Dossier Qualité / Fiabilité Audi Q5 (2008  -  2016 )

Taille patron

Après l'imposant Q7, Audi s'attaque au segment des SUV compacts avec le Q5. Comportement efficace, finition léchée, moteurs performants : le constructeur n'est pas loin du sans-faute, sauf en matière de fiabilité.

Points forts

  • +Avec sa ligne sobre, le Q5 pourrait presque passer pour un break surélevé, d'autant qu'il a abandonné le look ostentatoire de son grand frère, le Q7.
  • +Outre ces considérations, le SUV allemand se pose en référence dans le segment. Non seulement pour la qualité de la présentation et de l'assemblage, mais aussi par son agrément au volant.
  • +Avec son châssis affûté, le Q5 offre un comportement efficace digne de celui d'une berline.
  • +On soulignera l'excellente insonorisation de l'habitacle et la souplesse des motorisations 2.0 TDI et 3.0 TDI.

Points faibles

  • -Le premier motif d'hésitation demeure le prix. Le succès du Q5 associé à l'image du constructeur empêche de faire baisser significativement l'addition après trois ans de carrière.
  • -Si le SUV aux anneaux affiche un niveau de prestations élevé, on peut lui reprocher la fermeté de ses suspensions qui dégrade le confort tout comme l'habitabilité convenable des places arrière.
  • -Par ailleurs, il faut viser les finitions supérieures pour arriver à ses fins au niveau de l'équipement.
  • -Enfin, la vie du Q5 n'est pas un long fleuve tranquille question fiabilité.

Témoignage d'internaute - Arnaud

+ Conduite exceptionnelle
- Je n'en vois pas

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Est-ce par manque d'audace ou par pure stratégie ? En tout état de cause Audi a longtemps réfléchi son arrivée sur le marché des SUV. Pourtant avec l'A6 Allroad, le constructeur avait les compétences techniques en matière de transmission intégrale. Cette dernière a même fait sa gloire sur le championnat du monde des rallyes avec la bestiale Quattro dans les années 80.

Devancée par BMW et par Mercedes, la marque d'Ingolstadt s'est en priorité attaquée au segment des grands SUV de luxe en avril 2006 avec le lancement du Q7. Il était temps car même la marque cousine, Volkswagen, proposait un modèle dans sa gamme, le Touareg. Ce dernier a d'ailleurs servi de base au Q7, dont la définition technique le destine aux vastes contrées américaines. A l'instar de BMW, il ne restait plus à Audi qu'à jouer aux poupées russes en élargissant sa gamme par le bas.

 

Le Q5 a la cote
Avec une longueur amputée de 46 cm par rapport à celle du Q7 (5,09 m), le Q5 est nettement plus en phase avec le standard des infrastructures européennes et les goûts des clients. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas hésité à troquer leur Q7 ou leur A6 Allroad pour le nouveau venu.

Le Q5 se trouve aisément en seconde main avec une majorité de 2.0 TDI 170 et de 3.0 V6 TDI déclinés dans les finitions supérieures.

Malheureusement, les prix restent élevés car, en raison de son succès, les délais de livraison en neuf se sont allongés, notamment à cause de l'engouement du marché chinois. Par conséquent, le Q5 d'occasion est rapidement devenu une denrée convoitée, les propriétaires négociant leur SUV au prix fort.

Fiabilité, pas au niveau de la réputation
Si au niveau de la qualité de construction le Q5 atteint quasiment la perfection, ce n'est pas le cas en matière de fiabilité.

Reposant sur la plate-forme des A4 et A5, il s'est épargné quelques soucis, mais globalement les notes techniques internes mettent en lumière de nombreuses rectifications sur la chaîne de montage. Preuve que la marque aux anneaux ne maîtrise pas totalement son sujet. De ce fait, le service après-vente doit faire la différence.