Au volant Citroën C3 (2002  -  2011 )

Du bout des doigts

26 juin 2012
Sa ligne rondouillarde ne laisse pas insensible, et de plus, la conduite de la C3 se révèle plaisante. Une fois assis, le conducteur trouve sa position grâce au réglage en hauteur du siège. La colonne de direction se règle de série en hauteur et en profondeur sur l’ensemble des finitions.

Saine et maniable
Les commandes sont rationnelles et simples d’utilisation. Dommage que celles des vitres électriques soient situées devant le levier de vitesse, et celles de l’arrière entre les deux sièges.

La tenue de route de la C3 est sécurisante. Mieux, elle est agile, grâce à une direction assistée précise, légère et procurant un bon ressenti.

Se déplacer en ville est aisé, surtout que la visibilité est bonne et que l’avant et l’arrière s’appréhendent facilement.

Attention, sur les versions bien motorisées équipées de pneus de 15 et de 16 pouces, le diamètre de braquage est trop important (11,3 m contre 10,1 m sur les versions à petits moteurs).

Prendre la route ne pose pas de problèmes, car le châssis est bien équilibré et le roulis contenu.

Quant au freinage, il se distingue par son mordant et sa progressivité.

SensoDrive : une boîte lente
Si la gamme comprend une vraie transmission automatique à quatre rapports sur le 1.4i, la C3 a inauguré une boîte manuelle robotisée qui fonctionne aussi en mode tout automatique.

Dommage qu’elle se révèle peu agréable en raison de la lenteur des passages des vitesses et des à-coups.

Des modifications ont été apportées au fil du temps. 

Qualité & fiabilité

Base perfectible
La fiabilité de la C3 est plutôt au-dessus de la moyenne.

Jusqu’en septembre 2002, on constate un déficit d’assistance de la direction à faible allure, ainsi qu’un défaut d’étanchéité du module d’ABS jusqu’en janvier 2003.

Jusqu’à fin 2003, on relève des claquements du train avant (Silentblocs moteur ou articulation de la suspension), et du poussoir de direction jusqu’en 2005.

Sur les modèles 1.4 i 75 produits jusqu’en mars 2006, le barreau de crémaillère peut claquer sur son palier nécessitant la pose d’un joint torique.

La boîte SensoDrive souffre des caprices de sa gestion électronique.

Sur les C3 restylées, et l’ensemble des motorisations, de février à juin 2008, le cinquième rapport ne peut plus être passé avec une boîte de vitesses manuelle pilotée suite à la rupture du moyeu de ce rapport.

Sur les modèles à boîte manuelle fabriqués de janvier 2005 à décembre 2006, le grippage de l’axe de
commandes des vitesses génère des difficultés à trouver le point mort, à froid comme à chaud.

Sur les C3 restylées 1.6 HDi 110, un mauvais réglage de la commande de la boîte de vitesses type BE entraîne un dysfonctionnement.

Sur les C3 1.4 i 16v 90, une panne du calculateur de la boîte pilotée peut empêcher le démarrage du moteur.

La marche arrière de cette boîte pilotée peut aussi être bloquée et rétrograder en première est impossible.

Une panne de l’embrayage peut générer une perte de traction et des calages, en suivi de file ou dans des embouteillages.

Le moteur de la direction assistée électrique peut émettre des bruits ou le calculateur de direction fonctionne mal (jusqu’en juillet 2008).

Côté freinage, sur les C3 avec ABS, produites jusqu’en février 2008, une panne du capteur de pression du bloc ESP peut nécessiter de remplacer le bloc ABS/ESP.