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Fiscalité auto. La TVS remplacée par deux taxes en 2022

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  • ggaudy061 #1 24-11-2021 13:02:00

    Au 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société (TVS) se scinde en deux taxes annuelles : l'une est relative aux émissions de dioxyde de carbone (CO2), l'autre aux émissions de polluants atmosphériques. Combien allez-vous payer ? L'argus fait le point.

    Lire la suite : Fiscalité auto ...
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  • ceyal #2 24-11-2021 20:02:58

    Il y aura toujours chez les députés un appétit immodéré pour augmenter la fiscalité automobile ... avec pour but ultime, surtout  pour les écolos, de vous faire rouler à pied. Dans l'histoire, l'industrie accélèrera son déclin ...  tant pis, pardon tant mieux :  la France passera plus vite sous contrôle du FMI lorsqu'il lui faudra redresser ses finances.
    MM les députés :vous taxez le CO2 et le poids ... alors regardez ailleurs, il vous reste à taxer la largeur, la hauteur et la longueur comme en Inde.
    Vous taxez aussi la pollution avec les ZFE et la vignette Crit'air, cette ineptie qui ne repose même pas sur des vrais mesures et qui donne une vignette 1 à une Smart ou une Twingo3 Euro5, un véhicule tellement polluant que le DUH avait demandé le retrait d'homologation de la version Euro6b en 2017 ... pendant ce  temps là un diesel Euro6d neuf n'a qu'une vignette Crirt'air 2.

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  • ChristophedeN #3 25-11-2021 12:08:53

    Comme toujours cela repose sur des très gros biais.
    Le polluant le plus dangereux ce sont les particules, parce que le plus tueur puisque sans seuil d'innocuité.
    Cependant la source la plus importante de particules ce n'est plus l'échappement mais les phénomènes d'abrasion : usure des pneus, de la route et des freins, fonction directe de la masse en mouvement.
    Donc une taxation sur la masse en mouvement serait beaucoup juste qu'une taxation selon l'énergie avec les voitures électriques qui ne sont pas taxées alors qu'elles émettent des particules et plutôt beaucoup puisqu'elles sont beaucoup plus lourdes.
    Cela permettrait aussi de prendre en compte les émissions de GES (CO2 principalement) indirectes. Pour fabriquer une voiture électrique, on émet beaucoup plus de GES que pour fabriquer la voiture thermique permettant le même usage.

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  • Tesener #4 25-11-2021 15:35:32

    Taxer, taxer, taxer, ils ne savent faire que cela! S'ils utilisaient leur temps passé à inventer ces usines à gaz, peut-être pourraient-ils le consacrer à mieux comprendre les enjeux, en admettant qu'ils en soient capables. On taxe le CO2, soit, c'est louable. Mais le diesel qui en dégage 20 à 25% de moins que les essences sont affligés d'une taxe dissuasive puisque par idéologie on veut éliminer le diesel! Et on épargne les petits diésel, car électoralement c'est intéressant...Quant aux particules, ChistophedeN nous en bassine régulièrement, mais il a au moins le mérite de mettre l'accent sur le paramètre poids, qui n'est pas à l'avantage du VE!
    En attendant un bilan désastreux "au niveau de la planète", selon l'expression consacrée, se profile dans 4 ou 5 ans. Malheureusement, les mêmes, s'ils sévissent encore, viendront alors nous expliquer pourquoi ça n'a pas marché, sans jamais se remettre en cause. Vivement qu'on se débarrasse de ces guignols, pour faire, vraiment de l'écologie sans retourner à l'âge de pierre.
    Un conseil: écouter les conférences de JM Jancovici, et lisez la revue Transitions & Énergies. Les 2 démontent (et démontrent) l'effrayante nullité de nos "dirigeants" en matière de politique énergétique.

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  • Tesener #5 25-11-2021 16:11:38

    A ChristophedeN: Non, désolé, ce ne sont pas les particules qui sont le problème principal, mais les GES.
    Les GES, dont le CO2, essentiels responsables du dérèglement climatique, concernent l'avenir, habitable ou non, de la planète, donc l'ensemble de l'humanité, et cela pourrait être irréversible.
    Alors, c'est bien de s'occuper des quelques millions d'urbains occidentaux (car allez donc parler des particules à un indien ou à un africain, ils ont d'autres soucis) qui meurent quelques semaines ou mois plus tôt que ce qui leur serait arrivé s'ils avaient vécu toute leur vie dans une verte campagne, mais franchement c'est du confort, pour ne pas dire que c'est pea-nuts.
    Dans l'ordre il y aurait déjà à trouver comment contraindre à l'amélioration les pays où les pollutions en tous genres prolifèrent: Chine, Inde, Russie et ses satellites, Amérique du Sud, etc, alors qu'on a bien peu de moyens pour que ça change.
    L'écologie c'est un système et le système c'est le globe, il n'est pas constitué que de l'air sous nos fenêtres.

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  • ChristophedeN #6 25-11-2021 18:14:48

    @Tesener
    J'ai toujours dit que le principal problème était les GES.
    En terme de santé publique, les particules sont bien le problème à traiter en priorité, le traiter revient à traiter celui des autres polluants.
    Mais le traiter revient aussi à traiter les GES.
    En effet traiter les particules, la VE n'en étant pas exempt, revient à réduire l'usage quotidien de la voiture, source la plus importante de la pollution du trafic routier dans les villes.
    Ce site permet d'avoir un bonne idée de son empreinte : https://nosgestesclimat.fr/
    Empreinte moyenne français : 9,8 t dont 2,8 t pour les transports et l'alimentation, 2,2 pour le logement, 1,1 pour les services publics, 644 kg pour divers et 217 pour le numérique. L'empreinte pour atteindre la neutralité carbone ne doit pas dépasser 2 t mais en enlevant les services publics cela donne 900 kg pour l'ensemble des autres postes.
    Je peux amener le poste transport à une centaine de kg en utilisant une voiture de location uniquement pour les vacances tout en faisant un préacheminement en train et en marchant et faisant du vélo le reste du temps. Je peux amener le poste logement à moins de 100 kg en en ayant un passif alimenté en énergie renouvelable. Par contre pour l'alimentaire même en étant 100 % vegan je reste autour de 500 kg. Ce qui prouve bien que les efforts doivent porter en priorité sur la mobilité quotidienne et le logement. Charge aux agriculteurs et aux industriels de réduire les émissions de GES pour la production des biens de consommation, mais cela nécessite de bien analyser et prendra un peu de temps.
    En ce sens la mise en place d'un compte carbone tel que présenté dans l'émission de France 2 du 18/11/2021 Une idée pour la France est intéressante et ferait prendre conscience aux français de leur empreinte : https://www.comptecarbone.org/presse

    A noter que c'est bien sur la combustion des énergies fossiles que l'incertitude sur les émissions de GES est la plus faible. Par contre elle est la plus forte sur les biens de consommations (dont alimentaire). Cette incertitude fait que l'on peut procéder à des changements contreproductifs (le remplacement d'une VT par une VE peut en être un pour ceux n'utilisant pas la voiture dans leur mobilité quotidienne).
    Mais de toute façon avec une empreinte de plus de 10 t, comment une voiture électrique en propriété peut permettre de réduire son empreinte annuelle à moins de 900 kg ?

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  • Tesener #7 26-11-2021 00:09:20

    Je vous suis sur le poids, sur le caractère contre-productif du VE, et sur la nécessité de réduire les GES. C’est à peu près tout car le but n’est pas de réduire les déplacements, mais c’est d’efficience énergétique dont il s'agit: se déplacer quand le besoin est là, mais en polluant moins, avec moins de CO2 dégagé ou pas du tout, ET que ce soit au moins aussi efficace et agréable.

    Car sinon c’est une belle démonstration de cette écologie punitive et malthusienne qui n’a aucune chance de convaincre !
    La voiture pollue ? Réduisons-en l’usage ! L’avion pollue ? Supprimons des avions ! Les particules des pneus « tuent » (enfin c’est ce que certaines « estimations » disent) ? Supprimons les pneus ! Ah non, zut, on a déjà supprimé la voiture…

    Vous direz quoi quand le progrès vous proposera, par exemple, un transport individuel et des avions non polluants ? Une récupération des particules émises par les pneus (si, si, des gens y travaillent) ? Ou un pneu qui ne dégage pas de particules nocives? Ou des camions roulant à l’hydrogène (des centaines, et bientôt des milliers, sont en tests grandeur nature) qui éviteront de brûler 700 L de gasoil à chaque plein ? Hydrogène vert bien sûr.
    Sans doute trouverez-vous que ce n’est pas assez, argumenterez-vous de leur caractère « différenciant », ou « qu’on n’en a pas besoin » (sous-entendu : « moi je n’en n’ai pas besoin »). Je l’ai déjà écrit ici, mais on peut le répéter : « quand le savant montre la lune, le béotien (je modifie la citation pour être poli) regarde le doigt ».

    Et quand vous voudrez louer une voiture « pour les vacances » comme vous dites, il faudra qu’elle ait été fabriquée, et disponible en attente (endurance –parking !), car vous serez tous à en implorer une en même temps, bien contents de pouvoir aller quand vous voulez, là où vous voulez! D’ailleurs vous allez en avoir un aperçu dans quelques temps quand vous aurez obligé, contraints et forcés, trop de gens à rouler en VE : on va bien rigoler.

    La société que vous nous proposez, sans parler de l’ineffable Ademe qui ignorait il y a peu le potentiel de l’hydrogène, c’est le progrès à l’envers : faire toujours moins, même si c’est plus difficile et plus malcommode, sans imaginer d’autres solutions que l’existant.
    Ne prendre en compte que les contraintes d’une vie d’urbain-cycliste desservi par vos chers transports en commun ne répondra pas aux besoins de la « mobilité quotidienne » qui est bien autre qu’urbaine. Le monde ne se réduit pas aux arrondissements de Paris, ni aux grandes lignes SNCF, heureusement.

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  • ChristophedeN #8 26-11-2021 09:07:49

    @Tesener
    "Je vous suis sur le poids, sur le caractère contre-productif du VE, et sur la nécessité de réduire les GES." C'est déjà énorme je trouve. Pour la réduction des GES pour ma part j'ajoute en atteignant la neutralité carbone.
    Je suis bien d'accord avec votre "c’est d’efficience énergétique dont il s'agit: se déplacer quand le besoin est là, mais en polluant moins, avec moins de CO2 dégagé ou pas du tout, ET que ce soit au moins aussi efficace et agréable". Donc il faut bien intégrer les critères émissions de GES et pollution dans l'équation.
    J'ai du mal à croire que les déplacements quotidiens d'une grande part des automobilistes français pris dans les bouchons puissent être qualifiés d'efficace et agréable. Pour ma part j'appelle cela une perte de temps.
    A la limite quitte à être pris dans les bouchons, il est plus agréable d'être assis au chaud dans un fauteuil et de pouvoir faire autre chose, par exemple dans un bus.
    Le transport individuel non polluant existe déjà et dans sa configuration actuelle il réduit énormément les bouchons. Dans les villes il est tout aussi efficace que la voiture si ce n'est plus. Mais par contre en hiver il est loin d'être agréable.
    Par contre il existe des TC, aussi efficace et plus agréable que la voiture individuelle en usage individuel.
    Le développement de ces TC va réduire le besoin de voitures et réduira donc d'autant la problématique que vous évoquez concernant les voitures de location. Par exemple, cet été je suis parti en vacances sans recourir à une voiture tout simplement parce que mon lieu de villégiature était accessible en TC depuis une gare TGV (c'était largement plus efficace et agréable qu'en voiture même partiellement depuis la gare) et que sur place des TC permettaient de se rendre sur les différents lieux d'activité (je précise que ce n'était pas en ville). Les étés précédents j'avais utilisé une voiture (autopartage) une infime partie du temps pour aller sur des sites non desservis en TC, et là aussi ce n'était pas en ville.

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