 18:35
Je cite le ministre: "Mais avant de procéder au blocage, le ministre souhaite d'abord étudier la manière dont les prix sont fixés" Depuis le temps qu'ils sont dans l'opposition, ils n'y ont pas encore réfléchi ! Mais, qu'ont-ils fait pendant ces cinq dernières années ? Lamentable
un pseudo libre Le 21/08/2012 - 20:24
Pourquoi attendre que le prix soit le plus élevé possible = parce que le taux de taxes sur les carburants est tellement élevé que cela rapporte beaucoup à l'état... cela ne tiendra pas au niveau de Bruxelles puisque la fameuse saine concurrence doit prévaloir, nous le voyons bien avec tous les services devenus concurrentiels que nous payons de moins en moins!
un pseudo libre Le 16/08/2012 - 19:39
Il n'y a qu'une manière de faire pression sur les cours du pétrole: économiser le carburant! Combien d'automobilistes coupent leur moteur à l'arrêt prolongé? Combien prennent leur bagnole à tort et à travers? Moi, j'ai une solution: aligner la fiscalité du gazole sur celle de l'essence! Tant que les dérivés du pétrole ne coûteront pas aussi cher que l'énergie renouvelable sans subvention, la gabegie actuelle continuera, tandis qu'en augmentant la fiscalité sur le gazole, on pourrait financer un chèque transport mensuel pour tous ceux qui n'habitent pas à côté de leur travail... et aussi pour ceux qui en cherchent un! Bien entendu, le dit chèque serait calculé sur la base d'un véhicule populaire: il ne s'agit pas d'encourager l'achat de 4X4 dont l'intérêt principal est de pouvoir se garer sur les trottoirs, et aussi de franchir les "gendarmes couchés", lesquels semblent avoir été subventionnés par les importateurs des dits 4X4...
Voir tous les commentaires (9)
Allez encore plus loin

Retrouvez l’ensemble des publications de L’argus, l’expert de l’automobile au service
des particuliers et des professionnels depuis 1927...