Vie à bord Citroën C3 (2002  -  2011 )

Traitement inégal

26 juin 2012


Lorsque l’on pénètre dans une C3, l’ambiance est lumineuse, grâce à la surface vitrée importante et aux couleurs claires du mobilier. Les sièges procurent un confort de premier ordre, appréciable sur longues distances. On regrette le manque de maintien latéral (sauf sur les versions de haut de gamme, dont les sièges sont équipés de renforts). Les suspensions remplissent bien leur fonction, même si elles manquent de moelleux à basse vitesse.
 

Bruits fréquents
Citroën n’a pas oublié le côté pratique : les rangements sont suffisants (double boîte à gants jusqu’en septembre 2005, poches aumônières, tiroir sous les sièges...). Mais le bilan reste mitigé, car si le dessin de la planche de bord est moderne, sa finition laisse à désirer. Les bruits de mobilier sont fréquents du fait d’un assemblage approximatif.

Au lancement de la C2 (en septembre 2003), qui adopte la même planche de bord, la C3 profite d’une amélioration notable. Mais les matériaux trahissent une recherche d’économie. Les plastiques sont fragiles et manquent d’épaisseur.

Autre point noir : les places à l’arrière. Elles sont adaptées aux enfants et aux petits gabarits et l’ouverture des portes manque d’amplitude.

Malgré la banquette dont l’assise est courte et relevée, offrant un gain de place aux jambes, les autres passagers seront moins à l’aise. Heureusement, les pieds peuvent se caser sous les sièges avant. L’imposant tunnel rend la place centrale inconfortable.

 
Du volume mais...
Avec 305 litres de contenance, le coffre de la C3 figure parmi les plus généreux de la catégorie. Même les nouvelles polyvalentes de 4 mètres de long (Peugeot 207, Renault Clio III...) ne font pas mieux.

Dans la pratique, c’est une autre histoire. Ce beau volume est obtenu grâce à la hauteur, et le seuil de chargement élevé ne facilite pas l’accès.
 

Qualité & fiabilité

Bonifiée avec l’âge
Des traces de vieillissement apparaissent sur la sellerie : les renforts des sièges se tassent vite et le revêtement s’use à l’emplacement des airbags latéraux.

L’insonorisation a progressé après septembre 2005, mais les bruits de roulement restent.

Cette date marque aussi la fin des allumages intempestifs au tableau de bord, alors que la qualité des radios reste moyenne.

Sur les modèles équipés, un « bug » du module téléphone de la radio RT3 l’empêche de fonctionner et implique la remise à jour de son logiciel.

Sur certaines C3, un branchement inadapté du faisceau de l’autoradio peut bloquer le système de verrouillage à distance des portes.

Sur tous les modèles équipés de la climatisation manuelle, une fuite du circuit de climatisation est possible. Le contrôle de l’étanchéité des tuyaux fixés sur le détendeur est préconisé par le constructeur.

 
Un souci d’économie
Dès son lancement, les critiques n’ont pas épargné la C3. Au premier regard, la présentation est avenante, mais il ne faut pas sortir la loupe. Les plastiques sont vraiment minces et les matériaux sensibles aux rayures. Si Citroën a revu sa copie, on reste toutefois loin de la qualité proposée sur la Renault Clio II restylée en juin 2001. Dommage !