Depuis plusieurs jours, Thierry Métroz (patron du design DS) a enflammé la toile avec la diffusion des images d’une étude de style inédite. Tout le monde y a vu l’annonce d’un concept-car, voire d’un futur SUV. Pour ce dernier, il faudra encore patienter car le DS4 Crossback II n’arrivera dans les concessions qu’en 2022. Par conséquent, que cache cette mystérieuse maquette plutôt aboutie ?
Fruit d’un projet avec le Québec
Souvenez-vous en janvier 2016, PSA et Exagon Motors s’engageaient dans une coentreprise avec le fond public d’investissement du Québec et Hydro-Québec dans le but de créer des voitures électriques made in Québec. Le deal était assez simple : Exagon se chargeait du développement des composants électriques, PSA celui d’un véhicule et les investisseurs publics canadiens finançaient le projet et la création d’une usine. PSA y voyait l’opportunité de s’installer en Amérique du Nord avec la marque DS.
PSA y voyait l’opportunité de s’installer en Amérique du Nord
Dès lors, le bureau de design a travaillé sur un SUV spécifique (non-inclus dans le programme des six véhicules prévus) 100% électrique. Cette maquette qui porte les gênes des nouveaux modèles de la marque (et non des futurs modèles à partir de 2021) est l’une des propositions faites dans le cadre de ce projet. Dessinée en 2017, cette maquette présente des similitudes avec le DS3 Crossback au niveau de la face avant alors que la poupe ne manque pas d’originalité. Elle fait son petit effet auprès des visiteurs de l’exposition au DS World Paris (33 rue François 1er, 75008 Paris).
Cette maquette a servi principalement à appuyer l’étude de faisabilité de ce projet franco-québécois. Mais, après avoir dépensé quelques millions de dollars, la province du Québec a décidé en février 2018 d’y mettre un terme jugeant cette coentreprise trop coûteuse pour le contribuable. Par conséquent, Thierry Métroz a eu toute la liberté de sortir cette maquette de la cave.