Mécanique Alfa-Romeo MiTo (2008  -  ... )

La valse des moteurs

29 juin 2012

Avec neuf motorisations, la MiTo permet de trouver chaussure à son pied. Mais toutes sont loin de se valoir, à l'image de la version 1.4 de 78 ch insipide et mal équipée.

En attendant l'arrivée des blocs MultiAir dotés d'une gestion électrohydraulique de la levée de soupapes, ce sont les 1.4 T-Jet qui ont assuré brièvement l'intérim.

Peu diffusée, la version de 120 ch vaut le détour pour sa souplesse et ses performances. La remarque vaut aussi pour la déclinaison de 155 ch, pétillante et performante. Seul reproche : la consommation.

Premier représentant de la famille MultiAir, le 1.4 de 105 ch laisse sur sa faim. Certes sa sonorité rauque est plaisante, mais son manque de vigueur oblige à jouer du levier plus que nécessaire.

Equipé d'un turbo, le moteur de 135 ch est à la hauteur des espérances, alliant couple et vivacité. Les plus sportifs se régaleront avec la déclinaison de 170 ch.
 

Des diesels sonores

Silencieuse avec les motorisations à essence, la MiTo inflige un autre traitement auditif en passant à l'injection diesel par rampe commune.

Sur le 1.3 JTDm de 90 ch, les claquements à froid s'accompagnent d'une paresse à bas régime et de performances modestes.

Malgré l'adjonction d'un turbo à géométrie variable, le 1.3 JTDm de 95 ch est loin d'être transfiguré même si les vibrations sont mieux contenues.

Fort de ses 120 ch, le 1.6 JTDm propose de bonnes reprises, surtout en mode Dynamic, mais l'agrément pâtit d'un caractère creux à bas régime et de grondements mécaniques à l'accélération.

Qualité & fiabilité

Mises à jour et fuites
Les notes techniques concernant les moteurs à essence se résument principalement à des reprogrammations. Elles éradiquent les vibrations au démarrage jusqu'au châssis numéro 1080078 sur les 1.4 MultiAir ou l'allumage du témoin moteur.
Idem pour le 1.4 105 qui est sujet à des à-coups.

Sur la déclinaison de 170 ch, le débit du couple n'est pas linéaire (reprogrammation jusqu'au châssis n° 1100493).

Les moteurs à essence sont victimes d'une fuite de liquide de refroidissement jusqu'au n° 1153911 (remplacer le tuyau en sortie de pompe à eau).

En diesel, le témoin d'huile s'allume prématurément sur le 1.3 JTDm 90 avec FAP en raison d'une dégradation de l'huile (reprogrammation).
Idem pour le témoin d'injection (mise à jour de la centrale d'injection jusqu'au châssis n° 1033723).

Le 1.3 de 95 ch se distingue par un suintement des injecteurs jusqu'au n° 1186176 (tuyaux rigides à remplacer).
Par ailleurs, le Stop&Start se désactive jusqu'au n° 1080025 (reprogrammation).

Le 1.6 JTDm est victime d'une fuite de liquide de refroidissement au niveau du collecteur d'admission jusqu'au 25 septembre 2009 (joints à remplacer).

L'échangeur thermique de la vanne EGR présente un défaut d'étanchéité jusqu'au n° 1153910 (à remplacer).

Le manque de puissance ou un sifflement met en évidence une faiblesse du turbo.

Diesel, sujet à l'encrassement
Comme ceux des autres constructeurs, les diesels Alfa Romeo n'aiment pas la ville.

Les propriétaires se plaignent du colmatage du filtre à particules et de la vanne EGR ainsi que de la dégradation prématurée de l'huile en raison du phénomène de dilution. Celui-ci peut entraîner la casse du moteur.

Du coup, le constructeur a reprogrammé la centrale d'injection sur le 1.3 JTDm 90. Néanmoins, si vous effectuez essentiellement de petits parcours, évitez ce type de motorisation.