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WLTP : ce que la nouvelle homologation change

Audi A4 show room étiquette énergie
Avec le passage au cycle d'homologation WLTP, les valeurs de CO2 devraient augmenter d'environ 25 %.

Le 1er septembre 2018 marque l'introduction de la réglementation WLTP. Un cycle d'homologation des consommations qui se veut plus réaliste, mais dont l'application est loin d'être simple. Explication.

Le cycle d’homologation NEDC, en cours depuis le début des années 70, va laisser place au WLTP (World harmonized light vehicles test procedure). Ce nouveau protocole, qui devient obligatoire à partir du
1er septembre 2018, est basé sur des cycles de roulage (sur banc) reproduisant d’une manière plus réaliste l’usage d’un véhicule (vitesse maximale supérieure, accélérations plus franches…) que l’actuel NEDC.

Mais ce n’est pas tout. Un second protocole appelé RDE (Real driving emissions) est rendu obligatoire en complément du WLTP pour homologuer les véhicules. Il a pour rôle d’évaluer les émissions de Nox (diesel) et de particules (essence et diesel). En revanche, ces mesures sont réalisées en conditions réelles lors d’essais sur route ouverte.

 

Une hausse de 25 % environ

Les consommations seront donc plus élevées et les émissions de CO2 vont suivre le même chemin. Il faut s’attendre à une hausse des valeurs de 25 % environ avec, à la clé, un malus plus important. Néanmoins, le barème de ce dernier ne devrait pas être plus sévère en 2019.

À titre d’exemple, une Volvo V40 D2 BVM passe de 94 g/km de CO2 à 122 g avec un malus de 60 €. Un modèle S90 D4 BVA atteint 121 g au lieu de 116 g. Même punition, le malus, jusqu'à lors neutre, atteint 53 €.

Mesure des valeurs d'émissions sur banc.
Mesure des valeurs d'émissions sur banc.

Difficile aujourd’hui d’évaluer les conséquences sur le porte-monnaie puisque la plupart des constructeurs n’ont pas encore communiqué leurs nouvelles valeurs. Les laboratoires d’homologation sont débordés provoquant des retards conséquents. Par exemple, Volkswagen se voit obligé de stocker des centaines de milliers de voitures.

Comparer une version à une autre n’est pas si simple. Les émissions de CO2 sont désormais déterminées indépendamment pour chaque version en fonction, notamment, des équipements optionnels présents sur le véhicule qui peuvent peser sur la consommation. Les résultats varient selon la carrosserie, la finition, les roues et les options choisies.

 

Un affichage complexe

Calendrier regroupant les homologations, les normes et les affichages. Cliquez pour zoomer.
Calendrier regroupant les homologations, les normes et les affichages. Cliquez pour zoomer.

Concernant l’affichage, l’Union européenne permet aux constructeurs de faire coexister les valeurs issues du WLTP avec celles du NEDC pour un même véhicule jusqu’en 2020. Les constructeurs sont tenus de faire tester leurs véhicules selon la nouvelle méthode, mais, à titre
« transitoire », dixit le ministère de la Transition écologique et solidaire, les consommations présentées aux clients sur les étiquettes « énergie » continueront d’être exprimées selon le règlement NEDC. La valeur donnée sera une valeur corrélée : les résultats obtenus en WLTP convertis en NEDC à l’aide d’une « moulinette » européenne (CO2mpas).

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